NDDL : Des interférences sur la fréquence

Le retour de flamme est venu de la source la plus improbable, le Premier ministre lui-même : Manuel Valls a exprimé le souhait que la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) soit entreprise à la mi-2015, quand tous les recours auront été épuisés. La justification : un aéroport « nécessaire pour le développement de Nantes et de son agglomération, et plus globalement celui de l’ouest de la France et de ses deux régions les plus directement concernées, les Pays de la Loire et la Bretagne  »

C’est bien plus qu’un coup de théâtre, une bombe lâchée au cœur du monde aéroportuaire français. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, qui n’était visiblement pas informée de cette prise de position, s’est contentée de souhaiter «  bon courage  » à Manuel Valls, qui n’a visiblement pas mesuré les difficultés à prendre en compte et qui ne se serait certainement avancé à tenir de tels propos s’il avait été mieux informé. Une fois de plus, le secrétariat d’Etat aux Transports n’a pas fait on travail. Une mauvaise habitude, quel que soit le titulaire du poste.

Les autorités, y compris au niveau du Premier ministre, ne maîtrisent visiblement pas le dossier. Nulle part, il n’est question du transport aérien français et européen, les données purement aéroportuaires sont ignorées, tout comme la coûteuse pléthore aéroports dans l’Hexagone. Pas plus qu’il n’est dit que Nantes Atlantique, l’aéroport actuel, n’est pas et ne sera pas saturé, même à très long terme. De facto, aujourd’hui, il est probablement jugé plus important de faire preuve de discipline et de fermeté, face à des agitateurs qui défendent ce qu’ils croient être un autre mode de vie, une attitude en l’occurrence risible à partir du moment où il s’agit de NDDL, une plate-forme dont, en réalité, personne ne veut.

Voici donc tous les travers de la politique concentrés sur un seul dossier. Manuel Valls veut faire preuve de fermeté, il n’aime pas les renoncements et encore moins les changements de cap. Ce qui est honorable mais le conduit à prendre position trop vite et avec légèreté. Sans doute faudrait-il, pour rester dans les limites du raisonnable, que le député Bruno Le Roux enrichisse son rapport et ses recommandations d’un chapitre complémentaire sur les pistes inutiles.

Dans le même esprit, en toute logique, le moment est venu de souhaiter que soit formulée une véritable politique aéroportuaire, consacrée aux redevances, notamment, et à la manière de faire d’ADP qui rappelle étrangement la politique des sociétés d’autoroutes, un bel exemple de coûteuse dérive. D’autres sujets importants sont en attente, à commencer par le plafonnement arbitraire du nombre de mouvements à Orly, décision d’une autre époque. Ce serait autrement plus utile qu’un vrai-faux débat sur les mérites du bocage nantais…

Pierre Sparaco

Air Berlin en partage de codes avec Bulgaria Air

A partir du 14 janvier prochain, Air Berlin et Air Bulgaria partageront leurs codes sur plusieurs routes européennes.

Air Berlin pourra commercialiser à son compte les vols opérés par Bulgaria Air depuis Berlin, Francfort et Vienne vers Sofia, lui permettant pour la première fois d’ajouter Sofia, capitale de Bulgarie, en vol direct depuis l’Autriche. En contrepartie, Bulgaria Air pourra apposer son code FB sur les routes opérées par Air Berlin depuis Berlin-Tegel vers Düsseldorf, Cologne, Francfort et Stuttgart. A partir de mi-janvier, les vols directs d’Air Berlin vers Copenhague, Stockholm, Göteborg et Helsinki pourront également être commercialisés par Bulgaria Air.

Grâce au nouvel accord, les passagers depuis Sofia pourront profiter de confortables connexions pour des vols long-courriers du réseau d’Air Berlin, comme Chicago, New York ou Abu Dhabi, indique le communiqué de la compagnie allemande en date du 19 décembre 2014.

Dans un même temps, Air Berlin annonce qu’elle interrompra sa liaison Berlin-Sofia à partir du 14 janvier prochain, tous les vols entre Berlin et Sofia (en concurrence avec easyJet) « étant opérés par Bulgaria Air ».

