Singapore Airlines reçoit son premier Airbus A350-900

Premier appareil d’une série de 67 commandes fermes, l’A350 sera déployé le 9 mai prochain sur la ligne Singapour – Amsterdam puis, à partir de 2018, dans une version très long-courrier pour des vols sans escales entre Singapour et les Etats-Unis

Le premier Airbus A350-900 de Singapore Airlines (SIA) a été livré ce mercredi 2 mars au centre de livraison d’Airbus à Toulouse. Il s’agit du premier appareil d’une commande ferme de 67 A350, parmi lesquels 7 appareils à très long rayon d’action, dont Singapore Airlines sera le client de lancement.

Une cérémonie a été organisée ce matin à Toulouse pour célébrer l’entrée dans la flotte de SIA de l’A350. Le Président-Directeur général de Singapore Airlines, M. Goh Choon Phong, le Vice-président exécutif Programmes d’Airbus, M. Didier Evrard, ainsi que le Président de Rolls-Royce Civil Aerospace, M. Eric Schulz, y participaient, tout comme de nombreux invités de marque.

« L’arrivée des A350-900 illustre l’engagement que Singapore Airlines a pris, il y a déjà longtemps, d’opérer une flotte jeune et à la pointe de l’innovation », a déclaré M. Goh durant la cérémonie de livraison. « L’A350 va changer la donne pour nous, car il permettra des vols sans escale vers des destinations encore plus éloignées ; cela nous aidera à améliorer la compétitivité et la densité de notre réseau, en permettant de développer encore plus l’importance de Singapour en tant que hub ».

Des produits de nouvelle génération

M. Goh a ajouté : « Dans ce nouvel appareil, nos clients pourront profiter des toutes dernières innovations et des cabines de dernière génération de l’A350-900. Il s’agit notamment des sièges de nos classes Affaires, Premium Economy et classe Economique, qui nous ont déjà reçu de nombreuses récompenses, ainsi que de notre système de divertissement à bord de nouvelle génération, KrisWorld ».

Les premiers A350 livrés à Singapore Airlines seront configurés en 3 classes : 42 sièges en classe Affaires, 24 sièges en Premium Economy et 187 en classe Economique, pour un total de 253 sièges.

L’ENAC et l’Institut MERMOZ signent un accord stratégique pour la formation théorique des pilotes de ligne

La référence AéronautiqueLogo de l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile)

Posted By: aeromorning2 mars 2016

Le 9 février dernier, Philippe Crébassa, Directeur Adjoint de l’ENAC (à droite sur la photo), et Jean-Pierre Chambelin, Directeur Général de l’Institut MERMOZ, ont signé un accord sur plusieurs axes de collaboration concernant la formation théorique des pilotes de ligne.

Ce nouvel accord (L’ENAC et l’Institut MERMOZ coopèrent déjà sur la formation de pilotes de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre) s’inscrit dans la continuité d’une action promue par la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM).

Sous son patronage, 21 organismes de formation au transport aérien ont signé en 2015, un protocole d’accord pour la promotion de l’excellence de la formation française au transport aérien sur les marchés internationaux.

C’est dans un contexte mondial en forte croissance mais aussi en forte concurrence sur le marché de l’aéronautique et du transport aérien, pour lequel un haut niveau de sécurité des vols restera un enjeu primordial, que l’Institut MERMOZ et l’ENAC ont décidé de consolider leur partenariat.

Ainsi, Les deux partenaires vont constituer une banque partagée de questions d’entraînement à l’ATPL théorique (Airline Transport Pilot Licence), créer une collection commune d’ouvrages de cours ATPL théorique en anglais et enfin développer des outils d’enseignement à distance.

Pour Jean-Pierre Chambelin « cet accord va dégager des synergies qui vont nous permettre de nous hisser au premier plan des acteurs européens dans le domaine de la formation théorique des pilotes de ligne ».

Philippe Crébassa estime que « l’Institut MERMOZ et l’ENAC ouvrent une nouvelle voie dans la coopération entre les écoles françaises de formation au pilotage. Cette initiative est un levier essentiel pour notre stratégie. En joignant nos savoir-faire et en mutualisant nos ressources, nous allons renforcer notre positionnement sur l’excellence et gagner en compétitivité face à la concurrence internationale »

L’École Nationale de l’Aviation Civile (ENAC), l’école de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) sous tutelle du Ministère du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE), rassemble des activités de formation et de recherche en ingénierie aéronautique, navigation aérienne et pilotage avions. Chaque année l’ENAC délivre ses formations en France, en Chine, en Inde et au Moyen- Orient en formant près de 2 500 élèves dans 30 programmes de formation, dont environ 900 pilotes et accueille 3500 stagiaires au titre de la formation continue.

