Programme T-X : Lockheed Martin officialise son offre

Exit le nouveau projet. Lockheed Martin a décidé qu’il ne repartirait pas d’une feuille blanche pour proposer un appareil qui pourrait succéder au T-38. Le T-50A modernisé, développé en partenariat avec Korean Aerospace Industries (KAI), sera l’offre de l’avionneur dans le cadre du programme T-X.

Après avoir initialement considéré le développement d’un nouveau projet, Lockheed Martin est revenu sur son idée. Le constructeur aéronautique a décidé de présenter une version modernisée du T-50A , lui même dérivé du FA-50. Il faut dire que le cahier des charges du programme visant à remplacer le T-38 est pour le moins ambitieux et que mettre sur pied une offre nouvelle se serait avéré très coûteux, aussi bien en temps et en argent.

Le T-50 version T-X, qui devrait commencer ses essais en 2016, a été doté de nouvelles capacités…

… Pour en savoir plus, rendez-vous dans vos kiosques et kiosques numériques vendredi 26 février.

La Mer de Chine se militarise

Pékin muscle sa présence militaire dans la mer de Chine. Des officiers américains ont récemment reconnu que la Chine venait de déployer des avions de combat J-11 Shenyang et JH-7 Xian sur Woody Island (île de Yongxing) en mer de chine méridionale. Occupée par la Chine, le territoire est revendiqué par plusieurs pays, dont Taiwan et le Vietnam.

Déjà, début février, l’armée de libération du peuple y avait installé deux batteries de missiles anti-aériens HQ-9, qui afficheraient une portée de 200 km. Un déploiement qui inquiète les américains. La Chine aurait réalisé d’importants travaux l’année dernière sur la piste de Woody Island afin de pouvoir y déployer son J-11 Shenyang, version chinoise de l’intercepteur biréacteur russe Sukhoi Su-27 Flanker.

« Malheureusement, des missiles, des chasseurs et des armes ont été déployé en mer de chine méridionale. Ce qui est une grande source de préoccupation pour tous ceux qui transitent et souhaitent que la mer de Chine soit un espace de libre échange et de commerce pacifique » s’est alarmé durant une conférence de presse le secrétaire d’état américain John Kerry lors d’une rencontre avec son homologue chinois Wang Yi.

Pologne: début d’assemblage du premier M-346

La société italienne Aermacchi (groupe Finmeccanica) a indiqué avoir débuté l’assemblage final du premier M-346 à destination de l’armée de l’air polonaise. Les deux premiers appareils doivent être livrés en novembre prochain.

Le M-346 est avion d’entrainement biréacteur qui doit remplacer les TS-11 Iskra. Le contrat de 280 millions d’euros a été signé en 2014 et concerne huit appareils ainsi que le soutien et la maintenance associés.

Nouveau directeur stratégie et développement chez Turbomeca

La Direction de Turbomeca (Safran) a nommé Serge Maillé au poste de Directeur Stratégie & Développement. Serge Maillé va prendre en charge le pilotage de la stratégie de Turbomeca, avec l’objectif de renforcer son positionnement de leader mondial dans le domaine de moteurs pour hélicoptères.


Serge Maillé remplace Philippe Couteaux qui a été appelé à d’autres fonctions au sein d’Aircelle (Safran).

Serge Maillé, 58 ans, est diplômé de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) et de l’ISAE-SUPAERO.

Il rejoint Turbomeca en 1983 où il occupe successivement les fonctions d’ingénieur de marque RTM 322, représentant Turbomeca chez Airbus Helicopters en 1990, puis divers postes au sein de la branche Support et Services de Turbomeca et notamment Directeur Support et Ventes Opérateurs. Depuis janvier 2014, il occupait le poste de Directeur Adjoint Support et Services.

Turbomeca : Serge Maillé devient directeur Stratégie & Développement

Serge Maillé est le nouveau directeur Stratégie & Développement de Turbomeca, filiale du groupe Safran. Il succède à Philippe Couteaux qui a rejoint Aircelle. A lui désormais la prise en charge du pilotage de la stratégie du motoriste avec « l’objectif de renforcer son positionnement de leader mondial dans le domaine des moteurs pour hélicoptères ».

Diplômé de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) et de l’ISAE-SUPAERO, Serge Maillé était depuis janvier 2014, directeur adjoint Support et Services de Turbomeca qu’il a intégré en 1983. Il occupe successivement les fonctions d’ingénieur de marque RTM 322, représentant Turbomeca chez Airbus Helicopters en 1990, puis divers postes au sein de la branche Support et Services de Turbomeca et notamment de directeur Support et Ventes Opérateurs.

Les F-16 néerlandais frappent Daech en Syrie

Les Pays-Bas viennent d’entamer leurs premières missions de bombardement d’objectifs jihadistes en Syrie, a annoncé mardi le ministère de la Défense à La Haye.

