Technologie de rupture pour les avions de ligne

L’avion NOVA de l’ONERA : une technologie de rupture pour les avions de ligne

Présenté en 2015, le concept NOVA de l’agence de recherche aérospatiale française pourrait devenir une des innovations majeures dans la conception aéronautique civile du XXIe siècle. A travers une approche technique et contextuelle, nous vous invitons à découvrir l’idée que l’ONERA se fait de l’avion de ligne de demain.

Une configuration inchangée depuis 1957

En 1957, Boeing fait voler pour la première fois son 707. Du point de vue historique, c’est le premier avion de ligne à réaction à connaître un succès commercial. Sa configuration est nouvelle à une époque où le bruit des réacteurs n’est pas commun dans les aéroports : fuselage circulaire, ailes en flèche, réacteurs sous les ailes et empennage en croix.

Quand l’Airbus A350 vole pour la première fois en juin 2013, on croit voir un avion révolutionnaire dans sa configuration, alors qu’il s’agit en réalité de la même que l’on retrouvait sur le Boeing 707 en 1957 … Même si les techniques de conception, l’aérodynamique et les matériaux utilisés ont grandement évolué, les avions de ligne d’aujourd’hui ont les mêmes gènes que ceux d’il y a 60 ans. Certes, beaucoup d’ingénieurs estiment que la configuration actuelle est idéale, mais d’autres pensent que l’état de nos connaissances nous permettent d’imaginer sérieusement de nouveaux concepts : ceux-là font partie de l’ONERA.

Un concept novateur pour l’avenir du transport aérien

L’ONERA travaille depuis maintenant 5 ans sur le concept NOVA, dont l’ambition est de démontrer qu’une nouvelle configuration d’avion commercial aux coûts d’exploitations moindres pourrait voir le jour. Le projet repose sur un avion de 180 passagers, prévu pour une autonomie de 5000 km, une vitesse de mach 0,82 et dont les formes bousculent largement les codes actuels.

Faisons un tour des innovations techniques présentes sur l’avion NOVA :

La première chose qui frappe sur cet avion est ses formes pour le moins originales. Son fuselage, ovale, a été conçu de sorte qu’il puisse participer davantage à la portance générale de l’avion. Il est également plus large que les fuselages circulaires actuels. Cela permettra de réduire la trainée et de configurer la cabine avec deux couloirs, ce qui intéresse les compagnies désireuses d’embarquer les passagers plus vite. Les ailes de l’avion présentent une forme peu ordinaire avec des pennes (ou winglets) inclinés vers le bas. Cette configuration est sensée être plus efficace que la formule actuelle de pennes inclinés vers le haut.

L’innovation technique la plus importante réside sans doute dans la configuration des moteurs :

ceux-ci sont situés à l’arrière et semblent à moitié intégrés dans le fuselage. Leur diamètre particulièrement élevé (offrant un taux de dilution important) et leur placement par rapport au fuselage sont sensés leur permettre d’aspirer directement de l’air au sein de la couche limite. Ce procédé est innovant car aucun avion ne l’a encore testé. Il permettrait de limiter les effets néfastes de cette couche d’air qui se créé autour des avions en vol et qui génère beaucoup de trainée.

Toutes ces innovations devraient concourir à réduire la traînée générale de l’avion et lui ouvriraient des vitesses de croisières plus élevées que les avions de ligne actuels. Le tout avec des coûts d’exploitation plus bas.

On sait désormais qu’une équipe d’ingénieurs est à l’œuvre pour démontrer la viabilité technique d’un concept d’avion commercial innovant. Dans un contexte où les économies de carburant font partie des priorités des compagnies aériennes, on imagine facilement le pouvoir de séduction de l’avion NOVA face aux industriels. Et même si les grands avionneurs du XXIe siècle n’ont pas encore dans leurs projets un avion de ce type, on ne peut que souhaiter un avenir commercial intéressant pour le projet NOVA. Alors future technologie de rupture ou simple concept théorique ? L’avenir du projet NOVA dépendra de la capacité de l’ONERA à convaincre les industriels.