Preuve de son rayonnement international, ses 22 000 anciens élèves se rencontrent dans une centaine de pays et sur les 5 continents. Par son dimensionnement, ses moyens humains et pédagogiques, l’ENAC est aujourd’hui la 1ère école aéronautique européenne. En savoir plus : www.enac.fr.

L’Institut MERMOZ est une école privée spécialisée dans la préparation, par correspondance ou à plein temps, aux examens théoriques des navigants. Fondé dès 1957 par un ancien compagnon de Jean Mermoz, l’Institut a formé plus de 40000 pilotes aux examens théoriques depuis sa création. Il forme également les futurs PNC.

Relations-Presse : Fabienne Cogneau – 01 47 69 05 33 / 06 03 56 13 39 – fabienne.cogneau@f2c.fr

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Logo de l'Institut Aéronautique Jean Mermoz

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Coopération spatiale entre la France et le Mexique

Le CNES et l’AEM organisent à Mexico le workshop « Environnement, Climat et Océans »

Le workshop « Environnement, Climat et Océans », organisé par le CNES, avec le soutien de sa filiale CLS et l’AEM, l’agence spatiale mexicaine, a été inauguré le mercredi 2 mars à Mexico par Jean-Yves Le Gall, Président du CNES et Javier Francisco Mendieta, Directeur Général de l’AEM, pour une durée de trois jours.

Destiné à la communauté des utilisateurs de données océanographiques, il a pour objectif de faire un tour d’horizon des capacités satellitaires dédiées aux océans et à leur surveillance.

Le workshop inauguré ce jour à Mexico, est une nouvelle preuve du dynamisme de la coopération spatiale entre la France et le Mexique. L’histoire de cette coopération, est particulièrement dense depuis la création de l’AEM en 2010 et a été formalisée en avril 2014, par la signature à Mexico, d’un accord-cadre de coopération en présence du Président de la République et de son homologue mexicain. Cette relation privilégiée a conduit en septembre 2015 à la Déclaration de Mexico qui, adoptée à l’unanimité par les chefs des agences spatiales du monde entier, s’est avérée fondamentale pour la prise en compte de l’apport des satellites dans la compréhension, le suivi et la maîtrise du changement climatique, au cours de la COP21 et dans l’accord historique du 12 décembre 2015.

Pendant trois jours, de nombreux ateliers et présentations vont se succéder, organisés à l’initiative du CNES, de CLS et de l’AEM. Parmi les sujets à l’ordre du jour, des présentations générales sur les paramètres océaniques et sur l’utilisation des données satellitaires pour la gestion des océans, des sessions interactives entre les personnels des deux agences sur les modèles utilisés pour les prévisions océaniques, des démonstrations sur les outils d’aide aux bateaux de pêche, de gestion des zones côtières (équilibre de la mangrove et du corail) ou encore les aides à la détection des dégazages, à l’identification des polluants ou au suivi de la pêche illégale.

Dans son discours inaugural, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « Il existe entre le CNES et l’AEM une relation privilégiée et nous sommes particulièrement heureux d’échanger ensemble sur des problématiques essentielles. Les moyens spatiaux sont incontournables pour une meilleure connaissance de l’océan et pour son exploitation, que ce soit pour les télécommunications, la collecte des données, la navigation ou l’observation. A cet égard, le CNES est particulièrement fier que les satellites altimétriques Topex Poséidon puis Jason 1, 2 et 3, aient permis très tôt de comprendre la dynamique de l’océan et son rôle dans le suivi du changement climatique. »

source: CNES

Bell Helicopter a livré 175 appareils civils en 2015

« 2015 aura été une année particulière pour l’industrie de l’hélicoptère, avec les impacts liés au ralentissement dus au cours du pétrole, la situation géopolitique et l’économie mondiale incertaine » a déclaré Mitch Snyder, président du conseil d’administration de Bell Helicopter. « En dépit des conditions difficiles du marché, Bell Helicopter a réussi à étendre sa présence sur le marché et à gagner un certain nombre de contrats d’importance ».