« Les F-16 néerlandais ont mené environ dix missions au-dessus de l’Irak et la Syrie orientale au cours desquelles l’armement a été engagé contre des position de combat, des moyens militaires et des objectifs stratégiques » de l’organisation terroriste Etat islamique (EI), indique le compte-rendu hebdomadaire des opérations publié par le ministère.

Il ne fournit aucune précision sur les lieux et les endroits visés par les frappes.

Quatre F-16 néerlandais – ils étaient six au départ – sont engagés depuis octobre 2014 dans l’opération « Inherent Resolve », la campagne aérienne de la coalition internationale anti-Daech. Opérant depuis la base d’Azraq en Jordanie et mis en oeuvre par quelque 200 militaires, ils ont effectué plus de 1.700 missions en Irak qui se sont traduites par plus de 1.300 engagements.

Le parlement néerlandais avait donné au début du mois son accord à une extension de la mission à la Syrie, en réponse à une demande des Etats-Unis.

En Belgique, qui doit succéder aux Pays-Bas à partir du 1er juillet, le débat sur une intervention en Syrie vient à peine de débuter.

De SPOT à Pléiades, l’aventure continue

Il y a 30 ans, le 22 février 1986, une fusée Ariane 1 plaçait sur orbite héliosynchrone le satellite SPOT, premier observatoire optique de la Terre réalisé en Europe. Dès le lendemain, il réalisait deux images historiques : la première (en noir et blanc) dévoilait la plaine du Pô en Italie sous la neige avec des détails de 10 m, et la seconde (en couleurs) le Djebel Amour dans le Sahara algérien avec des détails de 20 m.

« Tout était nouveau à l’époque, raconte Gil Denis, ingénieur chez Airbus Defence and Space : le logiciel embarqué, le fonctionnement autonome du satellite, le pointage de l’instrument, les instruments d’observation, les enregistreurs de bord, le traitement des images au sol… Beaucoup de choix technologiques étaient des premières. Relever le défi et surmonter les difficultés n’a pas toujours été facile. Avec le recul, les équipes, gardent le souvenir d’un travail épuisant mais exaltant. »

Tandis que la société Spot Image (créée en 1982 par le Cnes et devenue aujourd’hui Airbus Defence and Space Intelligence) se développait sur le marché des images satellite, d’autres exemplaires SPOT furent construits et lancés, atteignant avec SPOT 6 et SPOT 7 une résolution de 1,5 m par pixel. La filière s’est enrichie avec la famille Pléiades, inaugurée en 2011 et équipée de capteurs de 70 cm de résolution (fournissant de images de 50 cm après traitement). Prévue pour 2020, la prochaine génération, THR NG, sera capable d’atteindre 30 cm par pixel.

Initié par la France (par l’intermédiaire du Cnes, financeur et maître d’ouvrage), la Suède et la Belgique, le programme SPOT (satellite probatoire pour l’observation de la Terre) a mobilisé de multiples partenaires tels Airbus Defence and Space (maître d’oeuvre), Thales Alenia Space (responsable de la télémesure image, puis de l’instrument pour les Pléaides), SEP Image, Telespazio, Capgemini, IGN, CS Communication et Systèmes, ainsi que de nombreux sous-traitants.

L’observation optique en France en quelques dates

1973 : création du GDTA (Groupe pour le Développement de la Télédétection Aérospatiale)

1978 : lancement du programme SPOT

1981 : installation de la station d’Issus-Aussaguel

1982 : création de la société Spot Image

1986 : lancement de SPOT 1

1995 : lancement du satellite militaire Hélios 1A

2002 : lancement de SPOT 5

2011-2012 : lancement des Pléiades 1A et 1B

2012-2014 : lancement des SPOT 6 et 7

2022 : lancement prévu de THR NG

Quelques chiffres

4,1 Mr$ : le poids de la filière mondiale d’observation spatiale. Une économie est portée par une trentaine de fabricants et lanceurs de satellites, 8 opérateurs commerciaux, près de 10 fabricants d’équipements au sol et environ 300 fournisseurs de services. (Source : L’Usine nouvelle)

30 millions : le nombre d’images collectées depuis 1986 par la famille des satellites SPOT

200 000 : le nombre d’images mises gratuitement à disposition de la communauté internationale dans le cadre du programme Spot World Heritage (www.theia-land.fr)

750 : le nombre d’images que peuvent fournir SPOT 6 et 7 par jour en moyenne

13 ans : la durée moyenne de la durée de vie des satellites SPOT 1 à SPOT 5

30 cm : la résolution prévue de THR NG en 2022

7,4 km/seconde : la vitesse d’un satellite d’observation de la Terre sur orbite basse

1 milliseconde : le temps nécessaire pour acquérir une trace au sol de 7 m.

