Chiffres du trafic Fraport – août 2016 : le trafic touristique continue d’être affecté par les réservations limitées

L’aéroport de Francfort dessert près de six millions de passagers en août 2016 – le groupe d’aéroports Fraport enregistre des résultats mitigés

FRA/gk-rap – En août 2016, près de six millions de passagers ont transité par l’aéroport de Francfort (FRA), ce qui représente une baisse de 5 pour cent en comparaison du mois d’août 2015 au résultat fort. Comme au cours des mois précédents, la situation géopolitique actuelle continue d’avoir un impact négatif sur le volume de passagers. Les réservations limitées des vacanciers ont entraîné une baisse du trafic de passagers, notamment vers les destinations touristiques de l’Égypte, la Tunisie et la Turquie. Cette baisse n’a pas pu être compensée par la forte croissance du trafic touristique vers les îles Baléares et les Canaries qui ont connu une hausse de 10 et même 30 pour cent respectivement. Le trafic intercontinental du FRA a également ralenti, ce qui met en lumière les inquiétudes des vacanciers – particulièrement de l’Extrême-Orient – du point de vue de la sécurité en Europe.

De ce fait, le nombre de mouvements d’avions a baissé de 2,3 %, pour atteindre 41 803 décollages et atterrissages. La masse totale cumulée au décollage a diminué de 1,8 pour cent pour atteindre 2,7 millions de tonnes alors que la masse totale moyenne au décollage a augmenté de 127,9 tonnes, ce qui est un nouveau record pour le mois d’août. Le volume de fret (fret aérien + fret postal) est resté presque stable pour atteindre 171 871 tonnes dans le mois du rapport (moins 0,1 pour cent).

Le portefeuille d’aéroports internationaux de Fraport AG a continué d’enregistrer des résultats mitigés en août 2016. L’aéroport de Ljubljana (LJU), en Slovénie, a accueilli 165 137 passagers durant le mois considéré, ce qui représente une diminution de 8,1 % par rapport à l’année précédente. Par contre, l’aéroport de Lima (LIM), la capitale du Pérou, a vu son trafic grimper de 9,6 % pour atteindre 1,8 million de passagers. Les aéroports Fraport Twinstar de Varna (VAR) et Bourgas (BOJ) sur la côte bulgare de la mer Noire ont accueilli au total 1,3 million de passagers, ce qui représente une augmentation de 17,2 % par rapport à l’année dernière. L’aéroport d’Antalya (AYT) en Turquie et celui de Saint-Pétersbourg Pulkovo (LED) en Russie ont enregistré une baisse notable de passagers avec un trafic de 2,8 millions de passagers (moins 38,8 pour cent) et environ 1,6 million de passagers (moins 8,0 pour cent) respectivement. En Allemagne, l’aéroport de Hanovre (HAJ) a enregistré une baisse de 6,9 pour cent pour atteindre un trafic de 549 088 passagers. L’aéroport de Xi’an Airport (XIY) en Chine centrale, au contraire, a enregistré une augmentation à deux chiffres du trafic, avec une hausse de 10,9 pour cent et près de 3,5 millions de passagers. En revanche, XIY a poursuivi sa tendance à la hausse de ces derniers mois.

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Rapport d’activités 2015

Le Fonds de dotation ENAC a publié en juillet 2016 son rapport d’activité 2015.

Ce document décrit les grands événements et actions qui ont marqué la structure au cours de l’année écoulée.

Vous pouvez le parcourir en cliquant ici.

LE FONDS DE DOTATION ENAC

Créé par l’ENAC fin 2012, l’objectif du Fonds de Dotation ENAC est double. Il s’agit de servir l’intérêt général tout en accompagnant le développement de l’ENAC à travers des initiatives financées par le mécénat, en accord avec le plan stratégique de l’établissement.

Outil de promotion et de valorisation des savoir-faire de l’ENAC, la vocation du Fonds ENAC est donc de proposer des projets innovants.