Tarbes, Loick Laroche-Joubert pour AeroMorning

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Antoine Lapotre (IPSA promo 2018) à la conquête de l’Arizona

Semestre à l’International : Antoine Lapotre (IPSA promo 2018) à la conquête de l’Arizona

Dans le cursus de l’IPSA, tous les étudiants doivent accomplir un semestre à l’International en 4e année. Durant l’été, l’école vous propose de découvrir comment les IPSAliens de la promotion 2018 préparent leur voyage. Après Maëlie Pho, partie pour la Corée du Sud, c’est au tour d’Antoine Lapotre de raconter ses préparatifs pour son séjour dans la ville de Tucson, Arizona.

Est-ce qu’effectuer ton semestre aux États-Unis était une vraie volonté de ta part ?

Clairement ! Les États-Unis étaient mon choix numéro un. Dans mon esprit, il n’y avait pas d’autres destinations possibles.

Pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons. D’abord, il y a l’aspect culturel : n’ayant jamais mis les pieds sur le continent américain, j’étais curieux de découvrir la vie sur place. Ensuite, il y a aussi l’aspect « études » puisque l’Université d’Arizona est connue dans le monde entier. D’ailleurs, comme de nombreux professeurs reconnus en aéronautique ont été formés aux États-Unis, ça me semblait particulièrement intéressant d’aller moi aussi me former « à la source ». Enfin, c’est aussi pour moi l’occasion de découvrir un campus résolument différent de celui que j’ai connu à l’IPSA : celui qui m’attend là-bas accueille près de 35 000 étudiants et dispose de moyens hors-normes comparés à ceux dont disposent les écoles françaises.

Avant de partir pour l’Arizona, avais-tu pu déjà visiter d’autres pays ?

J’ai fait tous les pays frontaliers à la France, mais le pays le plus loin où j’ai pu me rendre, c’est Hong-Kong en 2014, dans le cadre d’un programme d’échange aéronautique : les Cadets de l’Air.

Connais-tu déjà ta date de ton retour ?

Oui. En fait, je suis un des premiers IPSAliens à arriver sur place (Antoine sera aux États-Unis à partir du 18 août) et serai aussi le premier à repartir puisque mon retour est prévu pour le 20 décembre, à la fin des cours. J’ai voulu arriver en avance car j’étais vraiment impatient de pouvoir prendre mes marques avant que ne commencent les cours. Là, je vais avoir une semaine et demi pour repérer les alentours et pourquoi pas faire quelques attractions touristiques avant le jour J.

As-tu justement programmé tes activités sur place en dehors des cours ?

Même si je me suis procuré le Guide du Routard, je n’ai pas encore établi de programme précis. En fait, tout dépendra de mon budget qui, de base, est assez serré. J’espère tout de même pouvoir me rendre au Grand Canyon. C’est mon objectif numéro un. Après, à Tucson comme dans les alentours, il y a aussi pas mal de choses à voir, comme le Musée de l’aéronautique ou encore des cimetières d’avions.

Des cimetières d’avions ?

C’est typiquement américain. Il faut savoir que l’US Air Force possède énormément d’avions. Quand ils sont en fin de potentiel, elle les met dans le désert, l’air chaud permettant aux appareils de ne pas s’oxyder. Cela lui permet éventuellement de récupérer par la suite des pièces de rechange, voire des avions complets, en cas de besoin sur les avions opérationnels. On y trouve donc des centaines d’avions de tous types : des F-14, des B-52, des F-16, etc. Il paraît que c’est très impressionnant.

Parlons du budget : comment l’as-tu préparé ?

Ma préparation pour le voyage a commencé en septembre-octobre, même si j’ai su ma destination finale qu’aux vacances de Noël. Partir pour les États-Unis serre naturellement le budget, à cause de nombreux frais obligatoires : les billets d’avion, les frais de visa, l’assurance sur place, l’assurance rapatriement, le logement, etc. Cela s’accumule très vite et, avant même de mettre les pieds sur le territoire américain, la facture s’élève déjà à près de 2 500 euros. Ce n’est donc pas si facile que ça. En ce qui me concerne, j’ai plutôt été économe ces derniers mois, en plus de donner des cours particuliers tout au long de l’année et travailler cet été. J’ai aussi la chance d’avoir mes parents pour m’aider dans ce projet.

Où seras-tu logé sur place ?

