Renforcement de la coopération aéronautique entre la France et l’Inde

Dans le contexte d’une croissance rapide du trafic aérien en Inde, un Mastère spécialisé en management des services de la navigation aérienne a débuté le 9 mars 2015 dans les locaux du CATC (Institut de formation de l’aviation civile) à Hyderabad (Inde). Cette formation est un projet réalisé en partenariat entre l’ENACENAC L’École Nationale de l’Aviation Civile (ENAC), est placée sous la tutelle du ministre chargé de l’aviation civile. Elle rassemble des activités de formation et de recherche en ingénierie aéronautique, navigation aérienne et pilotage avions. (Ecole Nationale de l’Aviation Civile), la DGACDGAC Direction Générale de l’Aviation Civile (Direction Générale de l’Aviation Civile) et le CATC, AAI (Airports Authority of India).

Ce mastère spécialisé en management des services de la navigation aérienne a pour objectif de former les nouvelles générations de managers de l’AAI afin qu’ils puissent faire face aux challenges de la Navigation Aérienne, qu’ils soient présents ou à venir tout en garantissant des opérations aériennes sûres et efficaces.

Ces managers issus du personnel des services de la navigation aérienne vont suivre un enseignement d’une année complète. Cet enseignement participera à la réalisation des objectifs de l’AAI, à savoir disposer de personnel qualifié et compétent pour faire face aux défis majeurs du transport aérien indien, puisque les étudiants vont acquérir des qualifications et des compétences dans le domaine de la navigation aérienne, des systèmes et concepts avancés, de la culture de la sécurité aérienne, de la gestion de projet, de l’ingénierie système, de la gestion des achats publics, des facteurs humains et de la gestion d’équipe. Ces managers contribueront au développement des futurs plans et stratégies de la navigation aérienne, conformément au Plan Mondial de Navigation Aérienne (GANP) de l’OACIOACI L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) est une organisation internationale qui dépend des Nations unies. Son rôle est de participer à l’élaboration des normes qui permettent la standardisation du transport aéronautique international. .

17 ans plus tard, Philippine Airlines atterrit à New York

air-journal_Philippine_Airlines_A340-300@Aero Icarus

La compagnie aérienne Philippine Airlines a inauguré hier sa nouvelle liaison entre Manille à New York, sa cinquième destination aux Etats-Unis après Los Angeles, San Francisco, Honolulu et Guam.

Depuis le 15 mars 2015, la compagnie nationale des Philippines propose quatre vols par semaine entre sa base à l’aéroport de Manille-Ninoy Aquino et New York-JFK, en continuation de ses vols vers Vancouver (avec droits de trafic entre les deux villes nord-américaines). Les départs sont programmés mardi, jeudi, samedi et dimanche à 23h50 pour arriver le même jour à 20h50 à Vancouver, en repartir à 22h50 et se poser le lendemain à 7h00 à New York. Les vols retour décollent du Terminal 1 de JFK lundi, mercredi, vendredi et dimanche à 11h00, atterriront à 13h50 à Vancouver d’où ils repartiront à 15h20 pour arriver le lendemain à 20h35. Un Airbus A340-300 pouvant accueillir 26 passagers en classe Affaires et 218 en Economie est déployé par Philippine Airlines sur cette route, sans concurrence directe et la plus longue de son réseau avec 14.501 km (16 heures trente de vol) ; le vol inaugural était effectué en Boeing 777-300ER.

Après plus de 17 ans d’absence dans le nord-est américain, la nouvelle liaison de Philippine Airlines vise en premier lieu le demi-million d’expatriés Philippins y vivant, dont plus de 250 000 dans la seule région de New York (entre 3 et 4 millions résident aux USA). « Nous sommes sûrs que ce service répondra à toutes leurs attentes, avec notre qualité de service à la touche filipino distinctive », a déclaré le président de la compagnie Jaime Bautista.