Le Fonds soutient plus particulièrement 3 axes de développement qui ont pour objectif de renforcer l’envergure et l’ouverture de l’ENAC :

  1. Renforcer le rayonnement international de l’école;
  2. Permettre l’insertion de tous les talents au sein de l’école sans distinction de sexe, d’origine sociale ou de handicap;
  3. Développer la recherche afin de poursuivre l’innovation à travers la création de chaires.

Site Internet du FDD ENAC

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Le LUH réalise son premier vol avec le moteur Ardiden 1U

Le premier vol de l’Ardiden 1U de Safran, motorisant l’hélicoptère indien LUH (Light Utility Helicopter), a eu lieu le 6 septembre à Bangalore. Le LUH est un nouvel hélicoptère de 3 t, monomoteur et multi-missions, développé par Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL). L’Ardiden 1U a atteint les objectifs de performance prévus pour ce premier vol.

« Ce vol inaugural est une étape importante dans notre partenariat avec HAL », a déclaré Benoit Gadefait, Directeur des Programmes de Moteurs pour Hélicoptères Intermédiaires. « Avec l’Ardiden 1U, Safran démontre sa capacité à livrer des moteurs aux meilleurs standards et dans le temps imparti, pour les hélicoptères de nouvelle génération. Nous sommes très satisfaits de l’évolution de ce programme. Sélectionné par HAL en 2014, le moteur a réalisé son premier essai au banc en décembre de la même année. Il aura fallu moins de trois ans depuis sa sélection en 2014 pour réaliser ce premier vol ».

Conçu pour motoriser les hélicoptères monomoteurs, le 1U est un dérivé du moteur Ardiden 1 de 1400 shp. Certifié en 2009, le 1H1 a été développé par Safran en partenariat avec HAL. Ce moteur est actuellement en production sous la désignation Shakti et motorise le Druhv et le LCH (Light Combat Helicopter) de HAL. Plus de 250 moteurs Shakti sont actuellement en service. Safran motorise l’ensemble des hélicoptères de nouvelle génération de HAL.

L’Ardiden 1U comprend un générateur de gaz composé d’un compresseur à deux étages centrifuges, couplé à une turbine haute-pression mono-étage et une turbine de puissance à deux étages. La certification de l’Ardiden 1U est prévue pour 2018.

Certifié en 2009, le 1H1 est la première variante d’Ardiden 1. Il a été codeveloppé avec HAL. Ce moteur est actuellement en production sous la désignation Shakti et motorise le Druhv et le LCH (Light Combat Helicopter) de HAL. Plus de 250 moteurs Shakti sont actuellement en service.

Une fois certifié, le LUH bénéficiera d’un support de haute-qualité grâce à la joint-venture formée récemment par Safran et HAL pour réaliser des opérations de révision, de maintenance et de réparation (MRO) sur les moteurs des hélicoptères conçus par HAL.

Safran est présent en Inde depuis plus de 60 ans, sur trois marchés : l’aérospatial, la défense et la sécurité. Le Groupe y emploie plus de 2 500 personnes, pour des activités de conception, de production, de service et de Recherche et Développement. Safran équipe et motorise 65 % des avions et hélicoptères en service en Inde. Il est aussi l’un des principaux contributeurs à Aadhaar, le programme indien d’identité numérique basé sur la multibiométrie.

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Les Cadets de l’Air 2016 vécus par Alexandre Minasi (IPSA promo 2019)

Chaque année, le programme des Cadets de l’Air permet à de jeunes pratiquants d’activités aériennes (voir encadré) de devenir pendant deux semaines les ambassadeurs de l’aéronautique française dans un pays hôte. Trois IPSAliens faisaient partie des heureux sélectionnés pour l’édition 2016 de l’événement : Léopold Comby, Pierre Lemeunier (promo 2018) et Alexandre Minasi (promo 2019). Après Léopold passé par le Canada, c’est au tour d’Alexandre, parti représenter la France en Belgique, de revenir sur cette expérience mémorable.

Comment avez-vous entendu parler des Cadets de l’Air ?