Dans un logement étudiant, à seulement 1 kilomètre du campus. Je vais le partager avec trois autres IPSAliens. Chacun possédera sa chambre et sa salle de bain. Seule la cuisine est commune.

En conclusion, concernant les cours, à quoi t’attends-tu ?

Contrairement à ce qui se fait en France, on demande davantage aux étudiants de se préparer à l’avance. Après, concernant les classes et les cours magistraux, on verra à la rentrée. Aussi, comme je sais que les étudiants américains travaillent beaucoup en mode projets, je m’attends donc à devoir en réaliser quelques-uns, voire beaucoup.

Appréhendes-tu la pratique de l’anglais ?

Pas tellement. Je ne suis pas parfaitement bilingue, mais j’ai toujours su me débrouiller pour comprendre et me faire comprendre. Même si je fais parfois des erreurs, je n’ai pas peur de pratiquer et j’espère justement que ce séjour me permettra d’avoir un anglais très fluide, voire courant.

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LA FRANCE REMPORTE LES CHAMPIONNATS DU MONDE DE VOLTIGE AÉRIENNE

LA FRANCE REMPORTE LES CHAMPIONNATS DU MONDE DE VOLTIGE AÉRIENNE ADVANCED 2016

La France vient de remporter les Championnats du monde de voltige aérienne Advanced, en Pologne. Elle termine en tête devant les Etats-Unis et la Russie. En individuel, les Français occupent les deux premières places du podium.

Les Championnats du monde de voltige aérienne Advanced se sont déroulés à Radom, en Pologne, et viennent de se terminer sur une victoire de la France. L’équipe de France Advanced remporte ainsi son deuxième titre consécutif de champion du monde.

La France confirme donc sa domination de la voltige internationale grâce à l’implication combinée des aéroclubs et de la Fédération Française Aéronautique (FFA).

Les Etats-Unis et la Russie, respectivement 2nd et 3e, sont depuis toujours des concurrents de taille de l’équipe de France. La Roumanie, quant à elle, peut se féliciter de la 4e position d’Andrei Mihai Serbu, après avoir placé un pilote sur le podium en 2015. Elle apparaît comme une nation montante, récemment équipée de nouveaux avions Extra. Cette nation pourrait être capable de présenter de très bons pilotes lors des prochaines échéances.

En individuel, le Français Loïc Lovicourt succède à un autre français, Louis Vanel.

Podium individuel

1 Loïc Lovicourt de Vendée sport aérien (FR)

2 Romain Vienne de l’AVA (FR)

  1. Wim Soens (BEL)

Podium par équipe

  1. France
  2. Etats-Unis
  3. Russie

Six Français font partie douze premiers pilotes au classement général :

  1. Loïc Lovicourt de Vendée sport aérien

    2. Romain Vienne de l’AVA

    8. Benoit Faict

    9. Jean Max VAUTIER

    10. Thomas Libaud

    12. Nicolas Durin

Rendez-vous en août 2017 en République-Tchèque pour les Championnats d’Europe.

A quand une place pour la voltige aérienne aux Jeux Olympiques ?

A propos de la Fédération Française Aéronautique (FFA)

Créée en 1929, la FFA est actrice du développement de l’aviation légère. Elle regroupe plus de 600 aéroclubs et 41 000 pilotes. La fédération fait le lien entre les pouvoirs publics, les autorités de l’aviation civile française et la communauté de l’aviation légère. Plus grande fédération de pilotes privés en Europe et 2e au monde, elle représente également 2 200 instructeurs, 2 500 avions et 600 000 heures de vol par an. www.ffa-aero.fr

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Dans le cursus de l’IPSA, tous les étudiants doivent accomplir un semestre à l’International en 4e année. Durant l’été, l’école vous propose de découvrir comment les IPSAliens de la promotion 2018 préparent leur voyage. Après Maëlie Pho, partie pour la Corée du Sud, c’est au tour d’Antoine Lapotre de raconter ses préparatifs pour son séjour dans la ville de Tucson, Arizona.

Est-ce qu’effectuer ton semestre aux États-Unis était une vraie volonté de ta part ?

Clairement ! Les États-Unis étaient mon choix numéro un. Dans mon esprit, il n’y avait pas d’autres destinations possibles.

Pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons. D’abord, il y a l’aspect culturel : n’ayant jamais mis les pieds sur le continent américain, j’étais curieux de découvrir la vie sur place. Ensuite, il y a aussi l’aspect « études » puisque l’Université d’Arizona est connue dans le monde entier. D’ailleurs, comme de nombreux professeurs reconnus en aéronautique ont été formés aux États-Unis, ça me semblait particulièrement intéressant d’aller moi aussi me former « à la source ». Enfin, c’est aussi pour moi l’occasion de découvrir un campus résolument différent de celui que j’ai connu à l’IPSA : celui qui m’attend là-bas accueille près de 35 000 étudiants et dispose de moyens hors-normes comparés à ceux dont disposent les écoles françaises.

Avant de partir pour l’Arizona, avais-tu pu déjà visiter d’autres pays ?

J’ai fait tous les pays frontaliers à la France, mais le pays le plus loin où j’ai pu me rendre, c’est Hong-Kong en 2014, dans le cadre d’un programme d’échange aéronautique : les Cadets de l’Air.

Connais-tu déjà ta date de ton retour ?

Oui. En fait, je suis un des premiers IPSAliens à arriver sur place (Antoine sera aux États-Unis à partir du 18 août) et serai aussi le premier à repartir puisque mon retour est prévu pour le 20 décembre, à la fin des cours. J’ai voulu arriver en avance car j’étais vraiment impatient de pouvoir prendre mes marques avant que ne commencent les cours. Là, je vais avoir une semaine et demi pour repérer les alentours et pourquoi pas faire quelques attractions touristiques avant le jour J.

As-tu justement programmé tes activités sur place en dehors des cours ?

Même si je me suis procuré le Guide du Routard, je n’ai pas encore établi de programme précis. En fait, tout dépendra de mon budget qui, de base, est assez serré. J’espère tout de même pouvoir me rendre au Grand Canyon. C’est mon objectif numéro un. Après, à Tucson comme dans les alentours, il y a aussi pas mal de choses à voir, comme le Musée de l’aéronautique ou encore des cimetières d’avions.

Des cimetières d’avions ?

C’est typiquement américain. Il faut savoir que l’US Air Force possède énormément d’avions. Quand ils sont en fin de potentiel, elle les met dans le désert, l’air chaud permettant aux appareils de ne pas s’oxyder. Cela lui permet éventuellement de récupérer par la suite des pièces de rechange, voire des avions complets, en cas de besoin sur les avions opérationnels. On y trouve donc des centaines d’avions de tous types : des F-14, des B-52, des F-16, etc. Il paraît que c’est très impressionnant.

Parlons du budget : comment l’as-tu préparé ?

Ma préparation pour le voyage a commencé en septembre-octobre, même si j’ai su ma destination finale qu’aux vacances de Noël. Partir pour les États-Unis serre naturellement le budget, à cause de nombreux frais obligatoires : les billets d’avion, les frais de visa, l’assurance sur place, l’assurance rapatriement, le logement, etc. Cela s’accumule très vite et, avant même de mettre les pieds sur le territoire américain, la facture s’élève déjà à près de 2 500 euros. Ce n’est donc pas si facile que ça. En ce qui me concerne, j’ai plutôt été économe ces derniers mois, en plus de donner des cours particuliers tout au long de l’année et travailler cet été. J’ai aussi la chance d’avoir mes parents pour m’aider dans ce projet.

Où seras-tu logé sur place ?

Dans un logement étudiant, à seulement 1 kilomètre du campus. Je vais le partager avec trois autres IPSAliens. Chacun possédera sa chambre et sa salle de bain. Seule la cuisine est commune.

Concernant les cours, à quoi t’attends-tu ?

Contrairement à ce qui se fait en France, on demande davantage aux étudiants de se préparer à l’avance. Après, concernant les classes et les cours magistraux, on verra à la rentrée. Aussi, comme je sais que les étudiants américains travaillent beaucoup en mode projets, je m’attends donc à devoir en réaliser quelques-uns, voire beaucoup.

Appréhendes-tu la pratique de l’anglais ?

Pas tellement. Je ne suis pas parfaitement bilingue, mais j’ai toujours su me débrouiller pour comprendre et me faire comprendre. Même si je fais parfois des erreurs, je n’ai pas peur de pratiquer et j’espère justement que ce séjour me permettra d’avoir un anglais très fluide, voire courant.