Bell Helicopter a lancé le Bell 407GXP, appareil qui a entraîné la plus grosse commande de l’histoire de l’hélicoptériste, à hauteur de 200 machines pour l’opérateur EMS Air Methods Corporation. Le premier de ces appareils a été livré en janvier 2016.

Le Bell 412 a aidé à sécuriser un contrat d’ampleur au Japon et la plate-forme servira au développement du programme de l’hélicoptère UH-X, un programme conjoint entre Bell Helicopter et Fuji Heavy Industries concernant 150 machines, qui seront délivrées au cours des deux prochaines décennies.

Le Bell 525 a effectué son premuer vol en juillet 2015 et a accumulé jusqu’à présent 80 lettres d’intention de commande. Le Bell 505 poursuit son programme d’essais en vol et cumule désormais plus de 350 intentions de commandes. Quant au Bell V-280 Valor, il a franchi un cap d’importance l’an dernier avec la livraison du premier fuselage à l’usine Bell Helicopter d’Amarillo au Texas. Le premier vol de cette machine est attendu pour le second semestre 2017.

Côté militaire, le Bell Boeing V-22 a été retenu pour le programme Carrier Onboard Delivery (COD) qui comporte l’achat de 40 machines qui seront livrées à l’US Navy. L’hélicoptériste a également vendu 17 V-22 au Japon et 12 AH-1Z au Pakistan.

Bell Helicopter a également annoncé ses livraisons pour l’année 2015, à hauteur de 175 appareils, soit 52 Bell 429, 12 Bell 412 EP/EPI, 99 Bell 407 GX/GPX, 12 Bell 206 L4. Les livraisons ont été effectuées dans le secteur pacifique (28 hélicoptères commerciaux) en Amérique du Nord (69 appareils commerciaux), en Amérique latine (31 machines) ainsi qu’en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (47 appareils).

Déploiement réussi des panneaux solaires d’Orion

Suite à l’accord conclu en décembre 2012 entre la Nasa et l’Esa, Orion, la prochaine capsule américaine destinée aux missions habitées d’exploration spatiale, sera propulsée par le MPCV-ESM (Multi-Purpose Crew Vehicle – European Service Module), développé et fabriqué par Airbus Defence and Space. C’est la première fois que l’Europe fournit des composants critiques dans le cadre d’une mission spatiale habitée américaine.

Fixé directement sous la capsule Orion, l’ESM sera équipé de quatre panneaux solaires d’une envergure de 18,7 m et d’une masse totale de plus de 260 kg, dérivés de ceux de l’ATV. Le module photovoltaïque est composé de quatre branches dotées de trois panneaux comprenant chacun 1 242 cellules à base d’arséniure de gallium. Au total, près de 15 000 cellules fourniront au module de service Orion une puissance de 11,1 kW pour sa mission.

Le développement de l’ESM vient de franchir une nouvelle étape. Son premier modèle structurel d’essai (STA, pour structural test model), qui a été avait été livré en novembre dernier au centre d’essais de la Nasa à Sandusky (Ohio), a été équipé de panneaux solaires arrivés en janvier. Le 29 février, des essais de déploiement ont été effectués avec succès, les panneaux s’inclinant de 60° vers l’avant et vers l’arrière. Les panneaux solaires qui étaient testés sont composés d’une branche de qualification comprenant un joug et trois panneaux, ainsi que de trois branches factices.

« Pour une mission habitée vers la Lune, les exigences en matière de conception et de développement des panneaux solaires sont complexes. Afin de limiter les contraintes qui s’exercent sur les panneaux lors du lancement vers l’orbite lunaire et lors du retour sur Terre, les branches doivent être capables de s’incliner de 60 degrés, aussi bien vers l’avant que vers l’arrière. Ce large mouvement implique de concevoir des branches composées de fins panneaux solaires renforcés par des charnières et des balanciers, ce qui exige des essais particulièrement poussés », explique Arnaud de Jong, directeur de l’équipe Solar Array d’Airbus Defence and Space à Leyde (Pays-Bas).

Pendant la manœuvre d’injection translunaire, l’extrémité des branches oscillera sur 1,06 mètre. Chacune d’elles sera dotée d’une caméra orientée vers la capsule Orion afin de surveiller ce mouvement avec précision.