J’ai connu les Cadets de l’Air dans mon aéroclub, en tombant sur un flyer qui prônait le caractère extraordinaire de l’échange, notamment par le fait de partir à l’étranger pour vivre une expérience hors du commun. Par chance, comme le président actuel de l’association des Cadets de l’Air français était également membre de mon aéroclub, il a pu me donner de plus amples informations sur le programme et ça m’a tout de suite intéressé. Je souhaitais rencontrer des personnes du monde entier partageant cette passion commune de l’aviation, afin de pouvoir échanger et apprendre sur leurs cultures. Enfin, l’idée de représenter la France auprès d’un pays d’échange et de pouvoir accéder à des lieux normalement fermés au public m’a donné une motivation sans précédent.

Quel est justement ton « bagage aéronautique » ?

J’appartiens à la Fédération Française d’Aéronautique (FFA), soit une fédération d’avions. Depuis 2013, je suis inscrit à l’Aéro-club Air France de Toussus-le-Noble. Au sein de mon club, j’ai cumulé 65 heures de vol sur AT-3, dans l’optique d’obtenir ma Private Pilot License (PPL).

Qu’est-ce que tu attendais de l’expérience des Cadets de l’Air ?

Mes attentes étaient nombreuses ! Tout d’abord, je voulais découvrir la Belgique, aussi bien dans le domaine aéronautique que culturel. Surtout, je souhaitais nouer des amitiés avec d’autres passionnés venant du monde entier.

Quel a été le programme sur place ?

Il a été très dense. Nous avons notamment visité plusieurs villes – Anvers, Bruges, Bruxelles… – , descendu la Lesse en kayak, découvert les bases de Coxyde et de KleineBrogel, rencontré les équipés du Service d’appui aérien de Melsbroek, etc.

T’étais-tu préparé avant le séjour ?

Non, pas vraiment si ce n’est l’achat des différents cadeaux destinés aux familles d’accueil, ou des souvenirs destinés aux Cadets étrangers que nous allions rencontrer en Belgique.

À propos de l’International Air Cadet Exchange (IACE) :

Ce programme, constituant une mission de l’Aéro-club de France depuis 1949, est proposé chaque année aux jeunes pilotes âgés entre 18 et 21 ans. Qu’ils soient pilotes, vélivoles, parachutistes ou encore aéromodélistes, tous les Cadets sont sélectionnés pour leur passion de l’aéronautique, leur sérieux et leur motivation. Durant une vingtaine de jours, ils deviennent alors les ambassadeurs de leur pays dans l’une des destinations d’échange, qu’il s’agisse de l’Angleterre, de l’Australie, de la Belgique, de la Corée du Sud, de Hong Kong, de la Suisse ou des Pays-Bas. Lors de ce séjour, les Cadets ont alors accès à de nombreuses activités liées à l’aéronautiques (vols, sorties touristiques, visites officielles, etc.).

Issus de l’aviation civile en France et de l’aviation militaire dans les pays anglophones, les Cadets de l’Air ont l’opportunité de découvrir les activités aéronautiques, la culture et les visions de divers pays. Le but de cet échange est de « promouvoir l’amitié et la tolérance par-delà les frontières en réunissant des jeunes » autour de leur passion commune : l’aviation.

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Projet de cession de Latécoère Services au Groupe ADF

Projet de cession de Latécoère Services au Groupe ADF

Dans le cadre du recentrage du Groupe Latécoère sur son cœur de métier et de la mise en œuvre de son projet deTransformation 2020, le Groupe avait annoncé l’étude d’une éventuelle cession de Latécoère Services.

Présenté en juin 2016, le repositionnement de Latécoère vise à améliorer la compétitivité du Groupe et à l’adapter aux besoins de ses clients dans une industrie aéronautique en profonde mutation et un écosystème concurrentiel toujours plus exigeant.

C’est dans ce contexte que le Conseil d’administration du Groupe Latécoère, réuni ce jour, annonce avoir reçu de la part du Groupe ADF une offre ferme d’achat de Latécoère Services, qu’il a décidé d’accepter dans son principe.

ADF, groupe de service en ingénierie et maintenance pour l’industrie, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de près de 300 M€ et emploie 3000 collaborateurs sur 5 pays.