Bulgaria Air devient la 20 ième compagnie avec qui elle partage les codes dont Etihad Airways, Alitalia, Air Seychelles, airBaltic, Air Serbia, Amertican Airlines, British Airways, Iberia, Finnair, Japan Airlines, Virgin Australia…

http://www.air-journal.fr/2014-12-21-air-berlin-en-partage-de-codes-avec-bulgaria-air-5129734.html

Le 21 décembre 1910 dans le ciel : L’aviatrice belge Dutrieu s’empare de la Coupe Femina

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Histoire de l’aviation - 21 décembre 1910. Qui décrochera la Coupe Femina 1910, cette épreuve aéronautique de durée exclusivement réservée aux femmes qui récompense l’aviatrice à l’origine du plus long vol de l’année ? Hélène Dutrieu est bien partie pour, anéantissant notamment les espoirs de Melle Marvingt.

En effet, lundi 5 décembre 1910, Hélène Dutrieu a mis à mal la performance de Melle Marvingt qui était, pour rappel, de 53 minutes, un vol réalisé au camp de Châlons le 27 novembre 1910. Hélène Dutrieu a, pour sa part, évolué dans les airs durant 1 heure et 9 minutes, couvrant une distance de 60 kilomètres aux commandes de son appareil biplan. Un bel exploit mais qui laisse Hélène Dutrieu un peu sur sa faim, cette dernière n’ayant pas pu donner toute la mesure de son talent, étant stoppée dans sa tentative par la nuit. Nul doute qu’elle aurait pu faire encore mieux.

Et elle va le prouver ce 21 décembre 1910 en volant durant 2 heures et 35 minutes, soit quelque 167 kilomètres de parcourus, avec son biplan Henry Farman. Etant invaincue le 31 décembre, elle est la grande gagnante de la Coupe Femina 1910, alors que c’est une toute jeune pilote, n’étant brevetée que depuis le 23 novembre 1910 !

http://www.air-journal.fr/2014-12-21-le-21-decembre-1910-dans-le-ciel-laviatrice-belge-dutrieu-sempare-de-la-coupe-femina-5122574.html

Des avions anciens à la livrée très (très) originale et artistique

En faisant un peu de ménage, je suis retombée sur cette exposition qui a eu lieu en mai 2012 au PIMA air & Space Museum, situé à Tucson, dans l’Arizona. Ce musée est proche près de Davis-Monthan Air Force Base, qui s’occupe du service de stockage des aéronefs et donc le cimetière d’avions mondialement connu.

Durant ce projet, intitulé the Boneyeard Project: Return trip, les artistes peintres invités se sont donc vus proposés comme toile vierge de plus ou moins vieux appareils retirés du service et stockés habituellement en plein soleil. Le résultat est pour le moins surprenant, car les Dakota ou les autres warbirds prennent une tout autre allure avec ce genre de livrée particulières. Jugés vous même dans la galerie ci-dessous.

Alors s’agit-il d’un sacrilège de dénaturer de tels appareils ou bien plutôt d’une belle expérience graphique sur des supports inhabituels ? Chacun son point de vue.

(c) Photos : Eric Firestone

Le 19 décembre 1930 dans le ciel : Premier vol d’un avion de ligne en PSV

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Histoire de l’aviation - 19 décembre 1930. En ce 19 décembre 1930, c’est l’aviateur Gaston Génin qui est au cœur que l’actualité aéronautique, ce dernier étant l’auteur en ce jour du premier vol sans visibilité effectué aux commandes d’un avion de ligne, ce qui constitue une avancée indéniable en ce qui concerne l’aviation civile commerciale.

Gaston Génin, qui officie comme pilote sur les lignes aériennes Farman, a ainsi volé de l’aérodrome du Bourget, en région parisienne, jusqu’à Dortmund en Allemagne, n’utilisant alors que les instruments de bord de son Farman 301 F-AJIG trimoteur pour le mener à bon port qui, au départ, devait être Cologne. Mais compte tenu des conditions météorologiques des plus mauvaises, avec un brouillard très épais, il n’a pas été autorisé à se poser à Cologne.