La métropole américaine n’est pas la seule ville à bénéficier de ce renforcement en Amérique du nord : Vancouver bénéficiera pendant la saison estivale de onze vols par semaine, avec des départs de Manille en milieu d’après-midi, début de soirée et fin de soirée « afin d’offrir un plus grand choix aux passagers ». Et Toronto-Pearson y gagnera au passage une quatrième rotation hebdomadaire, toujours via Vancouver (départs de Manille lundi, mercredi, vendredi et dimanche à 15h00, retour 22h40).

http://www.air-journal.fr/2015-03-16-17-ans-plus-tard-philippine-airlines-atterrit-a-new-york-5140793.html

Adrienne Bolland, la déesse des Andes

Révélé en avant-première lors de la Soirée des femmes dans l’aviation, le 6 mars dernier dans les locaux de l’Aéro-club de France, par son auteure qui a fait une conférence remarquée sur son héroïne, ce livre, je le déclare d’emblée, mérite l’un des prix littéraires de l’aéronautique tels que diverses entités en décernent chaque année ! Car il réunit toutes les qualités pour cela.

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Adienne Bolland par Bernard Langet
© Ed. Villalobos

Martine Laporte, pour rendre un juste et vibrant hommage à Adrienne Bolland, s’est faite chercheuse – logiquement jusqu’en Amérique du Sud –, écrivaine, metteuse en page (encore un domaine où elle a parfaitement réussi son coup) et éditrice (mais là encore, elle n’en était pas à son coup d’essai). Le résultat est un ouvrage très attrayant, à la limite du « beau livre » tant les photos sont de qualité et bien mises en valeur, une biographie passionnante dédiée à un personnage ô combien romanesque.

On peut se demander pourquoi « la déesse des Andes », ainsi qu’elle fut surnommée avec déférence par les Sud-Américains, n’a pas préalablement fait l’objet de récits de l’aventure de sa vie. Sans doute son caractère était-il un peu « difficile » – disons qu’elle ne s’en laissait pas compter, et qu’elle n’hésitait pas à employer un langage châtié, y compris avec des gens hauts placés, au grand dam d’eux ou de leur entourage – au moins son caractère était-il bien trempé !

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Adrienne Bolland à bord de son Caudron G3
© Coll. Jean Molveau

Son exploit du 1er avril 1921, lorsqu’elle franchit les Andes, reliant l’Argentine au Chili à bord d’un frêle biplan Caudron G-3, un modèle certes éprouvé durant la Grande Guerre, mais bien peu puissant pour ce genre de raid, a passablement éclipsé d’autres hauts faits : traversée de la Manche par une météo erratique, record féminin du nombre de loopings, des dizaines de meetings à son actif avec son propre « cirque aérien », constitué de son mari et ses trois avions…

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Adrienne Bolland devant son Caudron G3
© Coll. Jean Molveau

La militante féministe aussi, usant de sa célébrité pour lutter en faveur de l’émancipation de la condition féminine, ou encore la résistante durant l’Occupation ; tout cela constitue le portrait d’une dame charismatique, engagée mais libre, dotée d’une volonté de fer (elle disait souvent avoir eu peur en vol…), quelqu’un de véritablement hors normes, surtout replacée dans le contexte de son époque, même si on l’a appelée « les Années Folles ».

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Adrienne Bolland
© Ed. Villalobos

Artifice de style, Martine Laporte, après une préface de Marie-Vincente Latécoère, a choisi de se mettre dans la peau de son personnage, comme si c’était Adrienne Bolland elle-même qui avait rédigé ses mémoires. On s’y laisse prendre. L’aviatrice se livre (son addiction aux courses hippiques, la bravade qui l’a conduite à embrasser la carrière d’aviatrice, etc.), confesse ses émotions parfois, et promène le lecteur dans les méandres de sa vie, dont elle ne révèle que ce qu’elle veut bien révéler. Mais le résultat est un véritable roman illustré dans un volume de 198 pages au format original (22 x 27), imprimé sur un beau papier de fort grammage, qui valorise aussi une iconographie de belle tenue (photos évidemment, cartes, coupures de presse, mais aussi dessins originaux de l’artiste Bernard Lengert, réalisés spécialement pour « coller » au récit). De la belle ouvrage.

