Décollage du Ka-62 motorisé par l’Ardiden 3G

Premier décollage du Ka-62 motorisé par l’Ardiden 3G

Arseniev, 3 mai 2016

Safran célèbre le premier décollage du Ka-62 motorisé par l’ Ardiden 3G à bord de l’hélicoptère civil Ka-62 de Russian Helicopters. Ce vol stationnaire s’est déroulé le 28 avril 2016 dans les installations de l’hélicoptériste à Arseniev.

« Ce premier décollage est une étape majeure dans le programme de développement de l’Ardiden 3, qui fait déjà preuve d’une très grande maturité. Nous sommes très satisfaits des progrès rapides au sein de notre coopération avec Russian Helicopters, dont la prochaine étape sera l’entrée en service du Ka-62. C’est un jalon important dans le développement d’hélicoptères de nouvelle génération en Russie », a déclaré Maxime Faribault, Directeur Ventes Avionneurs de Turbomeca (Safran).

« C’est un évènement très important pour la société Russian Helicopters, et la récompense de beaucoup de travail », a déclaré Alexander Mikheev, PDG de Russian Helicopters.

Depuis son premier essai au sol en avril 2013, un vaste programme d’essais à Bordes (France) a permis de démontrer les performances de l’Ardiden 3G. Tous les essais de développement et de performance ont été réalisés, et le moteur obtiendra sa certification de type en 2016. L’Ardiden 3G affiche une consommation en carburant inférieure de 20 % à celle des moteurs de même puissance actuellement en service.

Membre de la famille de moteurs Ardiden 3 de 1700 à 2000 shp de puissance, l’Ardiden 3G dispose d’une architecture modulaire particulièrement compacte. Le générateur de gaz intègre un compresseur centrifuge à deux étages, une chambre de combustion à flux inversé, une turbine haute pression mono-étage, une turbine de puissance à deux étages et un système de régulation numérique pleine autorité (Fadec) à double canal. Cette conception assure au moteur des coûts d’utilisation et de maintenance réduits, associés à un TBO (Time between overhaul) supérieur à 5000 heures à l’entrée en service.

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Turbomeca (Safran) est le leader mondial de la motorisation pour hélicoptères, avec plus de 72 000 moteurs produits depuis l’origine de la société. Turbomeca offre la plus large gamme de turbomoteurs et dispose de 2 500 clients répartis dans 155 pays. Avec 15 établissements, 16 centres de réparation et de révision, 44 distributeurs et centres de maintenance agréés et 90 représentants commerciaux et techniques, Turbomeca est implanté sur tous les continents et assure un service de proximité auprès de ses clients. Microturbo, filiale de Turbomeca, est le leader européen des turboréacteurs pour missiles et engins-cibles, et des groupes auxiliaires de puissance.

Plus d’informations sur www.turbomeca.com et www.safran-group.com

Bilan 2015 : une année record pour l’Industrie Française Aéronautique, Spatiale, de Défense et de Sécurité

Marwan LAHOUD, président du GIFAS, a présenté le mardi 3 mai 2016, les résultats 2015 de l’Industrie Française Aéronautique, Spatiale, de Défense et de Sécurité.

« 2015 a été une année record avec une progression du chiffre d’affaires à 58,3 Md€ (+8,5% à périmètre constant) et une très forte part à l’exportation de 39,4 Md€ (+14%) qui représente 83% du chiffre d’affaires consolidé. Le secteur civil représente 77% du chiffre d’affaires. Notre industrie constitue un pôle d’excellence technologique et économique pour la France, qui génère de la croissance, de l’investissement et des emplois sur tout le territoire. Nous allons poursuivre sur cette voie en donnant la priorité à l’innovation. Toujours précurseur en la matière, le secteur de l’aérospatiale cherche à intégrer encore plus vite les technologies issues d’autres univers, tout autant des grandes que des petites entreprises innovantes, de manière à faire levier à court terme sur les ruptures technologiques» a confié Marwan LAHOUD lors de la présentation des résultats de la profession à la presse.