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Prochaine mission d’Ariane 5

Prochaine mission d’Ariane 5 : Lancement des satellites Intelsat 33e et Intelsat 36

Le mercredi 24 août, Ariane 5 s’élancera depuis le Centre Spatial Guyanais, port spatial de l’Europe, pour mettre en orbite Intelsat 33e et Intelsat 36, deux satellites de télécommunications pour l’opérateur Intelsat. Il s’agira du quatrième lancement d’Ariane 5 de 2016 et du 87ème lancement de ce lanceur.

D’une masse au lancement de 6.575 kilos, Intelsat 33e (IS-33e) est un satellite de télécommunications construit par Boeing Space Systems pour le compte de l’opérateur Intelsat. IS-33e est le deuxième satellite Intelsat de nouvelle génération EpicNG, succédant ainsi à IS-29e mis en orbite avec succès en janvier dernier. IS-33e servira les besoins de connectivité à haut débit et de haute qualité des opérateurs de télécommunications, des entreprises, de l’aéronautique et de divers médias. IS-33e opèrera en bandes C et Ku, combinant ainsi des services à haut débit en faisceaux larges et étroits sur l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Australie. Sa durée de vie opérationnelle sera de 15 ans au minimum.

D’une masse au lancement de 3.250 kilos, Intelsat 36 est un satellite de télécommunications, construit par Space Systems Loral pour le compte de l’opérateur Intelsat. Intelsat 36 permettra d’améliorer la couverture média desservant l’Afrique du Sud et l’Océan Indien, soutenant ainsi en bande Ku les services de l’opérateur sud-africain MultiChoice, principale plate-forme de radiodiffusion directe par satellite en Afrique du Sud et offrant une résilience en orbite pour la distribution de contenu vidéo en bande C. Sa durée de vie opérationnelle sera de 15 ans au minimum.

Le décollage d’Ariane 5 sera diffusé en direct sur

ariane.cnes.fr/live via la plateforme Dailymotion

Consultez les photos de la campagne au Centre Spatial Guyanais sur

https://www.flickr.com/photos/cnes/albums/72157672081054316

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Jean-Baptiste Bigouin (IPSA promo 2018) brille lors du HOP Tour des Jeunes Pilotes 2016

Vous souvenez vous de Jean-Baptiste Bigouin (IPSA promo 2018) ? L’IPSA vous en parlait au mois de juillet peu avant son départ pour l’édition 2016 du HOP Tour des Jeunes Pilotes, cette compétition aux airs d’université d’été qui réunit tous les deux ans une quarantaine de jeunes pilotes passionnés. À l’issue de deux semaines d’épreuves aériennes aux manettes d’un Grob 115 et de plusieurs escales à travers la France, l’étudiant en 3e année a été récompensé de ses efforts en atteignant la deuxième place au classement général. L’IPSA le félicite et vous propose de revivre en images le périple de Jean-Baptiste !

Envie d’en savoir plus sur le parcours de Jean-Baptiste lors du HOP Tour 2016 ? Rendez-vous sur sa page Facebook !

A PROPOS DE L’IPSA

Créée il y a plus de 50 ans, l’IPSA est l’école d’ingénieurs de l’air et de l’espace. L’école a construit au fil des années et notamment grâce à son important réseau d’anciens, des partenariats solides et durables avec cette industrie, tant au niveau civil que militaire. En prise directe avec les grands décideurs et les spécialistes du domaine, l’IPSA propose ainsi une formation en rapport avec les attentes du marché, permettant à ses étudiants de rentrer de plain-pied dans la vie active et de vivre totalement leur passion pour l’aéronautique et l’espace. L’IPSA est intégré au Concours Advance qui donne accès à 3 écoles d’ingénieurs (EPITA, ESME Sudria, IPSA) implantées sur 6 campus en France.

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Une configuration inchangée depuis 1957

En 1957, Boeing fait voler pour la première fois son 707. Du point de vue historique, c’est le premier avion de ligne à réaction à connaître un succès commercial. Sa configuration est nouvelle à une époque où le bruit des réacteurs n’est pas commun dans les aéroports : fuselage circulaire, ailes en flèche, réacteurs sous les ailes et empennage en croix.

