montgolfiere

De nouvelles dispositions pour le vol en montgolfière

Au-delà des aérostiers, cette nouvelle réglementation européenne concerne indirectement tous les autres pratiquants des différentes disciplines aéronautiques. Si l’OPS Balloon Regulation (Regulation 2018/395) s’appliquera exclusivement aux pilotes de ballons, il est intéressant pour tous les autres gens de l’air de suivre cet exemple qui a conduit à un compromis acceptable. L’affaire était pourtant mal enclenchée. Très schématiquement, le prédécesseur de Patrick Ky à la tête de l’EASA, avait décidé que tout ce qui volait en Europe devait être soumis à la même réglementation. « On en était arrivé à devoir emmener en vol des montagnes de doc et à faire un rapport si on ne se posait pas sur le terrain prévu alors que nous ne prévoyons jamais de terrain. », rappelle un pilote. « Nous avions l’obligation de créer des structures de formation avec un minimum de trois personnes. Nous n’aurions pas survécu à une telle réglementation ». A sa prise de fonctions, le nouveau directeur de l’EASA a pris conscience du problème qui concernait l’ensemble des disciplines et a choisi de temporiser. La nouvelle réglementation aurait du entrer en vigueur le 8 avril 2015. En octobre 2014, les Etats membres ont donné trois ans à l’EASA pour reposer le problème à plat et proposer une solution acceptable. Entre temps, à l’initiative de la Fédération française d’aérostation présidée par Patricia Lamy, la Fédération européenne des ballons (European Ballooning Federation) a été créée pour offrir à l’EASA un interlocuteur. Début 2015, quelques mois avant l’échéance réglementaire, Patricia Lamy, présidente de l’EBF a pu rencontrer Patrick Ky. D’où le moratoire. Et après trois années de travaux, une réglementation acceptable commence à émerger. La première partie régissant les opérations est bouclée. Celles concernant les licences et la formation sont en bonne voie. L’ensemble qui devrait être applicable en avril 2020 est le fruit d’une étroite concertation souligne Patricia Lamy. Une évolution positive donc… Du coup, à travers sa fédération européenne, le planeur a emboité le pas des ballons.