En termes de commandes, 2015 est une année record avec 78,3 Md€ (+ 2,3% par rapport à 2014). Le carnet de commandes global de la profession représente environ 5 années de production.

« Ces performances permettent à la profession de dégager, une fois de plus, le premier solde excédentaire de la balance commerciale française en 2015 avec +22,2 Mds€ » a souligné le Président du GIFAS qui regroupe aujourd’hui 364 membres, dont 164 équipementiers et 169 PME.

Les sociétés de la Supply Chain française participent à cette croissance et création de valeur avec un chiffre d’affaires estimé de 20,3 Md€ (+10% à périmètre constant) et 15 Md€ de commandes.

« Cette progression traduit le fonctionnement de notre industrie, organisée en une filière cohérente, solidaire, réactive et dynamique, qui associe les équipementiers et les PME à la croissance des maîtres d’œuvre. La Supply Chain est mobilisée comme les donneurs d’ordres par la montée en cadence. Les acteurs de cette Supply Chain française sont aussi fournisseurs de Rang 1 des constructeurs étrangers, ce qui témoigne de leur excellence technologique » a souligné Patrick Daher, Vice-Président du Groupe des Equipements (GEAD) du GIFAS.

Une étude commandée en 2015 par le GIFAS à la Banque de France montre la bonne gestion de la plupart des sociétés de la Supply Chain française.

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× ×2015 est aussi une année record en termes d’emplois avec 185 000 hommes et femmes dans la profession (180 000 en 2014), 11 000 recrutements et 3 000 emplois nets créés.

« Pour la 10ème année consécutive, 2015 a été une année de recrutement pour la profession qui reste particulièrement attachée de pourvoir les métiers de production» a déclaré Marwan LAHOUD.

Les prévisions 2016 sont de l’ordre de 10 000 recrutements avec un solde à nouveau positif de créations nettes d’emplois.

Ces recrutements porteront en particulier sur les techniciens et les opérateurs qualifiés (ajusteurs, monteurs, soudeurs, chaudronniers…).

On note aussi la poursuite de l’effort de formation en alternance avec près de 6 000 jeunes en alternance début 2015 (+50% par rapport à 2010).

Pour améliorer encore la compétitivité de ses PME, le GIFAS a mis en place un grand programme de formation et de conseil : « Performances industrielles » qui a donné des résultats positifs avec un co-investissement Etat-Industrie.

« Ce programme connaît un grand succès dans 15 régions de France », souligne Marwan LAHOUD, « avec à ce jour 406 PME et 69 donneurs d’ordres impliqués. Nous souhaitons passer à la phase 2 pour approfondir l’excellence française. »

Evoquant le niveau élevé de R&D « qui est maintenu au niveau élevé de 14% du chiffre d’affaires » (70% sont autofinancés par les industriels), le président a déclaré que « cet investissement conforte l’avenir du secteur en portant la France à la pointe de l’innovation au niveau mondial. Aussi, le co-investissement Etat-Industrie est d’une importance vitale avec le PIA ».

Le président du GIFAS a ensuite évoqué l’environnement, « une priorité pour la profession ». Rappelant les efforts faits en 50 ans en matière de réduction de consommation de carburant et donc d’émission de CO2 (-80%), de bruit (réduction d’un facteur 10) et d’émission d’oxyde d’azote (division par 4), il constate que le transport aérien a contenu à seulement 2 % ses émissions de gaz à effet de serre, en dépit de sa croissance extraordinaire ces 20 dernières années. Parmi les réponses françaises pour relever ces défis environnementaux figurent les programmes de démonstrations technologiques du Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile. Face aux enjeux majeurs posés par le défi climatique à l’aéronautique, il souhaite la réussite de l’Assemblée Générale de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) en septembre 2016.

Marwan LAHOUD a ensuite insisté sur les atouts du secteur spatial face aux nouveaux concurrents. L’industrie spatiale manufacturière française occupe une position de leader en Europe mais le maintien de notre compétitivité passe par une concertation étroite au sein de la filière et du Comité de concertation Etat-Industrie sur l’Espace et par la réussite d’Airbus Safran Launchers, notamment dans la perspective de la réunion ministérielle de l’Agence Spatiale Européenne à la fin de l’année où seront prises des décisions structurantes pour la filière lanceur.