Il sert principalement les secteurs de l’énergie, de l’aéronautique, de la pétrochimie et des matériaux.

Cette acquisition permettrait au Groupe ADF d’atteindre ainsi trois objectifs de son plan stratégique :

renforcer son savoir-faire d’intégrateur industriel, accélérer son plan de croissance sur le secteur de l’Aéronautique et renforcer son implantation internationale.

Le périmètre cédé représente 101M€de chiffre d’affaires au 31/12/2015 et regroupe 841collaborateurs.

Cette opération devrait être effective dans les comptes consolidés du Groupe Latécoère au 31 décembre 2016.

Ce projet de cession reste soumis à un processus d’information et de consultation des instances représentatives du personnel et à l’approbation des autorités de concurrence compétentes.

La finalisation de ce projet est attendue au quatrième trimestre 2016 et contribuera,à la réduction de la dette financière et au

redéploiement du Groupe Latécoère.

Marc Eliayan, Président d’ADF a déclaré «A travers cette intégration, ADF enrichira son offre de services. Elle contribue à construire les solutions compétitives que nous imaginons pour nos clients de l’aéronautique et plus largement de l’industrie. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’accueillir les expertises et les talents de Latecoere Services au cœur del’aventure humaine et industrielle de notre groupe».

Pierre Gadonneix, Président du Conseil d’administration et Directeur Général de Latécoère a déclaré

«Le Groupe Latécoère vient de franchir une nouvelle étape dans la concrétisation de son projet stratégique Transformation 2020. Comme annoncé, toutes les équipes sont concentrées sur l’amélioration de la compétitivité de l’entreprise. Dans le même temps, le programme d’investissements est destiné à renforcer le leadership du Groupe sur ses métiers à haute valeur ajoutée : les portes et les systèmes d’interconnexion».

La mise en place de ce projet est soumise à l’information consultation préalable des instances représentatives du personnel

Source : Latécoère

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Turkish Airlines s’envole vers les Seychelles

Turkish Airlines propose désormais trois liaisons hebdomadaires vers Mahé, aux Seychelles. Il s’agit de la troisième des îles vanille desservie par la compagnie.

Turkish Airlines, déjà forte de 48 destinations en Afrique, élargit son réseau aérien sur ce continent avec l’ajout des Seychelles, portant le nombre total de destinations mondiales desservies par la meilleure compagnie aérienne d’Europe à 243, et à 49 en Afrique.

Turkish Airlines, qui dessert 117 pays, est la compagnie aérienne qui propose des liaisons avec le plus de pays dans le monde, Seychelles comprises. La compagnie offre un nouvel itinéraire et une expérience exceptionnelle sur ses vols à destinations de 15 villes sublimes réparties dans le monde entier, comme Paris, Dubaï, Francfort, Londres, Milan, Bombay, Abu Dhabi, Vienne, Munich, Zurich, Rome, Moscou, Dusseldorf, Colombo et Hong Kong.

Trois vols hebdomadaires seront déployés les lundis, mercredis et samedis, avec un départ d’Istanbul à 1h05 à bord d’un TK748 arrivant à destination à 10h55. Le retour s’effectuera à bord d’un TK749 au départ des Seychelles à 12h25 avec une arrivée à Istanbul à 18h10 ces mêmes jours.

Informations complémentaires sur les vols;

 Vol No. Début Jours Départ Arrivée TK 748 31 Octobre 2016 Lundi, Istanbul 1h05 Seychelles 10h55 mercredi, samedi TK 749 31 octobre 2016 Lundi, Seychelles 12h25 Istanbul 18h10 mercredi, samedi

Tous les horaires sont indiqués en heures locales.

Pour consulter le calendrier des vols, veuillez consulter le site http://www.turkishairlines.com, contacter le centre d’appel au +90 212 444 0849 ou vous rendre dans une agence Turkish Airlines.