Pour en savoir plus

http://www.geo-airbusds.com/fr/5761-galerie-d-images-resultats-de-la-recherche?world=2414

https://cnes.fr/fr/la-terre-vue-de-lespace-30ans-d-innovation

http://regard-sur-la-terre.over-blog.com/

et le numéro 2489 d’Air & Cosmos (en kiosque le 26 février 2016)

RESULTATS SEMESTRIELS D’EUTELSAT

EUTELSAT a réalisé pour le premier semestre 2015-2016 un chiffre d’affaires de 774,4 M€, en hausse de 7,1% par rapport à l’année dernière. Maisil prévoit une croissance du chiffre d’affaires annuel prudente, dans le bas de sa fourchette de prévision de 2 à 3%. Son carnet de commandess’établit à 5,8 Mrd€, en baisse de 5% sur un an.

Son PDG, Michel de Rosen (qui quittera ses fonctions le 1er mars), a déclaré : « Les résultats semestriels sont en ligne avec les attentes. Au deuxième semestre, la montée en puissance des satellites lancés récemment en couverture des marchés de forte croissance, notamment EUTELSAT 8 West B pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, EUTELSAT 115 West B pour les Amériques et EUTELSAT 36C pour la Russie et l’Afrique Subsaharienne devraient nous permettre d’atteindre nos objectifs annuels. D’importants développements ont eu lieu au premier semestre marquant des avancées par rapport à nos axes de croissance, en particulier dans le domaine de l’Internet Haut-Débit. Tout d’abord, la commande d’un satellite multifaisceaux à propulsion tout-électrique marque une nouvelle étape dans nos efforts pour développer l’Internet Haut-Débit en Afrique, et fait suite à la location de capacité sur le satellite AMOS-6. Ensuite, le partenariat avec ViaSat annoncé ce mois-ci permettra aux deux Groupes de s’appuyer sur leurs ressources et leurs atouts respectifs au bénéfice de la performance commerciale du satellite KA-SAT. Sur la base de notre plan de déploiement ciblé, et grâce à notre positionnement sur des marchés et des applications en forte croissance, nous sommes bien placés pour saisir les opportunités offertes par notre industrie. »

Après le lancement d’EUTELSAT 9B par Ariane 5 le 29 janvier dernier, Eutelsat dispose aujourd’hui d’une flotte de 40 relais de télécommunications géostationnaires. L’opérateur vient de franchir le cap des 6000 chaînes de télévision diffusées par son intermédiaire.

Pour en savoir plus : www.eutelsat.com/fr/satellites/la-flotte.htm

et le numéro 2489 d’Air & Cosmos (en kiosque le 26 février 2016)

L’Iran veut aussi des Embraer

L’Iran a commandé 50 avions à Embraer dans le but de moderniser sa flotte d’appareils âgés. Comme toutes les autres commandes depuis la levée des sanctions internationales le 16 janvier, il s’agira d’un contrat de location-vente. « Le gouvernement n’a aucunement l’intention de dépenser ses ressources limitées en achat d’appareils », a précisé le porte-parole officiel, Mohammed Bagher Nobakht.

L’Iran a déjà annoncé une commande de 118 Airbus et de 40 ATR. « Le contrat Airbus est d’un montant situé aux alentours des 10 à 11 Md$, dont 80 % du financement sera assuré par Airbus et des banques européennes », a indiqué Farhad Parvaresh, le président d’Iran Air.

Lors de la visite officielle du Président iranien Hassan Rohani en France, le 1er février, Patrick de Castelbajac, président de la société franco-italienne, et Farhad Parvaresh, président d’Iran Air, ont signé un accord « pour l’introduction de jusqu’à 40 ATR 72-600 ». Le protocole porte sur une commande ferme de 20 appareils auxquels s’ajoutent 20 options. Valeur globale du contrat à venir : 1 Md€.

L’Iran aura besoin de 400 à 500 appareils au cours de la prochaine décennie pour moderniser sa flotte.

Premier Red Flag pour les Eurofighter Typhoon

Pour la première fois les Typhoon de l’Aeronautica Militare Italiana (AMI) vont participer à l’exercice militaire aérien « Red Flag », impliquant plusieurs pays alliés des États-Unis. La manœuvre se déroule à partir de la base aérienne de Nellis, dans le désert du Nevada. Les huit Eurofighter italiens ont décollé en formation de la base de Grosseto, en Toscane. Il s’agit plus précisément des appareils du 4ème, 36ème et 37ème Stormo, escadrons basés respectivement à Grosseto, Goia del Colle, dans les Pouilles, et de Trapani-Birgi, en Sicile. Les huit Typhoon de l’AMI étaient accompagnés de deux Boeing KC767A du 14ème Stormo de Patrica di Mare, dans le Latium, chargés d’assurer le ravitaillement en vol lors de la traversée de l’Atlantique, ainsi que de trois Hercules C-130J de la 46ª Brigata Aerea de Pise pour le transport des personnels de soutien. L’exercice multinational « Red Flag 2016-2 » doit démarrer le 29 févriers prochain. La dernière édition « Red Flag 2016-1 », qui s’est conclue le 12 février dernier, a vu la participation des Etats-Unis, de l’Australie et du Royaume Uni, avec deux missions quotidiennes de 5 heures chacune et plus de 80 appareils en vol simultanément.