Marwan LAHOUD a souligné les initiatives de la filière spatiale visant à développer de nouveaux services et des applications utilisant les données satellitaires de manière à réaliser des symbioses, notamment entre l’univers spatial et le numérique.

Autre atout : l’industrie française est devenue un partenaire incontournable des missions spatiales les plus ambitieuses. Par exemple, la sonde Exomars qui poursuit actuellement son long voyage spatial de presque 500 millions de km vers la planète rouge a été fabriquée pour partie avec succès par Thales Alenia Space ; quant à Airbus Defence and Space, il développe le premier rover européen, lequel permettra de chercher sous la surface de Mars d’éventuelles traces de vie, passée ou présente.

En conclusion, Marwan LAHOUD a rappelé que « l’industrie aéronautique et spatiale française est un pôle d’excellence économique, d’innovation, un secteur créateur d’emplois, dont les hommes et les femmes représentent son atout le plus précieux ».

Finalement, les succès de demain reposent sur la pérennité des compétences, les choix stratégiques décidés en matière de R&D et la volonté de l’Etat de poursuivre sur la voie du co-investissement.

GIFAS

ACQUISITION DE SIGMA COMPONENTS

Silverfleet organise le MBO du fabricant de pièces de précision pour l’aéronautique

Silverfleet Capital, société européenne de capital-investissement, annonce aujourd’hui avoir signé un accord pour l’acquisition de la majorité du capital de la division aéronautique d’Avingtrans Plc (« Sigma Components » ou « Sigma »), fabricant de pièces de précision pour le secteur de l’aviation commerciale. La valeur de la transaction est de 65 M€ et l’équipe dirigeante de Sigma, dont le fondateur est le Président Mark Johnson, pendra une participation minoritaire au capital. La réalisation de l’opération est subordonnée à l’accord définitif des actionnaires de la société cotée Avingtrans Plc ainsi qu’à ceux des autorités Allemandes et Autrichiennes en matière de concurrence.

Sigma compte aujourd’hui six sites de production dont quatre au Royaume-Uni et deux en Chine, employant un nombre de total de 750 collaborateurs. Les clients du Groupe sont les grands acteurs mondiaux de l’aéronautique tels que Rolls-Royce, Safran, Airbus, Bombardier ou encore BAE Systems. Les 40 ingénieurs de Sigma sont reconnus pour avoir lancé de nombreux produits innovants sur le marché.

Au cours des dernières années, Sigma Components a enregistré une forte croissance à la fois organique et au travers d’opérations de croissance externe. Ainsi, il est devenu l’un des leaders internationaux sur ses principaux marchés de niches tels que les canalisations, les ensembles tubulaires à valeur ajoutée, en métal ou en composites (avec les traitements de surface associés) pour la circulation des flux dans le secteur aéronautique. En Mars 2016, la société a racheté les sites de fabrication de Rolls-Royce basés au Royaume-Uni (à Nuneaton) et en Chine (à Xi’an), dédiés aux pièces pour transferts de fluides, renforçant ainsi son portefeuille d’activités.

Les financements bancaires et mezzanine de l’opération seront apportés par HSBC et Santander, pour une réalisation définitive qui devrait intervenir d’ici la fin du mois de mai 2016.

