Un Falcon 7X de la République Française à Saint-Pierre-et-Miquelon

Une chose est sûre les éventuels spotters de la région apprécieront certainement l’image. Ce n’est pas tous les jours que l’archipel français habité le plus septentrional reçoit la visite d’un Président de la République. Car François Hollande se rend ce mardi 23 décembre 2014 à Saint-Pierre-et-Miquelon avec le Dassault Falcon 7X qui lui sert pour une partie de ses déplacements officiels. Mais au fait pourquoi ne pas utiliser l’Airbus A330-200 habituellement affecté aux missions long-courriers ?

En fait pour une raison purement technique, et liée aux infrastructures mêmes de cette France du bout du monde : l’aéroport local ne peut nullement recevoir un avion de ce gabarit. L’aéroport de la Pointe-Blanche est effet destiné à accueillir des avions de transport types ATR-42, ATR-72, Dash 8, ou encore des jets régionaux. Les seuls avions « de ligne » acceptés sont les biréacteurs monocouloirs Airbus A320 et Boeing 737.

Hors le seul avion capable de remplir la mission Cotam Unité, en dehors de l’A330, est le triréacteur d’affaire Dassault Falcon 7X, actuellement le fer de lance du constructeur français.
Et pour ce vol officiel les passagers sont triés sur le volet : outre le Président de la République, l’avion embarque Georges Pau-Langevin, l’actuelle ministre des Outre-mers, le cabinet du président, et quelques officiers de sécurité du GSPR. Au total une petite dizaine de personnes grand maximum.

Depuis l’avènement de la Cinquième République en 1958 ce n’est que le quatrième voyage officiel d’un chef d’état français dans cette collectivité française proche du Canada. Les précédentes remontent à 1967 pour Charles de Gaulle, 1987 pour François Mitterrand, et 1999 pour Jacques Chirac.

Ce voyage permet aussi de démontrer que non seulement le Falcon 7X est un véritable jet transatlantique (ce que l’on savait depuis longtemps) mais qu’en plus il est capable d’opérer dans des conditions climatiques rigoureuses. On sait que nos lecteurs canadiens aiment bien railler gentiment (n’est-ce pas Marcel ?) la tendance française qui veut que l’on s’inquiète au moindre centimètre de neige qui viendrait à recouvrir nos aéroports, eh bien là le pilote du Falcon présidentiel en aura largement sa dose.

Photo © Olivier Cabaret.