Inauguration de deux centres de formation à Salon-de-Provence

L’armée de l’air et le groupe DCI (Défense Conseil International), spécialiste de la formation et du transfert de savoir-faire des armées françaises, ont inauguré aujourd’hui deux centres: le Centre d’excellence drone (CED) ainsi que le Centre international de Formation Académique et Aéronautique (DCI-CIFAA).

Ces deux nouveaux centres ont été inaugurés sur la Base aérienne 701 de Salon-de- Provence par le Général de brigade aérienne Francis Pollet, commandant l’École de l’air et la Base aérienne 701, et Jean-Michel Palagos, Président de DCI.

Le Centre d’excellence drones (CED) de l’armée de l’air capitalise sur le savoir-faire acquis sur les drones depuis le Harfang en Afghanistan et aujourd’hui le Reaper au Sahel. « Le CED permet notamment d’innover dans le cadre de la surveillance des sites sensibles » indique le communiqué.

Les infrastructures du Centre International de Formation Académique et Aéronautique (CIFAA) ont été entièrement réhabilitées par DCI afin d’étendre ses capacités. Au sein du CIFAA, DCI propose des formations pour des armées étrangères, avec pour objectifs les premières d’aborder les phases de la formation d’un pilote militaire ou d’intégrer la prestigieuse Ecole de l’air.

Après trois ans consacrés à l’apprentissage du français et à une préparation spécifique, notamment universitaire, les stagiaires étrangers peuvent ensuite suivre les deux années de formation de l’Ecole de l’air

Cette formation est à distinguer du « Cours International de l’Ecole de l’air », lancé en 2015, qui est identique au cours de licence de l’Ecole de l’air mais intégralement dispensé en anglais, il délivre un Bachelor.

Agenda bien rempli pour le « Charles de Gaulle » en juillet

Le porte-avions « Charles de Gaulle » doit mener sa requalification organique à l’issue de plusieurs mois à quai à Toulon, notamment pour remettre en état le pont d’envol. Cette semaine, c’est l’équipage qui s’entraîne après des mois à terre, puis les pilotes du groupe aérien embarqué, désormais uniquement composé de Rafale et de Hawkeye reviendra à bord, pour des requalifications à l’appontage. Ces pré-requis doivent permettre de renvoyer le groupe aéronaval en Méditerranée, à la rentrée, pour des frappes contre Daech.

Cet agenda opérationnel se double de deux possibilités, qui pour l’heure n’ont pas fait l’objet d’annonces et de confirmation de la part de la marine. Le PACDG doit participer dans les semaines qui viennent à la campagne Neuron, afin de vérifier l’aptitude du drone de combat de Dassault Aviation à l’environnement du porte-avions, notamment d’envisager un appontage.

L’autre activité porterait sur un tir d’évaluation des forces (TEF) de la force aéronavale nucléaire (FANu). C’est l’armée de l’air qui avait fait le dernier tir, en juin 2015. Par nature, tout ce qui concerne les tirs nucléaires ne fait l’objet d’aucune communication préalable : c’est donc la seule récurrence des ces TEF qui permet d’imaginer qu’un tel tir pourrait intervenir en 2016, hors, évidemment, des périodes d’emploi opérationnel du GAN.

Le SCARA se félicite de la création de l’ASI

L’ASI (Autorité de Supervision Indépendante) vient d’être créée par décret. Elle est chargée d’homologuer les tarifs des redevances aéroportuaires et donner un avis conforme sur les CRE (Contrats de Régulation Economique). Elle pourra être saisie par chaque partie intéressée pour donner des avis avant toute prise de décision, bien qu’elle n’ait pas à les motiver.

Le SCARA (Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes) se félicite de cette création qui intervient deux ans après l’action du SCARA qui avait conduit à invalider le fonctionnement actuel de la fixation des taxes, jugé insuffisamment indépendant par le Conseil d’Etat pour respecter la directive européenne.