Quand l’Airbus A350 vole pour la première fois en juin 2013, on croit voir un avion révolutionnaire dans sa configuration, alors qu’il s’agit en réalité de la même que l’on retrouvait sur le Boeing 707 en 1957 … Même si les techniques de conception, l’aérodynamique et les matériaux utilisés ont grandement évolué, les avions de ligne d’aujourd’hui ont les mêmes gènes que ceux d’il y a 60 ans. Certes, beaucoup d’ingénieurs estiment que la configuration actuelle est idéale, mais d’autres pensent que l’état de nos connaissances nous permettent d’imaginer sérieusement de nouveaux concepts : ceux-là font partie de l’ONERA.

Un concept novateur pour l’avenir du transport aérien

L’ONERA travaille depuis maintenant 5 ans sur le concept NOVA, dont l’ambition est de démontrer qu’une nouvelle configuration d’avion commercial aux coûts d’exploitations moindres pourrait voir le jour. Le projet repose sur un avion de 180 passagers, prévu pour une autonomie de 5000 km, une vitesse de mach 0,82 et dont les formes bousculent largement les codes actuels.

Faisons un tour des innovations techniques présentes sur l’avion NOVA :

La première chose qui frappe sur cet avion est ses formes pour le moins originales. Son fuselage, ovale, a été conçu de sorte qu’il puisse participer davantage à la portance générale de l’avion. Il est également plus large que les fuselages circulaires actuels. Cela permettra de réduire la trainée et de configurer la cabine avec deux couloirs, ce qui intéresse les compagnies désireuses d’embarquer les passagers plus vite. Les ailes de l’avion présentent une forme peu ordinaire avec des pennes (ou winglets) inclinés vers le bas. Cette configuration est sensée être plus efficace que la formule actuelle de pennes inclinés vers le haut.

L’innovation technique la plus importante réside sans doute dans la configuration des moteurs :

ceux-ci sont situés à l’arrière et semblent à moitié intégrés dans le fuselage. Leur diamètre particulièrement élevé (offrant un taux de dilution important) et leur placement par rapport au fuselage sont sensés leur permettre d’aspirer directement de l’air au sein de la couche limite. Ce procédé est innovant car aucun avion ne l’a encore testé. Il permettrait de limiter les effets néfastes de cette couche d’air qui se créé autour des avions en vol et qui génère beaucoup de trainée.

Toutes ces innovations devraient concourir à réduire la traînée générale de l’avion et lui ouvriraient des vitesses de croisières plus élevées que les avions de ligne actuels. Le tout avec des coûts d’exploitation plus bas.

On sait désormais qu’une équipe d’ingénieurs est à l’œuvre pour démontrer la viabilité technique d’un concept d’avion commercial innovant. Dans un contexte où les économies de carburant font partie des priorités des compagnies aériennes, on imagine facilement le pouvoir de séduction de l’avion NOVA face aux industriels. Et même si les grands avionneurs du XXIe siècle n’ont pas encore dans leurs projets un avion de ce type, on ne peut que souhaiter un avenir commercial intéressant pour le projet NOVA. Alors future technologie de rupture ou simple concept théorique ? L’avenir du projet NOVA dépendra de la capacité de l’ONERA à convaincre les industriels.

Tarbes, Loick Laroche-Joubert pour AeroMorning

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L’aventure supersonique civile : le SST de North American

Fort de son expérience, après le développement de son bombardier stratégique supersonique, le XB-70 Valkyrie, North American entra dans la compétition SST, afin de fournir un avion de transport supersonique civil. Financé à 75% par l’Etat américain, le programme SST avait pour but de contrer le projet Concorde, alors très avancé. Ce fut finalement Boeing avec son modèle 2707 et Lockheed avec le L-2000 qui remporteront la première manche de cette compétition.

Bombardier CSeries : le russe Ilyushin Finance réduit sa commande

La société russe de location-vente d’avions Ilyushin Finance a sérieusement réduit sa commande initiale de Bombardier CSeries CS300. Passé en 2013, le contrat portait initialement sur 32 appareils assortis de dix options. En 2014, sept de ces options avaient été transformées en commandes fermes.