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Adrienne Bolland est retournée en Amérique du sud, pour le cinquantenaire de son exploit
© Coll. Jean Molveau

En tout cas, s’il était étonnant qu’Adrienne Bolland n’ait pas fait l’objet de publications jusqu’à présent – en dehors d’hommages rendus par la revue Icare, par exemple – il n’est plus la peine de s’y lancer après celui-ci. L’affaire est faite, et de belle manière.

Jean Molveau

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Adrienne Bolland, la déesse des Andes
Martine Laporte
Villalobos Editions
198 pages. 22x27 cm. 28 €
ISBN : 978-2-9535837-3-1.

Superbe Rafale

Alors que le Rafale a enfin trouvé preneur à l’export (24 exemplaires à l’Egypte) et que Dassault espère conclure d’autres contrats, nous avons voulu revenir sur cet appareil français, aux qualités indéniables mais au succès plus que mitigé. Le Rafale est le huitième avion de chasse conçu par Dassault depuis la fin de la seconde guerre mondiale (après l’Ouragan, le Mystère IV, le SMB2, le Mirage III, le Mirage IV, le Mirage F1 et le Mirage 2000). Il est né au début des années 1980 d’une volonté presque européenne, celle de trouver un successeur à deux avions : Le Mirage 2000 (utilisé par les Français) et le Tornado (utilisé par les Anglais, les Italiens et les Allemands). Le problème venait du fait que chaque pays voulait un avion différent. Les Français souhaitaient un appareil très polyvalent : un avion tout en un. Anglais, Italiens, et Allemands voulaient quant à eux un avion plus spécifique. Dassault est alors désigné comme maitre d’œuvre de la cellule. Les Anglais exigent en contrepartie que le futur chasseur soit équipé de moteurs Rolls-Royce. Les négociations échouent et chaque pays part finalement sur un projet différent. Le programme Rafale est lancé officiellement le 21 avril 1988. Le premier vol du démonstrateur a lieu en 1986, et le vol du premier prototype le 19 mai 1991. L’Etat Français avait initialement estimé ses besoins à 320 appareils mais, après la fin de la guerre froide (et face aux restrictions budgétaires), il revoit ses ambitions à la baisse. Le programme prend finalement près de 10 ans de retard. Les premiers avions ne sont donc livrés qu’en 2006. La success story était d’emblée mal partie. S’ajoute à cela une polémique sur le coût du programme et ses supposées dérives. Heureusement, la Cour des Comptes finit par rétablir la vérité : la dérive financière du programme se monte à peine à 5% ; on est loin des milliards de dollars qui ont été engloutis pour le JSF Américain ou même l’Eurofighter. Au final, bien qu’il soit considéré comme le meilleur des avions de chasse (le plus abouti sur le plan technique), le Rafale n’avait cependant (jusqu’à une date très récente) jamais réussi à s’exporter. Certains ont longtemps invoqué un prix trop élevé par rapport à ses concurrents, mais les véritables raisons sont plutôt d’ordre politique. Si le Rafale ne voit pas le méga-contrat avec l’Inde aboutir (126 appareils !), il est probable qu’il rejoigne la longue liste des innovations françaises qui n’ont jamais eu le succès escompté à l’international : le Concorde, l’aérotrain de Jean Bertain, le Micral, le Minitel, le Bi-Bop et tant d’autres. Le programme Rafale fait actuellement travailler près de 7000 personnes.

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L’huile turbine Turbonycoil 600 qualifiée sur les E-jets d’Embraer

lundi 16 mars


Dans le cadre du Séminaire bilatéral des industries de défense organisé par le GIFASGIFAS Le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS) est une fédération professionnelle qui regroupe 299 sociétés – depuis les grands maîtres d’œuvre et systémiers jusqu’aux PME – spécialisées dans l’étude, le développement, la réalisation, la commercialisation et la maintenance de tous programmes et matériels aéronautiques et spatiaux. et la DGA au Brésil en ce moment même, NYCO annonce qu’Embraer a qualifié son huile turbine Turbonycoil 600 sur la famille des E-jets. Cette qualification permet à NYCO d’étendre sa gamme d’approbations sur les avions de transport régional et moyenne portée et aussi de conforter le renforcement des liens entre fournisseurs et sous-traitants français et le géant brésilien.