D’autres essais (dynamiques acoustiques, vibratoires et de choc) sont programmés ces prochains mois, dans le but de démontrer que l’ESM est capable de résister à l’environnement hostile d’une exploration spatiale au-delà de la Lune. À leur issue, la construction du modèle de vol 1 (Flight Model 1 / fm-1) pourra débuter, pour une livraison de l’ESM prévue début 2017. En ligne de mire : un vol inhabité autour de la Lune en 2018.

Pour en savoir plus sur l’ESM développé par Airbus Defence and Space : http://www.space-airbusds.com/orion/index_FR.html

Europe: l’USAF inquiète de la menace russe

Le général Frank Gorenc, à la tête de l’US Air Force en Europe, a livré une intéressante interview au média spécialisé américain Defense News (pour y accéder, cliquez ici).

Le constat est clair et sans appel, pour lui, la menace la plus inquiétante en Europe est la Russie.

« Je constate une Russie qui a démontré des capacités logistiques et de frappes à très longue portée (…) et qui continue d’opérer en dehors des règles de la communauté internationale »

« Nous faisons beaucoup pour rassurer nos alliés en Europe, mais ils nous demandent encore plus », admet le général Gorenc.

Et cette menace russe, le général la prend très au sérieux, car en terme d’équipements militaires « la Russie est entrée dans le 21ème siècle et affiche des équipements très capables », prévient-il.

Escadron F-35 en 2021

En ce qui concerne le déploiement de moyens offensifs américains en Europe, le responsable de l’US Air Force apporte quelques précisions. Il reconnait que des F-22 basés de manière permanente en Europe, ce n’est pas pour aujourd’hui. Par contre, le premier escadron de F-35 basé de manière permanente en Europe doit être opérationnel dès 2021.

« J’adorerai avoir à la fois le F-22 et le F-35 en Europe. (…) Mais il n’y a aucun plan à ce sujet… »

Airbus A330 : la construction du site de Tianjin est lancée

La construction du futur centre d’aménagement cabine et de livraison A330 d’Airbus à Tianjin est officiellement lancée. La pose symbolique de la première pierre s’est déroulée le 2 mars, en présence de Fabrice Brégier, président d’Airbus. Le site est situé à proximité de la chaîne d’assemblage final des appareils de la famille A320 : A320ceo actuellement et A320neo dans un deuxième temps.

La future structure réalisera à partir de 2017 l’aménagement cabine, la peinture des avions, les essais en vol, ainsi que les vols « d’acceptance » clients, jusqu’à la livraison des avions. Les Airbus A330 devant être finalisés à Tianjin continueront d’être assemblés à Toulouse mais seront peints et recevront leurs aménagements cabines passagers à Tianjin.

Les compagnies aériennes chinoises comptent en flotte près de 130 A330 et la Chine a commandé en octobre 2015, via sa centrale d’achats CASC, 30 A330 supplémentaires dont un nombre toujours non précisé d’A330 régional.

F-35 : L’USAF poursuit la préparation opérationelle

L’US Air Force a annoncé que pour la première fois, durant la semaine du 25 février, des chasseurs F-35A appartenant à des unités opérationnelles ont procédé à des largages de bombes. Ces appareils sont opérés par le 388ème et le 419ème escadron (Fighter wing). Les exercices de tir se sont déroulés sur le polygone d’essai de l’Utah.

Le F-35A a déjà procédé à plusieurs largages de bombes mais au sein d’unités non opérationnelles se consacrant aux essais et aux évaluations en vol. C’est donc la première fois que des appareils et des pilotes qui seront appelés à partir en opération s’entraînent à mettre en œuvre de l’armement.

C’est au sein du 388ème et du 419ème escadrons que le F-35A devrait être déclaré opérationnel (L’US Air Force prononcera alors l’IOC : initial operational capability) entre août et septembre 2016 selon l’US Air Force. Le F-35A sera alors jugé « apte au combat ».

Le F-35B (Version à décollage court et atterrissage vertical) a été déclaré opérationnel durant l’été 2015 au sein du corps des Marines. Lors du dernier salon du Bourget, Lockheed Martin estimait que l’appareil était apte à partir au combat. Le F-35B n’a cependant toujours pas été déployé en opération.