Mark Johnson, Président de Sigma, commente : « Nous sommes ravis de l’arrivée de Silverfleet qui est le partenaire idéal pour accompagner les projets de croissance de Sigma. De nombreuses opportunités de développement se présentent afin d’élargir nos capacités d’intervention en matière industrielle et de développer nos relations commerciales tant avec nos clients existants qu’avec de nouveaux partenaires. Nous sommes impatients de mener à bien ces projets. »

David MacKenzie, Associé et responsable du secteur Industrie au Royaume-Uni, a mené cette opération pour le compte de Silverfleet Capital. Sumit Dheir et Adam Ahern ont également participé à la concrétisation de cette transaction. David MacKenzie ajoute : « Nous sommes très heureux d’apporter notre soutien à Sigma, un leader sur son marché avec une forte dynamique de croissance. Silverfleet bénéficie d’une expérience reconnue dans le secteur industriel et nous sommes convaincus du potentiel de développement de l’entreprise qui opère dans un marché encore fragmenté au niveau international. »

Silverfleet est un investisseur très présent dans l’industrie et a récemment annoncé la cession de Kalle, un producteur de boyaux artificiels pour produits carnés dont le siège est en Allemagne. Cette société a connu une forte croissance pendant la période d’investissement de Silverfleet. Le mois dernier, Silverfleet a également annoncé l’acquisition de Coventya, une entreprise internationale basée en France qui développe, fabrique et distribue des spécialités chimiques. Le portefeuille de Silverfleet dans le secteur industriel comprend également Cimbria, un leader de la fabrication d’équipements pour le traitement des semences et du grain, et Phase One, l’une des références mondiales en matière de systèmes haut de gamme d’appareils photos numériques.

Silverfleet Capital était conseillé par KPMG (corporate finance), Macfarlanes (juridique), Deloitte (due diligence financière et fiscale), Victanis and Peter Woolfrey (due diligence commerciale), ERM (audit environnemental) et Aon (due diligence assurance).

Airbus Helicopters livre les deux premiers H145M à la Marine Royale Thaïlandaise

  • La formation des pilotes au centre de Manching débutera en mai

  • L’acceptation finale et l’entrée en service en Thaïlande prévues fin 2016

Donauwörth, le 29 avril 2016 – Au terme d’essais d’acceptation technique pleinement satisfaisants, Airbus Helicopters a remis les deux premiers sur cinq hélicoptères légers multirôle H145M à la Marine Royale Thaïlandaise. Cette livraison marque une étape importante dans le programme H145M, en préalable à l’acceptation finale et à l’entrée en service en Thaïlande dès fin 2016. Une délégation de la Marine royale thaïlandaise, et Wolfgang Schoder, CEO d’Airbus Helicopters Allemagne, étaient présents à la cérémonie organisée sur le site de Donauwörth.

« Après l’entrée en service du H145M l’année dernière auprès de l’armée de l’Air allemande, nous sommes très fiers de voir la Marine Royale Thaïlandaise choisir elle aussi ce nouvel hélicoptère », a expliqué Wolfgang Schoder. « L’hélicoptère est la solution la plus avancée pour répondre aux demandes des opérateurs militaires, eux-mêmes confrontés aux missions de plus en plus complexes du monde moderne. Le H145M apporte des technologies à l’état de l’art, des performances exceptionnelles et de véritables capacités multirôle, tout en conservant un haut niveau de polyvalence, avec des coûts d’exploitation réduits. »

Le H145M est la version militaire du H145 civil, entré en service à l’été 2014 et qui a récemment franchi la barre des 15 000 heures de vol chez les opérateurs. Avec une masse maximale au décollage de 3,7 tonnes, le H145M peut être utilisé dans un large éventail de missions – opérations navales, utilitaire, reconnaissance, recherche et sauvetage (SAR), évacuation sanitaire et reconnaissance armée. Le H145M de la Marine Royale Thaïlandaise est équipé de mâts multifonctions avec carénage aérodynamique, crochets de charge, treuils, système HF pour les opérations SAR, radar météo, système de réservoirs interne pour une autonomie étendue, et divers aménagements en prévision de futures opérations spéciales.

Ces deux hélicoptères resteront en Allemagne le temps d’assurer la formation des pilotes dans le cadre de l’Académie de formation d’Airbus Helicopters. La livraison en Thaïlande de tous les appareils est prévue d’ici à septembre 2016.