Le français NYCO est le seul fabricant européen intégré de lubrifiants aéronautiques et expert dans le développement et la fabrication de bases esters synthétiques de hautes performances, avec une présence dans plus de 100 pays de par le monde et plus de 80% de ses ventes à l’export.



La FFA dévoile l’affiche des mondiaux de voltige 2015

La présentation de l’affiche d’un événement est toujours une étape dans les préparatifs. Le rendez-vous prend forme. Il se concrétise. Même si le compte à rebours des championnats du monde de voltige 2015 est déjà enclenché depuis de longs mois pour les organisateurs, pour le public, c’est véritablement à partir de cette date que les spectateurs commencent à se projeter. Et il apparaît clairement sur l’affiche des 28ème mondiaux de voltige que du 20 au 29 août prochain, le centre du monde, pour la voltige aérienne sera Châteauroux-Déols.

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En 2015, la France accueille l’élite de la voltige mondiale

La Fédération française aéronautique, organisatrice de l’événement, est plus jamais décidée à attirer du public sur le site de la compétition. La traditionnelle campagne de publicité télé de printemps sera décalée cette année pour annoncer le grand meeting de clôture du 29 août. [1] La radio Autoroute-Info diffusera également dans le quart sud-ouest du pays des informations sur les championnats du monde dans le but d’encourager les vacanciers à faire une pause sur l’aérodrome des championnats du monde qui pendant 10 jours sera en fête, avec de nombreuses animations permanentes… en complément, évidemment, de la compétition !

[1Le spot télé sera également utilisé, la deuxième semaine de septembre, pour lancer les journées portes ouvertes nationales qui auront lieu dans les aéro-clubs français les 12 et 13 septembre 2015.

Fin de campagne d’essais en France pour le Neuron

Avec son centième vol, réalisé en février, le démonstrateur technologique de drone de combat Neuron a achevé sa campagne d’essais en France. Dans une première phase, les essais ont eu pour but d’ouvrir le domaine de vol de l’appareil (y compris soute ouverte), de tester le capteur électro-optique et d’évaluer les performances de la liaison de données. Dans une seconde phase, la plupart des vols ont été dédiés à des confrontations de type signature/détection dans les domaines infrarouge et électromagnétique, face à des systèmes opérationnels.

Ces confrontations, qui ont produit tous les résultats attendus, affirme Dassault, ont été réalisées sous l’égide de la Direction Générale de l’Armement. Le Neuron, dans sa configuration intégralement furtive, était mis en œuvre par Dassault Aviation, à Istres.

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Dans le prolongement de la campagne d’essais réalisée en France, les évaluations qui vont se dérouler en Italie puis en Suède.
© Dassault Aviation - G. Gosset

Deux enquêteurs du BEA envoyés en Argentine sur les lieux du crash

mardi 10 mars


Le BEABEA Le bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) pour la sécurité de l’aviation civile est l’autorité d’enquête chargée pour la France des enquêtes de sécurité sur les accidents ou incidents dans l’aviation civile. a été informé de l’accident survenu entre deux AirbusAIRBUS Constructeur européen (filiale à 100% d’EADS) détenant 50% du marché mondial des avions de ligne. Airbus a vendu 11.500 avions depuis sa création en 1970. Helicopters AS 350 dans la province de Rioja en Argentine, le lundi 9 mars. Les deux hélicoptères, respectivement immatriculés LQ-FJQ et LQ-CGK, avaient à leur bord huit passagers français et deux pilotes argentins.

Conformément aux dispositions internationales, le BEA représentant l’Etat de conception et de construction des hélicoptères, participera à l’enquête de sécurité qui a été ouverte par son homologue argentin, le JIAAC, Junta de Investigación de Accidentes de Aviación Civil.

Deux enquêteurs du BEA accompagnés d’un conseiller d’Airbus Helicopters et d’un conseiller de Turbomeca se rendent en Argentine le 10 mars.

Une vidéo amateur de l’accident montre la collision entre les deux hélicoptères.