Turkish Airlines, Inc.Relations avec les médias

À propos de Turkish Airlines:

Établie en 1933 et dotée à l’époque d’une flotte de 5 avions, la compagnie aérienne Turkish Airlines, membre éminent de Star Alliance et compagnie 4 étoiles, compte aujourd’hui 335 avions (passagers et cargo) desservant 291 destinations dans le monde entier, dont 242 vols internationaux et 49 vols nationaux. Selon l’enquête Skytrax 2016, Turkish Airlines a été nommée «Meilleure compagnie aérienne d’Europe» pour la sixième année consécutive, et «Meilleure compagnie aérienne d’Europe du Sud» pour la huitième année consécutive. Turkish Airlines est lauréate du titre mondial «Meilleur service de restauration en classe Économie» en 2010, du titre mondial «Meilleur service de restauration en classe Affaire» en 2013 et2014, et des titres «Meilleur service de restauration dans un salon de classe Affaire d’une compagnie aérienne» et «Meilleur salon de classe Affaire d’une compagnie aérienne» selon l’enquête de l’année dernière. Turkish Airlines a de nouveau remporté les titres mondiaux «Meilleur service de restauration dans un salon de classe Affaire d’une compagnie aérienne» et «Meilleur service de restauration en classe Affaire» cette année. De plus amples informations concernant Turkish Airlines sont disponibles sur son site Web officiel http://www.turkishairlines.com et sur ses comptes de réseaux sociaux Facebook, Twitter, YouTube, LinkedIn et Instagram.

À propos de Star Alliance:

Le réseau Star Alliance, créé en 1997, constitue la première alliance véritablement mondiale de compagnies aériennes qui propose des voyages dans le monde entier et des services de prestige complets aux voyageurs internationaux. Sa popularité sur le marché a été saluée par de nombreux prix, notamment les prix Leadership sur le marché mondial des transports aériens et Meilleure alliance de compagnies aériennes par le Business Traveller Magazine et Skytrax. Les compagnies aériennes membres comprennent Adria Airways, Aegean Airlines, Air Canada, Air China, Air India, Air New Zealand, ANA, Asiana Airlines, Austrian, Avianca, Avianca Brazil, Brussels Airlines, Copa Airlines, Croatia Airlines, EGYPTAIR, Ethiopian Airlines, EVA Air, LOT Polish Airlines, Lufthansa, Scandinavian Airlines, Shenzhen Airlines, Singapore Airlines, South African Airways, SWISS, TAP Portugal, Turkish Airlines, THAI et United. Le réseau de Star Alliance offre plus de 18 500 vols quotidiens reliant 1 330 aéroports dans 192 pays.

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Déconvenues et défis pour le transport dans le ciel et l’espace

Déconvenues et défis dans le ciel et l’espace avec le transport de fret ou le transport spatial

Que ce soit pour le transport de fret avec l’Airlander 10 ou le transport spatial, la tendance est vers la réduction des coûts. Elle ne se fait pas sans déboires et le chemin reste encore long afin d’acquérir une réelle confiance dans ces concepts revisités.

L’engouement pour les aérostats est récurrent. Et malgré la tragique fin du Hindenburg de la firme Zeppelin détruit par un incendie le 6 mai 1937 lors de son atterrissage à Lakehurst dans le New-Jersey, tout juste un an après sa mise en service régulier, les projets n’on cessé d’éclore. D’autant plus que dorénavant des spécialistes estiment que les aérostats pourraient être une alternative économique, sans pollution ou nuisance sonore, au transport de fret par avion, mais aussi par route ou voies maritime ou fluviales.

Alors l’âge d’or des aérostats est-il revenu ?

Car outre l’Airlander 10 qui a fait son premier vol le 18 août dernier, il existe plusieurs projets à travers le Monde et notamment en France où l’on compte pas moins de trois projets qui stagnent cependant au niveau du développement, même si le Stratobus de Thales Alenia Space (TAS) soutenu par le pôle de compétitivité Safe (réunissant depuis fin 2015 les anciens pôles Pégase et Risques), est censé prendre les airs en 2020. Mais comme sa définition l’indique et même s’il mesure une centaine de mètres de long il s’agit d’un dirigeable stratosphérique stationnaire qui n’a pas pour vocation de transporter de lourdes charges mais de faire de la surveillance ou de servir de plateforme relais de données.