Initialement conçu comme hélicoptère militaire multirôle, le H145M est une plate-forme unique capable de prendre en charge des missions jour/nuit dans des conditions météorologiques défavorables, et sur des terrains difficiles. Sa gamme d’équipements de mission, répondant aux configurations spécifiques des opérateurs, lui permet une plus grande souplesse dans les tâches qui lui sont confiées. La suite avionique numérique Helionix® – qui intègre le pilote automatique 4 axes développé en interne –, permet de réduire la charge de travail de l’équipage tout en assurant un haut niveau de sûreté et une meilleure appréciation de la situation. Le H145M est équipé de deux moteurs Turbomeca Arriel 2E avec système numérique de régulation des moteurs à pleine autorité (FADEC). Sa faible empreinte acoustique fait du H145 l’hélicoptère le plus silencieux de sa catégorie.

La gamme H145 a démontré depuis de nombreuses années ses capacités auprès des opérateurs militaires. Les forces armées allemandes (Bundeswehr), client de lancement du H145M, a commandé quinze exemplaires en configuration Forces Spéciales. Le troisième appareil devrait être livré dans les prochains jours.

A propos d’Airbus Helicopters (www.airbushelicopters.com)

Airbus Helicopters, une division d’Airbus Group, apporte les solutions les plus efficaces sur le marché des hélicoptères civils et militaires dans le monde. La flotte en service compte environ 12 000 hélicoptères opérés par plus de 3 000 clients dans 154 pays. Airbus Helicopters emploie plus de 22 000 personnes à travers le monde et a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 6,8 milliards d’euros.

Source : Airbus

EGNOS: des satellites pour mieux se repérer dans les airs

Les avions et les hélicoptères utilisent la navigation par satellite depuis des décennies, mais parfois, le signal GPS n’est pas assez précis. Dans cette édition, nous voyons comment le système européen de positionnement EGNOS entend régler ce problème. Il prête déjà main forte à des équipes de secours aérien au Danemark.

On se fie aux systèmes de navigation par satellite pour nous guider sur la route en suivant les indications annoncées pour arriver à destination. Mais le potentiel de tels outils est beaucoup plus vaste. Sur la base des ambulances aériennes à Billund au Danemark, nous allons nous rendre compte qu’ils peuvent être de véritables sauveteurs des airs.

Ce service géré par les ambulances aériennes norvégiennes au Danemark est le premier à utiliser un système satellite européen innovant baptisé EGNOS qui rend le vol plus sûr, notamment en cas de faible visibilité. Or la mauvaise météo est une difficulté de taille dans ce pays: “On a très souvent de la pluie, du brouillard, de la brume et des nuages bas,” insiste Johannes Traberg Christiansen, manager du projet EGNOS au sein de cet organisme de secours.

Alors qu’auparavant, la mauvaise météo empêchait ces équipes d’intervenir sur 300 incidents par an, EGNOS a changé la donne. “Quand on n’avait pas de signal satellite, on n‘était pas capable de transporter un patient à l’hôpital et donc, la personne n‘était pas soignée au mieux, reconnaît Johannes Traberg Christiansen. Or dans ces cas-là, recevoir des soins immédiats et être héliporté à l’hôpital, c’est une question de vie ou de mort,” souligne-t-il.

Grâce à ce nouvel outil, le pilote se fie davantage aux instruments qu’aux repères visuels car le système offre dans toute l’Europe, un positionnement horizontal et vertical plus précis que celui fourni par le signal GPS dont la marge d’erreur peut atteindre cinq mètres.

“Ce nouveau système EGNOS est beaucoup plus précis que le système classique GPS, assure Lars Korsgaard Kvols, pilote en chef au service des ambulances aériennes norvégiennes. Il nous permet de mieux nous approcher du sol et désormais, de voler quand les nuages sont encore plus bas et la visibilité encore plus faible,” précise-t-il.

Source : esa

Philippine Airlines finalise sa commande d’A350 XWB

Les futurs fleurons de la flotte long-courrier de la compagnie desserviront les Etats-Unis et l’Europe

Philippine Airlines (PAL) a finalisé un accord avec Airbus portant sur la commande ferme de six A350-900, assortie d’une option portant sur six appareils supplémentaires. Cette transaction confirme un protocole d’accord annoncé en début d’année à l’occasion du Salon Aéronautique de Singapour.