S’en remettant à la méthode de Lucien Rougerie, qui est enseignée à l’école de PSV de Toussus-le-Noble, il est finalement arrivé à rejoindre Dortmund, avec aucun problème à déplorer : soit près de 600 kilomètres de couverts en 4 heures de vol sous haute tension. Un bel exploit qu’il signe avec le radiotélégraphiste Manne et le mécanicien Le Plouhinec.

http://www.air-journal.fr/2014-12-19-le-19-decembre-1930-dans-le-ciel-premier-vol-dun-avion-de-ligne-en-psv-5122315.html

Etihad réceptionne son premier Airbus A380

Article publié le 18 décembre 2014 par David Dagouret

Le 18 décembre 2014, Etihad Airways a pris livraison de son premier Airbus A380, devenant ainsi la treizième compagnie au monde à exploiter cet appareil. 

Un cérémonie a eu lieu à Abu Dhabi pour la livraison du premier Airbus A380 à la compagnie Etihad Airways. Ce premier avion est immatriculé A6-APA avec le numéro de série 166. L'appareil arbore la nouvelle livrée de la compagnie "Facets of Abu Dhabi". 

Fabrice Brégier, Président et CEO d’Airbus. a déclaré : "Depuis sa création, Etihad Airways a connu une croissance exponentielle et nous sommes heureux d’avoir contribué à ce succès. Je suis convaincu que l’A380, notre fleuron, est une solution efficiente pour soutenir l’expansion continue d’Etihad."

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L'Airbus A380 d'Etihad Airways peut transporter un total de 498 passagers dans une cabine configurée en quatre classes : 

  • 2 passagers en classe "The residence by Etihad
  • 9 passagers dans la classe "First Apartments"
  • 70 dans la classe "Business Studio"
  • 417 passagers en classe "Economy Smartseat"

Grâce à cette livraison, Etihad Airways devient la treizième compagnie aérienne au monde à exploiter un Airbus A380. 

James Hogan, Chief Executive Officer d’Etihad Airways a quant à lui déclaré : "L’A380 d’Etihad Airways offrira un confort de classe internationale dans l’ensemble de la cabine. Nous sommes très heureux de lancer ce premier A380, qui sera rejoint par neuf  exemplaires supplémentaires. Ces avions deviendront la référence du transport aérien, notamment grâce à l’introduction de la classe The Residence by Etihad™, seule suite de trois pièces à bord d’un avion commercial." 

Dès le 27 décembre prochain, l'appareil sera déployé sur la liaison Abu Dhabi-Londres. Etihad Airways prévoit également d'envoyer ses autres Airbus A380 vers Sydney et New York dès l'année 2015. Précisons qu'elle devrait recevoir qautre autres Airbus A380 durant l'année prochaine.

La compagnie Etihad Airways a commandé un total de dix Airbus A380.

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La Marine Nationale réceptionne son treizième Caïman

Gageons que ce nombre 13 saura porter chance aux équipages de l’Aviation Navale. Ce vendredi 12 décembre 2014 la Marine Nationale a reçu son treizième NH90 de série. Même si c’est la prestigieuse Flottille 33F qui arme actuellement la majorité des Caïman frappés du hameçon, cet exemplaire là prendra lui le chemin de la Flottille 31F.

Avant de pouvoir commencer à voler au secours des marins et des plaisanciers l’hélicoptère biturbine européen doit « faire ses preuves » au sein de l’Escadrille 10S à Hyères-le-Palyvestre dans le Var. Là les techniciens et ingénieurs militaires du Centre d’Expérimentations Pratiques et de réception de l’Aéronautique navale valideront toutes les procédures avant son entrée en service opérationnel.

Une fois cette étape franchi ce treizième Caïman Marine n’ira pas plus loin. En effet c’est la BAN de Hyères-le-Palyvestre qui sert de havre à la Flottille 31F. Il y deviendra donc le cinquième appareil.
À lui donc ensuite les missions de jour comme de nuit au-dessus de la Méditerranée pour aller sauver des vies.