Lorsque l’Airlander 10 a pris son envol pour une trentaine de minutes, tout le monde a salué le succès de la firme britannique Hybrid Air Vehicules qui avait repris le développement de l’engin lancé à l’origine par Lockheed Martin. Hélas c’était allé un peu vite pour se réjouir. Car la seconde tentative qui avait pourtant bien démarré s’est soldée le 24 août par un atterrissage sur le nez, sans dommage pour l’équipage.

Si tout le monde a été un peu rapide pour crier victoire lors du succès de la première tentative, il serait aussi prématuré d’enterrer le projet dès le premier incident certes fâcheux mais sans conséquences humaines. Car pourquoi faire des essais si ce n’était pas pour « débugger » un nouveau système, qu’il s’agisse d’un avion, d’une voiture, d’un train, d’un ballon encore plus lorsqu’il s’agit comme ici du plus gros appareil volant au Monde ?

Certes c’est une très grosse déconvenue qui va retarder sensiblement le programme car il va falloir comprendre les raisons de cet atterrissage raté.

Autre déconvenue encore durant cet été que celle de l’explosion sur son pas de tir de la fusée Falcon 9 de SpaceX.

Une explosion qui s’est produite le 1er septembre alors que sa charge marchande était déjà installée. C’est donc à une double perte qu’est confrontée la firme d’Elon Musk. Non seulement l’exploitant des satellites Amos réclame 50 millions de dollars à SpaceX, mais en plus il risque de ne pas pouvoir se vendre au Chinois Xinwei dont les accords de principe avaient été actés à condition que le satellite Amos 6 soit placé en orbite et soit opérationnel. Une vente qui devait s’effectuer pour un montant compris entre 200 et 300 millions de dollars. Des pertes auxquelles il faut ajouter que de la capacité d’Amos 6 avait déjà été réservée par Facebook ainsi que par Eutelsat qui estime à 5 millions d’euros son futur manque à gagner.

Bien évidemment le lancement et son satellite étaient assurés, d’ailleurs le constructeur du satellite Amos 6, Israel Aerospace Industries, affiche son prix de vente à 200 millions de dollars. Les pertes sont donc élevées, mais pour SpaceX, la perte de ce lanceur et de sa charge payante va constituer un vaste défi pour l’avenir. D’une part l’exemplaire de cette fusée réutilisable est perdu à tout jamais, mais l’échec va probablement faire réfléchir de nombreux clients à commencer par SES .

En effet la firme luxembourgeoise SES avait le 30 août conclu un accord avec SpaceX pour le lancement de son satellite SES-10 (par ailleurs construit par Airbus Defence and Space) « avec une fusée orbitale Falcon 9 ayant fait ses preuves en vol ». Ce qui signifie en clair qu’il s’agissait du premier contrat signé par Space X pour la réutilisation d’un de ses lanceurs Falcon 9.

Certes SES a déjà confié le lancement de plusieurs de ses satellites SES à la firme SpaceX, mais il s’agissait d’un lancement avec une fusée Falcon 9 « neuve ». Pour SES-10 il s’agira d’une fusée Falcon 9 « réhabilitée ». Il faudra certainement beaucoup plus de temps que prévu à la firme de Californie pour peaufiner la « réhabilitation » de ses fusées après un premier vol. Et pourtant c’est une des caractéristiques de ces lanceurs avancées par Elon Musk pour diminuer le coût des lancements et venir concurrencer les sociétés de lancement bien implantées sur le marché. Arianespace est une cible prioritaire.

Elle s’apprête à procéder ces jours-ci à son septième lancement de l’année avec le lanceur Vega tandis qu’elle s’apprête aussi à lancer en novembre une mission transportant des satellites de la constellation Galileo. Une mission qui devrait être plus que symbolique car elle doit permettre à Arianespace d’égaler le record de lancements réussis d’affilée par Ariane 4 qui était de 74.