Ilyushin Finance ne prendre plus que 20 Bombardier CSeries CS300 et un turbopropulseur Q400. S’ajoutent des options pour cinq Q400 supplémentaires. En août 2013, lors de l’édition du salon de Moscou, le loueur avait également signé une lettre d’intention pour 50 Bombardier Q400 dans le cadre d’une future joint-venture avec le consortium russe Rostec pour créer et gérer une ligne d’assemblage final.

Un projet qui s’appuyait également sur une autre commande de 50 Bombardier Q400 par Rostec. Les turbopropulseurs assemblés en Russie étaient alors destinés aux compagnies aériennes russes. Le projet ne s’est pas concrétisé et les tensions nées du différent entre la Russie et l’Ukraine n’ont pas arrangé les choses.

J-45 avant le prochain IAC

Dans six semaines s’ouvrira au Mexique le 67e Congrès mondial d’astronautique (IAC). Air & Cosmos est partenaire de la manifestation.

Le prochain IAC (International Astronautical Congress) se tiendra cet automne, comme chaque année depuis sa création en 1950 à Paris par le Français d’origine russe Alexandre Ananoff. Il se tiendra cette fois à Guadalajara, la seconde plus grande ville du Mexique, et s’ouvrira lundi 27 septembre.

Située dans la partie ouest du plateau central du Mexique, à 540 km à l’ouest de la capitale et à la même latitude qu’Hawaï, Guadalajara est perchée à 1 550 m d’altitude, sur un plateau au-dessus de la vallée d’Atimapac. Considérée comme « la perle de l’Occident » pour sa beauté de style colonial et pour sa localisation, la ville est aussi surnommée la Silicon Valley mexicaine, pour son importance économique et son offre éducative et culturelle.

Le directeur général de l’Agence spatiale mexicaine (Agencia Espacial Mexicana), Francisco Javier Mendieta Jiménez, qui soutenait la candidature de la ville en 2013, est convaincu que l’accueil de ce congrès international dans cette région du monde renforcera l’élan des pays émergents pour les questions spatiales et la collaboration internationale.

Placé pour cette édition sous le thème « Rendre l’espace accessible et abordable pour tous les pays » et co-présidé par la chimiste Sandra Ignacia Ramírez Jiménez, vice-présidente de la Société mexicaine d’astrobiologie (SOMA), l’IAC réunira durant cinq jours plusieurs centaines d’experts de la communauté astronautique à travers le monde, au-delà des frontières géopolitiques. Plus de 3 000 participants sont d’ores et déjà enregistrés, tandis que 2 700 communications avaient été sélectionnées lors des réunions préparatoires parisiennes en mars dernier (les Spring Meetings).

Elon Musk en guest star.

Parmi les événements les plus attendus figurent évidemment la traditionnelle réunion des chefs d’agences spatiales le premier jour, mais également une présentation « approfondie » du PDG de SpaceX, Elon Musk, de son projet de colonisation de Mars et l’architecture de transport nécessaire (« Colonizing Mars – A deep technical presentation on the space transport architecture needed to colonize Mars »), le deuxième jour du Congrès.

Notons par ailleurs que, parmi les différentes cérémonies et remises de prix qui jalonnent la semaine de congrès, Bénédicte Escudier, chef du développement international et industriel à l’ISAE-SupAéro, recevra la médaille Frank Malina de l’IAF, en récompense de ses actions en faveur de l’éducation spatiale depuis trente ans.

L’IAC 2016 sera également l’occasion pour le président du Cnes, Jean-Yves Le Gall, de démarrer son mandat à la tête de la Fédération internationale d’astronautique (IAF), suite à son élection en septembre 2015. Il remplacera le Japonais Kiyoshi Higuchi, ancien vice-président de l’agence spatiale japonaise, en poste depuis 2012.

Interviendra enfin le choix du lieu du Congrès de 2019, après Adélaïde en 2017 et Brème en 2018. Il semble que la candidature de Washington soit très bien placée, à l’occasion des cinquante ans des premiers pas sur la Lune.

L’IAC 2016 est organisé par la Fédération internationale d’astronautique, l’Académie internationale d’astronautique (IAA) et l’Institut international de droit spatial (IISL), avec le concours de l’Agence spatiale mexicaine (AEM).

www.iac2016.org