« Bien que rattachée aux CGEDD (Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable) lui-même placé sous l’autorité du Ministre chargé des Transports, l’indépendance de la nouvelle ASI est en théorie garantie par ses règles de fonctionnement et par sa composition.

Pour apprécier le niveau réel d’indépendance de l’ASI, le SCARA précise « qu’il portera une attention particulière aux décisions qui seront prises sur les deux prochains dossiers : les tarifs 2016 de Paris Aéroport qui n’ont pas été homologués et l’élaboration du Contrat de Régulation Economique de l’aéroport de Nice.

Juno a réussi son insertion sur orbite jovienne

Cinq ans après son lancement, la sonde américaine Juno s’est correctement placée sur orbite autour de Jupiter la nuit dernière.

C’est le doodle de ce 5 juillet sur le plus célèbre moteur de recherche du monde : depuis ce matin (2h50 UTC, soit 4h50 heure de Paris), la sonde américaine Juno est sur orbite autour de la plus grosse planète du système solaire, après un périple de 2,7 milliards de kilomètres parcourus en près de 1 800 jours (elle avait été lancée le 5 août 2011 depuis Cape Canaveral à l’aide d’une Atlas V 551). La manoeuvre qui consistait à freiner la sonde durant 35 minutes, afin de réduire sa vitesse de 200 000 à 32 500 km/h. La confirmation est parvenue au centre JPL de la Nasa à Pasadena (Californie) à 3h53 UTC. Puis la sonde a pivoté vers le Soleil afin de recharger ses batteries -c’est la première sonde spatiale à destination d’une planète externe à utiliser des panneaux solaires plutôt que des générateurs radiositopes (elle est est équipée de 18 698 cellules photovoltaïques).

« La Nasa l’a encore fait. Nous y sommes, nous sommes sur orbite. Nous avons conquis Jupiter. »

Scott Bolton, PI de la mission Juno, le 5 juillet 2016.

Juno évolue désormais à 630 millions de kilomètres de la Terre sur une orbite très elliptique de 53,5 jours autour de Jupiter : 3 920 km x 802 9000 km, inclinée de 89,8°. La sonde se placera en octobre prochain sur une orbite de 14 jours. En attendant, les équipes de mission effectueront au cours des prochaines semaines les tests finaux sur les sous-systèmes de la sonde, procéderont au calibrage final des instruments scientifiques et commenceront à récolter les premières données scientifiques. C’est véritablement en août prochain que la mission scientifique va démarrer. La sonde s’écrasera à la surface de Jupiter dans une vingtaine de mois, le 20 février 2018.

Juno constitue la deuxième mission du programme New Frontiers mis en place en 2002 par la Nasa, succèdant à la mission New Horizons à destination de Pluton. Elle est réalisée en partenariat avec l’Institut national d’astrophysique italien et l’Agence spatiale italienne, pour un coût d’environ 1,1 Md$.

D’une masse de 3 625 kg au décollage, la sonde comporte sept instruments scientifiques : un radiomètre à micro-ondes MWR, un magnétomètre MAG, une expérience de radiogravité GS, deux détecteurs de particules JADE et JEDI, un instrument de mesure des ondes radio et magnétiques WAVES, un spectromètre infrarouge JIRAM et un spectromètre ultraviolet UVS. Une caméra en lumière visible JunoCam a été ajoutée sous la pression populaire.

Avec Vision 2030, l’armée belge fait le plein d’équipements

Une armée belge moins nombreuse mais mieux équipée, tel sera l’axe majeur de la vision stratégique 2030 approuvé ce jeudi par le gouvernement belge. Comme nous l’annoncions il y a quelques jours, un mouvement de rattrapage va permettre au budget de l’armée de passer d’ici à 2030 de 0,9% du PIB à 1,3 %, voire 1,5%. Comme dans le même temps le nombre de militaires passera de 32000 à 25000, une part importante du budget sera consacrée au rééquipement de l’armée belge :