Nicole Beauclair pour AeroMorning

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Aeroflot annonce ses résultats financiers conformes aux normes IFRS pour le 1er semestre 2016

Le Groupe Aeroflot (« le Groupe », symbole à la Bourse de Moscou : AFLT) publie aujourd’hui ses résultats financiers intermédiaires consolidés abrégés pour le semestre clos le 30 juin 2016, préparés selon les normes d’information financière internationales (IFRS).

Principales données financières du Groupe Aeroflot pour le 1ersemestre 2016

  • Les recettes se sont élevées à 223 824 millions de roubles, en hausse de 26,8 % en glissement annuel ;
  • L’excédent brut d’exploitation avant loyers (EBITDAR) a pratiquement doublé en un an pour atteindre 58 397 millions de roubles. La marge EBITDAR a augmenté de 7,3 % points de pourcentage (pp) pour s’établir à 26,1 % ;
  • L’EBITDA a plus que doubler en glissement annuel pour se situer à 30 035 millions de roubles. La marge EBITDA a augmenté de 5,9 % pp pour s’établir à 13,4 % ;
  • Le bénéfice d’exploitation a été multiplié par quatre à 23 250 millions de roubles ;
  • Le résultat net s’est chiffré à 2 467 millions de roubles.

Shamil Kurmashov, directeur général adjoint Commerce et Finance de la société anonyme publique Aeroflot, a commenté :

« La hausse soutenue de 26,8 % des recettes du Groupe Aeroflot lors du premier semestre 2016 s’explique par le maintien de solides résultats d’exploitation. Le nombre de passagers transportés a progressé de 10,3 % en glissement annuel grâce à une demande forte et soutenue de vols intérieurs et au lancement de nouvelles liaisons internationales. Le coefficient d’occupation des sièges a augmenté de 2,9 pp en glissement annuel, à 78,6 %. »

« Les coûts d’exploitation ont été strictement maîtrisés afin de compenser les effets persistants des fluctuations des taux de change. Au premier semestre 2016, le montant total des frais d’exploitation a progressé à un rythme moins soutenu que les recettes : les recettes au siège kilomètre offert ont enregistré un rebond de 18,9 % contre 8,6 % pour les coûts par siège kilomètre offert. Parmi les autres facteurs ayant influé sur les résultats figurent les mesures prises pour améliorer l’efficacité énergétique qui ont permis de réduire la consommation de carburant par siège kilomètre offert de 1,4 % en glissement annuel et de la porter à 22,8 grammes. La baisse de la consommation unitaire et l’amélioration de l’efficacité énergétique, associées à une réduction du coût moyen du carburant, nous ont permis de maintenir notre facture carburant, le poste de dépenses le plus important, pratiquement à l’identique par rapport à l’an dernier malgré une progression de 4,6 % de nombre d’heures de vol du Groupe. »

« De ce fait, l’EBITDA a plus que doubler en glissement annuel pour atteindre 30 035 millions de roubles. La marge EBITDA a augmenté de 5,9 pp pour s’établir à 13,4 %. »

« L’optimisation continue à l’?uvre dans les sociétés du Groupe, associée à une réévaluation des investissements, a induit des coûts additionnels ponctuels qui n’ont pas empêché le Groupe Aeroflot d’enregistrer un bénéfice net de 2 467 millions de roubles contre une perte nette de 3 541 millions de roubles il y a un an. »

« Tenir notre cap actuel est une priorité et nous espérons que les résultats nets positifs enregistrés sur la période contribueront à une progression des résultats financiers sur l’année, progression qui nous permettrait de pouvoir recommencer à verser des dividendes aux actionnaires de la société anonyme publique Aeroflot. »

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Coopération spatiale entre la France et la Thaïlande

Coopération spatiale entre la France et la Thaïlande/ Volet spatial de la lutte contre le changement climatique

Le CNES et la GISTDA signent un accord pour THEOS

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES et Dr. Anond Snidvongs, Directeur exécutif de la GISTDA (Geo-Informatics and Space Technology Development Agency), ont signé lundi 5 septembre à Bangkok, un accord relatif au satellite THEOS. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de la Science et de la Technologie, Dr. Pichet Durongkaveroj et de l’Ambassadeur de France en Thaïlande, Gilles Garachon.