L’A350 XWB deviendra le fleuron de la future flotte long-courrier de PAL et sera aménagé en configuration tri-classe premium. La compagnie exploitera ces appareils sur des vols sans escale vers les Etats-Unis, ainsi que vers de nouvelles destinations en Europe.

“Nous sommes heureux de finaliser cette importante commande et travaillons actuellement sur la définition de l’aménagement final des appareils », a déclaré Jaime J. Bautista, Président & COO de Philippine Airlines. “Avec l’A350, nous offrirons un niveau de confort entièrement nouveau pour les vols long-courriers, un espace personnel accru dans toutes les classes, et une cabine plus silencieuse équipée des toutes dernières installations à bord. Nous bénéficierons également de la rentabilité optimisée de l’A350, ainsi que de sa capacité à assurer des services sans escale tout au long de l’année, y compris sur la ligne long-courrier la plus longue, reliant New-York à Manille.”

“Cette commande de Philippine Airlines souligne la position de l’A350 XWB en tant qu’appareil de prédilection dans la catégorie des bi-couloirs de plus grande capacité », a déclaré pour sa part John Leahy, Chief Operating Officer Customers d’Airbus. “L’A350 XWB a défini de nouveaux standards, combinant sa capacité très long-courrier aux coûts d’exploitation les plus bas de tous les appareils de sa catégorie. L’A350 XWB sera l’appareil idéal qui permettra à Philippine Airlines de renforcer sa place parmi les transporteurs asiatiques de premier rang, notamment sur ses lignes intercontinentales les plus longues. »

L’A350 XWB est le tout dernier membre de la famille de gros-porteurs Airbus. Grâce à une toute nouvelle conception aérodynamique, un fuselage et une voilure en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux réacteurs Trent XWB de Rolls-Royce à faible consommation de carburant, l’A350 XWB affiche une réduction de 25 pour cent de la consommation de carburant et d’émissions, et des coûts de maintenance significativement réduits. Sa cabine extra-large offre aux passagers plus d’espace personnel, et des sièges d’une largeur standard de 18 pouces en classe économique.

A ce jour, Airbus a enregistré 783 commandes fermes émanant de 42 clients dans le monde, faisant déjà de l’A350 XWB l’un des gros-porteurs les plus plébiscités de tous les temps.

Source : Airbus

La Washington Space Business Roundtable

Coopération spatiale France – Etats-Unis

Discours à la Washington Space Business Roundtable

Réunion au Congrès autour du programme Argos

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, était l’invité de la Washington Space Business Roundtable, vendredi 29 avril à Washington, afin d’y présenter la stratégie spatiale française. Le matin même, il avait aussi participé à une réunion dédiée au système de localisation Argos, avec des représentants du Congrès américain.

La Washington Space Business Roundtable est un rendez-vous mensuel, qui vise à développer les contacts et favoriser les mises en relation des cadres clés et des leaders d’opinion du domaine spatial américain et international. Ce forum favorise la libre circulation des idées et des informations et ses membres ont toute latitude pour poser des questions et faire réagir les personnalités invitées.

Jean-Yves Le Gall en était l’invité, vendredi 29 avril. Il a présenté à cette occasion la stratégie spatiale française et européenne, mise en perspective avec ses enjeux internationaux et les défis auxquels elle est confrontée. En préambule, il est revenu sur le succès de la COP21, tenue en décembre dernier à Paris et qui a conduit à la signature à New York, le 22 avril, d’un Accord sur le climat, engageant 175 nations. Un événement sans précédent qui n’aurait pas été rendu possible sans l’apport des satellites, véritable socle du succès de la COP21 et le seul moyen de s’assurer que les engagements qui y ont été pris seront mis en œuvre. Il a aussi expliqué que l’océanographie spatiale, véritable emblème de la coopération franco-américaine, a permis de témoigner de la montée du niveau des océans et il a rappelé l’importance de la coopération dans la lutte contre le changement climatique, illustrée par les Déclarations de Mexico et de New Delhi, adoptées par les plus grandes agences spatiales.

