L’industrie aéronautique en exemple

L'industrie aéronautique en exempleFrançois Hollande s'est exprimé dans le hall d'assemblage du Rafale sur le site de Dassault à Mérignac. © Dassault Aviation - S. Randé


A LIRE EGALEMENT



Vous devez être identifié pour poster un commentaire.
Utilisez les formulaire ci-dessous pour créer un compte ou vous identifier.

Silk Way commande trois 747-8F supplémentaires

jeudi 5 mars


La compagnie aérienne Silk Way basée à Baku (Azerbaijan) vient de commander trois cargos BoeingBOEING Premier groupe industriel aéronautique et spatial au monde. Constructeur d’avions de lignes et d’avions d’arme, est également présent sur les marché de l’espace et de la sécurité. 170.000 salariés. 747-8F pour une valeur catalogue de 1,1 Md$. Cet opérateur exclusivement fret exploite déjà deux 747-8F en plus de deux 767-300F et trois 747-400F.

Boeing a livré, à ce jour, 56 747-8F à huit clients.

JPEG - 32.1 ko
A terme la compagnie Silk Way exploitera cinq cargos 747-8F
© Boeing


Airbus Helicopters dévoile son H160, le successeur du Dauphin

Comment succéder à un hélicoptère qui a lui tout seul est l’un des symboles d’un constructeur ? Cette question les ingénieurs et les designers d’Airbus Helicopters se la sont sûrement posée quand ils ont créé leur nouvel appareil. Ce mercredi 4 mars 2015 le constructeur européen a révélé au monde entier le H160, son nouvel hélicoptère moyen, destiné au remplacement des versions civiles du célébrissime Dauphin. Il s’agit par ailleurs du premier appareil né après la disparition d’Eurocopter, l’ancienne raison sociale de l’hélicoptériste.

C’est à Orlando en Floride, au cœur du salon Heli-Expo, la Mecque des industriels et passionnés de voilures tournantes qu’Airbus Helicopters a dévoilé au monde son nouvel hélicoptère biturbine. Sa parenté avec les appareils de la famille du Dauphin saute aux yeux. Le recours à un rotor anticouple type Fenestron y est sûrement pour beaucoup, ainsi que la présence d’un train d’atterrissage rétractable. Mais ne nous y trompons pas, cet appareil est intégralement une machine nouvelle. Elle n’a même plus grand chose à voir avec l’Eurocopter EC155, la troisième génération du fameux appareil.

En fait on peut même se demander si les experts en marketing de chez Airbus oseront encore l’appeler un Dauphin… 3 ? Commercialement ça serait indubitablement un argument de poids, mais techniquement le H160 semble bien être une machine à part.

Les premières livraisons sont attendus pour 2018. C’est avant tout un défi commercial. L’hélicoptériste européen est désormais à la traîne face à son concurrent continental Agusta-Westland qui lui a repris des parts de marché avec notamment son best-seller AW139 ou encore le nouvel AW189.
En quelques années seulement Eurocopter était passé de 40% de parts de marché sur les hélicoptères civils moyens avec l’EC155 à seulement 15% après l’apparition des deux hélicoptères précités. Et ce sans compter les appareils développés de l’autre côté de l’Atlantique tel le Bell 430.

Le premier vol est attendu avant la fin de l’année. Gageons que nous aurons sûrement la chance de le voir (en statique) au Bourget au mois de juin.

Photo © AFP

La RAF met en vente trois jets d’affaire ´royaux’

C’est un symbole fort de la volonté du palais de Buckingham de réduire le train de vie (visible) de la monarchie : la Royal Air Force vient d’annoncer la vente très prochaine de trois biréacteurs légers BAe-125 CC Mk-3 jusque là réservés au transport exclusif d’Elizabeth II et de sa famille. Ils appartiennent bien entendu au célèbre 32th Squadron.
C’est au début du mois de février 2015 que l’annonce a été faite, les trois avions devant quitter le service actif le 31 mars prochain.