Le CNES et la GISTDA avaient signé en 2015 une lettre d’intention pour favoriser la coopération sur diverses applications spatiales et en juin dernier, ils avaient organisé ensemble à Bangkok, un séminaire sur l’espace et l’agriculture, une priorité en matière d’applications de la télédétection spatiale pour la Thaïlande.

L’objectif de l’accord signé ce jour est de poursuivre l’étalonnage et la calibration de l’instrument optique du satellite THEOS, grâce à la mise en commun de sa capacité et des techniques d’étalonnage de la base de données SADE du CNES, développée sur les instruments optiques de différents satellites d’observation de la Terre.

Les relations spatiales entre la France et la Thaïlande ont toujours été de grande qualité, grâce à la confiance acquise avec les lancements par Ariane de cinq satellites Thaicom. En 2000 était

créée la GISTDA, avec une mission fortement centrée sur les applications opérationnelles liées à l’observation de la Terre. La réalisation par l’industrie française du satellite d’observation de la

Terre THEOS, menée dans le cadre d’un accord intergouvernemental, a conforté la coopération entre la France et la Thaïlande, soutenue par les réunions périodiques d’un comité mixte

réunissant les dirigeants du CNES et de la GISTDA et des représentants des Ministères des Affaires Étrangères et des industriels.

En marge de cette signature, Jean-Yves Le Gall est revenu sur la COP22 qui se déroulera en novembre prochain à Marrakech et où le spatial occupera une place majeure, à la suite des décisions prises lors de la COP21 à Paris. En particulier, la Déclaration de New Delhi, qui lui a fait suite, marque un véritable tournant en mettant les outils spatiaux au service de la lutte contre le

changement climatique et il a fait part à ses hôtes de son souhait d’intensifier les échanges avec la Thaïlande autour de la lutte contre le changement climatique.

À l’issue de cette rencontre, il a déclaré : « Je me réjouis de la signature de cet accord qui va donner un nouvel élan à la coopération spatiale entre la France et la Thaïlande, l’un des tout premier pays à s’être doté d’un satellite national d’observation de la Terre.

Véritable précurseur en matière d’espace dans la région Asie-Pacifique, la Thaïlande confirme chaque jour davantage ses ambitions en matière d’applications spatiales et la France se félicite de pouvoir l’accompagner avec sa technologie. »

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365 jours à la conquête de mars

En terminant la mission HI-SEAS 4 de la NASA , Cyprien Verseux (Sup’Biotech promo 2013) n’a pas seulement pu retrouver le plaisir de respirer à l’air libre après un an d’isolation : il a aussi pu connaître les joies de l’engouement médiatique ! Cet Ancien a ainsi fait le tour des médias pour répondre aux questions des journalistes, témoigner et livrer son ressenti quant à une éventuelle future conquête de Mars. Voici donc une revue de presse (non exhaustive) entièrement consacrée à la fin de son aventure astrobiologique.

Télévisions :

Presse :

A PROPOS DE SUP’BIOTECH

Sup’Biotech est une école spécialisée en Biotechnologies, proche du monde de la Recherche comme du monde de l’Entreprise, qui propose une formation innovante en 5 ans après le bac. Ce cursus permet aux étudiants d’accéder rapidement à des postes à responsabilités, en France comme à l’International, dans les secteurs très porteurs de la santé et la pharmacie, de l’innovation agroalimentaire, de la cosmétologie, de la bio-informatique ou encore de l’environnement. Les études, combinant fondamentaux académiques, projets étudiants et stages en entreprise, sont découpées en deux parties selon la norme européenne : le cycle Bachelor of Biotechnology (3 ans) et le cycle Expertise (2 ans). La formation d’expert(e) en ingénierie des biotechnologies de Sup’Biotech est labellisée par Industries and Agro-Ressources (I.A.R.). Sup’Biotech est un établissement d’enseignement supérieur privé, reconnu par l’État (arrêté du 15/12/14 et B.O du 08/01/15).

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