  • 34 avions de combat multi rôles : 3,592 milliards, incluant une ultime remise à jours des actuels F-16 et la première remise à jour du nouvel appareil choisi.
  • 2 frégates multifonctionnelles dotées de capacité antimissiles: 1 milliard.
  • 6 navires chasseurs de mines : 932 millions.
  • 6 drones MALE : 180 millions pour deux appareils à court terme (2021-2025) et 310 millions pour 4 MALE européens à plus long terme.
  • 1 avion ravitailleur (MRTT) : 300 millions.
  • 4 avions à décollages et atterrissages courts (STOL) pour les forces spéciales : 130 millions.

Le premier escadron de Tejas est offciellement en service au sein de l’IAF

Ce n’est pas sans une certaine fierté que les Indiens ont introduit leur premier escadron de chasseurs légers (LCA, Light Combat Aircraft) Tejas (« éclat » en sanskrit) au sein de l’Armée de l’air indienne. Les appareils, de conception 100 % indienne, sont destinés à remplacer la vieillissante flotte de MiG-21. Pas moins de trente ans se sont écoulés entre le lancement du projet de chasseur léger et son introduction au sein de l’IAF.

Le premier escadron équipé de l’appareil sera basé à Bengalore pour les deux ans à venir. L’Armée de l’air indienne, qui a planifié la mise en service de six appareils cette année et huit l’an prochain, prévoit également les premiers déploiements opérationnels dans un an.

« L’an prochain, l’équivalent de deux escadrons de MiG-21 seront mis à la retraite. Les Tejas prendront leur succession » a commenté le ministre indien de la défense Manohar Parrikar, avant d’ajouter que « les LCA sont meilleurs que les MiG, lesquels accusent leur âge. Leurs pièces détachées deviennent de plus en plus difficiles à trouver ». Tous les escadrons de Tejas seront composés de vingt appareils, dont quatre serviront d’appareils de réserve.

Vers l’assemblage final du premier MRJ de série

C’est à Moses Lake que la poursuite de l’exploration de l’enveloppe de vol jusqu’à la vitesse maximale de Mach 0,78 au plafond opérationnel de 39 000 pieds, les vols aux instruments, la vérification du bon fonctionnement des systèmes anti-collision seront effectués.

De leur côté, les appareils d’essais FTA-3 et FTA-4 devraient effectuer chacun leur premier vol cet été, l’avionneur ajoute qu’ils sont en cours de préparation à cette fin.

Nouveau site de maintenance pour P&W aux Etats-Unis

Avec des commandes moteurs qui s’élèvent à plus de 7 100 turboréacteurs, selon la direction de P&W, le motoriste a l’intention de produire 200 moteurs cette année, 400 en 2017, 600 en 2018 et 1 200 en 2020. En parallèle, le motoriste va investir 65 M$ dans un centre de maintenance à proximité de Colombus, en Géorgie.

Avec les cadences de production annuelles qui vont augmenter au fil des ans, P&W a également décidé de construire un centre d’essais additionnel à Colombus, dont la première pierre devrait être posée cette année. C’est également à Colombus que sont modifiés les PW1100G victimes de démarrages lents.

A la une cette semaine : Brexit : Europe Aerospatiale, gardons le cap

Le oui au referendum sur le Brexit le 23 juin a pris l’Europe de cours. Même si dans les secteurs de la Defense et de l’Espace, les contrats en cours perdureront, la sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union Européenne pourrait entraîner un certain nombre de conséquences juridiques pour les compagnies britanniques, avec en première ligne Easyjet qui depuis 20 ans s’est développée grâce aux facilités données par le « ciel unique européen ». Pour autant, les transporteurs gardent leur sang-froid. Ils ont bon espoir que la négociation qui n’en est qu’à ses prémices entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, devrait permettre de conserver un quasi statu quo concernant le transport aérien.

Retrouvez la suite de ce dossier dans le numéro de la semaine d’Air&Cosmos (n°2507 du 1er juillet 2016).