En effet pour l’instant la SECMAR, acronyme militaire français pour Secours Maritime, est la seule mission remplie par les Caïman français. Il faudra attendre le standard 2 pour que ceux-ci puissent devenir les chasseurs sous-marins attitrés de la Marine Nationale, en remplacement des Westland Lynx HAS Mk-4FN utilisés depuis plus de trente ans.

Désormais reconnu par les Français, notamment grâce à divers reportages et émissions de télévision, le Caïman est à n’en pas douter devenu l’une des nouvelles de l’aéronavale française.

Photo © Marine Nationale.

Le Tecnam P2010 fait ses débuts en école

jeudi 18 décembre


La polonaise Bartolini Air est la première école de pilotage au monde à réceptionner un P2010 de Tecnam. Le nouveau quadriplace italien est certifié en Europe depuis juillet 2014. Le directeur de l’école, Bartlomiej Walas a convoyé l’avion de l’usine Tecnam de Capua (près de Naples) jusqu’à sa base de Lodz, en 8h05 de vol, avec un avitaillement à Vöslau-Kottingbrunn, en Autriche. Le vol a été réalisé en partie en VFR au niveau FL90 et en partie en IFR au niveau FL100 entre Fano (LIDF) et Vöslau (LOAV), et au niveau FL110 entre Vöslau (LOAV) et Lodz (EPLL). Le P2010 vient compléter la flotte de l’école composée exclusivement d’avions Tecnam : 5 biplaces P2002JF et 2 bimoteurs P2006T.

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Le P2010 de Tecnam, avion monomoteur quadriplace de nouvelle génération
© Tecnam


Le Falcon 8X de Dassault Aviation fait son « roll-out »

Lorsqu'un hall de production aéronautique se transforme en gigantesque salle de réception, c'est forcément pour un événement exceptionnel. Le 17 décembre Dassault Aviation accueillait sur son site de Bordeaux-Mérignac 200 invités triés sur le volet. Mise en scène soignée, diner signé du chef étoilé Thierry Marx, et présence de la famille Dassault pour un moment important du groupe, la présentation officielle du Falcon 8X, le nouveau vaisseau-amiral de l'avionneur.

Eric Trappier, Président Directeur Général – Dassault Aviation :

"C'est un moment magique où les clients qui nous ont déjà faits confiance pour les Falcon et même ceux qui ont déjà achetés le 8X viennent rencontrer leur futur avion."

Assemblé à Mérignac, le 8X est actuellement en phase d'essais au sol. Son premier essai moteur s'est déroulé il y a quelques jours, conformément au programme prévu. Quant au vol inaugural, il est attendu au premier trimestre 2015. Deux appareils au total prendront part à la campagne d’essais en vol.

Eric Trappier, Président Directeur Général – Dassault Aviation :

"C'est une campagne d'essai qui dure un an et demi à peu près. L'entrée en service est prévue fin 2016 et donc les premières livraisons devraient intervenir, si tout se passe bien, fin 2016."

Avec sa cabine longue de treize mètres pouvant accueillir jusqu’à 19 passagers, son très long rayon d'action, près de 12 000 kilomètres, permettant de relier d’une traite Pékin à Los Angeles par exemple et sa capacité à effectuer des approches à forte pente pour desservir des aéroports difficiles d'accès, ce triréacteur équipé de moteurs Pratt & Whitney semble répondre aux attentes de la clientèle Affaires.

Eric Trappier, Président Directeur Général – Dassault Aviation :

"Nous avons commercialisé l'avion depuis 6 mois, puisque nous l'avons annoncé au dernier salon EBACE, et nous avons déjà de nombreuses commandes. Le marché réagit très bien, et est très satisfait des caractéristiques et des performances qui sont programmées pour ce 8X."

Pas de communication pour autant sur le nombre de commandes qui reste à ce jour confidentiel. Appareil le plus haut de gamme de l'avionneur français, le Falcon 8X sera facturé près de 55 millions de dollars.