C’est ensuite du NewSpace dont a parlé le Président du CNES et plus précisément du « SmartSpace » et de la tendance du secteur à se diriger vers des systèmes spatiaux plus petits, plus modulables, plus flexibles et plus diversifiés, que cela s’applique aux télécommunications, à l’observation de la Terre ou aux sciences. Il a résumé cette tendance en expliquant que le spatial est devenu en peu de temps un produit en tant que tel pour de nombreux acteurs, qui de plus en plus l’exploitent tous azimuts, créant un véritable nouvel écosystème de l’économie mondiale, source d’emplois et de richesse. Il a ensuite rappelé la place du CNES, acteur de premier plan au niveau mondial, compte tenu de ses relations avec l’ESA, avec toutes les puissances spatiales historiques et avec la plupart des nouveaux venus. A cet égard, la nouvelle signature du CNES « Innovation & Inspiration » en résume parfaitement le positionnement.

Jean-Yves Le Gall a aussi profité de ce déplacement pour participer au Congrès, avec plusieurs de ses représentants, la NOAA, les Coast Guards et la filiale américaine de CLS, à une réunion autour du programme Argos et de son histoire, symbole historique de la coopération franco-américaine.

A la fin de ses visites, il a déclaré « Une nouvelle fois, le destin de la France et celui des Etats-Unis, sont liés, comme le prouvent notre coopération autour du programme Argos mais aussi les enjeux auxquels nous sommes confrontés, alors que s’ouvre devant nous un deuxième âge spatial, celui du climat, du SmartSpace et de Mars. Ceci est extrêmement porteur d’espoir, si l’on se fie aux réalisations remarquables que nous avons menées jusqu’alors avec les Etats-Unis, notre premier partenaire historique. »

L’industrie spatiale européenne est opérationnelle : Accord signé pour la JV Airbus Safran Launchers

· L’industrie européenne des lanceurs franchit une étape de consolidation décisive

· La finalisation de l’accord est prévue au deuxième trimestre 2016

· La phase 2 du processus est un jalon majeur pour la nouvelle génération de lanceur Ariane 6

Amsterdam/Paris, le 2 mai 2016 – Airbus Group SE (symbole boursier : AIR) et Safran (symbole boursier : SAF) ont signé un accord sur la seconde et dernière phase de constitution de leur joint-venture à 50/50, Airbus Safran Launchers (ASL).

Les deux entreprises travailleront conjointement sur ce programme en apportant leurs actifs industriels dédiés aux lanceurs spatiaux civils et militaires.

La finalisation de l’accord (le « closing ») est prévue au deuxième trimestre 2016, à l’issue des ultimes formalités administratives et réglementaires. Les détails financiers de la transaction seront communiqués à ce moment-là.

Au cours de la première phase de la JV, Airbus Group et Safran ont créé une entité conjointe regroupant leurs contrats respectifs de programmes civils et principales participations de leurs activités lanceurs civils.

Dans cette seconde et dernière phase, les actifs industriels et les lanceurs militaires seront intégrés dans la joint-venture. Airbus Safran Launchers deviendra ainsi une société intégrée pleinement opérationnelle.

Airbus Safran Launchers emploiera environ 8 000 personnes et offrira des solutions compétitives basées sur une famille de lanceurs polyvalents, ultra performants et économiques, en parfaite adéquation avec les besoins des clients à la fois institutionnels et commerciaux. Cet accord garantira ainsi le succès de la filière européenne des lanceurs spatiaux face à une concurrence internationale en croissance.

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Airbus Group est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace et des services associés. En 2015, le Groupe – qui comprend Airbus, Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters – a réalisé un chiffre d’affaires de 64,5 milliards d’euros avec un effectif d’environ 136 600 personnes.

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 70 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 17,4 milliards d’euros en 2015. Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2015 des dépenses de plus de 2 milliards d’euros. Safran est une société cotée sur Euronext Paris et fait partie des indices CAC 40 et Euro Stoxx 50.

Airbus