Les machines en questions sont les ZD620 (numéro de série 257181), ZD703 (numéro de série 257183) , et ZE395 (numéro de série 257205). Leur prix de vente n’est pas connu, tout juste sait-on qu’ils seront mis en vente par adjudication.
Les appareils seront vendus sans leurs équipements militaires spéciaux, mais avec leurs réacteurs Honeywell TFE731-3RH. On ignore si l’aménagement intérieur, spécifique pour la souveraine sera préservé au moment de la vente ou si les avions seront reconfiguré dans un standing plus « passe-partout ».

Pour mémoire le BAe-125 est une des version les plus récentes du célèbre Hawker-Siddeley HS-125 lancé dans les années 1960 et souvent remis au goût du jour. Il a donné naissance au Hawker-Beechcraft 800 construit jusqu’en 2013 par un consortium anglo-américain.
Après la vente de ces trois machines, le 32th Squadron possèdera encore trois avions de ce type, mais également quatre quadriréacteurs court-moyen courrier BAe-146 ainsi que deux hélicoptères Agusta-Westland AW.109E.

Photo © UK Ministry of Defence

Drones : l’ONERA ouvre la voie à la SNCF

Chaque matin, sur chaque ligne à grande vitesse, la SNCF fait circuler un TGV vide avant le passage du premier train de voyageurs, pour s’assurer que la voie est libre. Depuis quelques temps, les cheminots se disent que s’ils pouvaient substituer aux rames de TGV des drones, ils auraient tout à y gagner. Leur problème est que cet engin volant n’existe pas en commerce et qu’il faut l’inventer. D’où le contrat de recherche « Partenariat Recherche Industrie » que vient de signer SNCF Réseau [1] avec l’ONERA. D’une durée de 5 ans et d’un montant de plus de 4 millions d’euros, il a pour objectif de développer des technologies innovantes et de concevoir des systèmes drones sur-mesure pour des applications spécifiques aux besoins de SNCF Réseau.

Deux domaines de recherche prioritaires ont été identifiés. Il s’agit d’abord du suivi de linéaire autrement dit la surveillance du réseau (voies ferrées, caténaires, abords…) sur de grandes distances : 30.000 km de lignes, dont 2.000 km de lignes à grande vitesse (LGV) avec 800 km supplémentaires en 2017. C’est ensuite l’inspection d’ouvrages et d’installations : gares, technicentres ferroviaires, verrières, structures métalliques, ouvrages d’art, trains …

Dans cet objectif, l’ONERA mettra à disposition de SNCF Réseau toute son expertise « système drones » acquise depuis plus de 15 ans, notamment dans les domaines des capteurs et des traitements d’images associés, de moyens performants de simulation ou de conception de plates-formes innovantes conformes à la réglementation. Pour l’organisme de recherche ce partenariat «  présente l’intérêt de marier la multidisciplinarité et l’avance technologique de l’ONERA avec le savoir-faire industriel de SNCF pour développer des solutions de surveillance par drone au service des clients  ».

C’est aussi un choix de développement de l’ONERA de se positionner sur un marché aussi stratégique et en pleine croissance que celui des drones. La SNCF n’est évidemment pas le seul opérateur de grands réseaux à s’intéresser aux drones.

Aerobuzz.fr

[1Créé le 1er janvier 2015 suite à la réforme ferroviaire et organisé autour de 4 métiers (accès réseau, circulation, maintenance et travaux, ingénierie et projets), SNCF Réseau réunit SNCF Infra, DCF et RFF au sein du groupe SNCF.

Red Bull Air Race renonce à la manche de Sotchi

Red Bull Air Race vient d’annoncer que la troisième étape du championnat 2015 n’aura pas lieu dans la ville olympique de Sotchi, comme initialement prévu. La cause de renoncement est liée à la crise financière à laquelle est confrontée la Russie. « Nos partenaires en Russie sont confrontés à des taux de change extrêmement élevés. Dans ces conditions, impossible pour nous de mettre en place une infrastructure répondant au niveau de nos exigences et de proposer à nos fans des tickets à un prix raisonnable », explique Erich Wolf, Directeur général de la Red Bull Air Race.

La troisième manche prévue les 30 et 31 mai en Russie, aura finalement lieu à Rovinj, en Croatie, ville qui a déjà accueilli une étape du championnat Red Bull Air Race, en 2014.

JPEG - 33.6 ko
Retour en Croatie pour les pilotes du Red Bull Air Race
© Red Bull Air Race

AgustaWestland améliore l’AW609

AgustaWestland améliore l'AW609Le convertible AW609 va bénéficier d'une augmentation d'autonomie, d'une porte de cabine revue et verra sa traînée induite réduite de 10%. © Agusta-Westland


A LIRE EGALEMENT



Vous devez être identifié pour poster un commentaire.
Utilisez les formulaire ci-dessous pour créer un compte ou vous identifier.

Vietnam Airlines veut acheter un terminal à Hanoï

La compagnie aérienne Vietnam Airlines a proposé d’acheter le terminal T1 de l’aéroport de Hanoi-Noi Bai, afin d’y regrouper l’intégralité de ses opérations.

Aujourd’hui dédié aux vols intérieurs, doté de 19 portes d’embarquement et capable d’accueillir 9 millions de passagers par an, le T1 de l’aéroport de la capitale intéresse la compagnie nationale vietnamienne. Son conseil d’administration a transmis au ministère des transports une proposition de rachat, s’appuyant la volonté des autorités de mobiliser des fonds privés pour améliorer les infrastructures aéroportuaires du pays. Selon le président du conseil d’administration de Vietnam Airlines Pham Viet Thanh, « il est usuel chez les grandes compagnies d’avoir leu propre terminal dans leurs hubs, afin de servir exclusivement leurs clients ». Et il souligne que cet achat permettra à Vietnam Airlines de « mettre en place de nouvelles mesures de réduction des coûts de l’aviation, et d’améliorer sa compétitivité » ; elle s’engagera en outre à en améliorer la qualité.

La proposition de la compagnie de l’alliance SkyTeam survient un mois après que sa rivale low cost VietJetAir a proposé de gérer le Terminal 1 pendant vingt ans (elle n’a obtenue à titre d’essai que la rangée E, également utilisée par sa rivale Jetstar Pacific). L’autorité de l’aviation civile vietnamienne a promis de mettre en place d’ici quelques semaines « un ensemble de standards nécessaires aux investisseurs » intéressés par les aéroports ; ceux de Danang et Phu Quoc figurent sur une liste préliminaire de plateformes susceptibles d’être privatisées.

On rappellera que Vietnam Airlines avait inauguré le 25 décembre 2014 le nouveau Terminal 2 de l’aéroport de Hanoi, d’une capacité initiale de 10 millions de passagers par an et dédié aux vols internationaux: d’une superficie de 139 200 m² sur quatre niveaux, il dispose de 96 comptoirs d’enregistrement, dont la moitié réservés à Vietnam Airlines, de dix kiosques en libre service, et de 17 portes d’embarquement dont 14 au contact (32 places de parking supplémentaires pour les avions).

L’aéroport Noi Bai a accueilli en 2013 13,5 millions de voyageurs, alors que ca capacité théorique n’en permet que 9 millions. Il est desservi depuis l’Europe par Aeroflot et Finnair (Air France partage ses codes avec Vietnam Airlines depuis Paris) ; s’y posent également les avions des compagnies All Nippon Airways (ANA), Asiana Airlines, China Airlines, China Eastern Airlines, China Southern Airlines, Dragonair, EVA Air, Japan Air Lines, Korean Air, Lao Airlines, Malaysia Airlines, Qatar Airways, Silk Air, Singapore Airlines et Thai Airways entre autres, et ceux des low cost Air Asia, Cebu Pacific, Jeju Air ou Thai AirAsia.

http://www.air-journal.fr/2015-03-03-vietnam-airlines-veut-acheter-un-terminal-a-hanoi-5138612.html