600 frappes de l’aviation française en Syrie

L’aviation de chasse française a contribué à hauteur de 600 frappes à la bataille pour la reprise de Mossoul, dans le nord de l’Irak, où l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) ne détient plus qu’un mince réduit, a annoncé mercredi 5 juillet le porte-parole des armées françaises. Depuis le début de leur engagement contre l’EI, en septembre 2014, les Français ont procédé à 1 307 frappes aériennes en Irak et Syrie. La coalition conduite par les Etats-Unis en a effectué plus de 22 670 en Irak et 9 675 en Syrie, selon le Pentagone. « Il y a d’abord eu la préparation de la bataille de Mossoul pour accompagner les forces de sécurité irakiennes, encercler la ville afin de couper tout renfort possible de l’extérieur : 300 frappes françaises ont accompagné ce premier succès », a déclaré le colonel français Patrik Steiger lors d’un point de presse. Et d’ajouter : « Lors d’une seconde phase (…), qui permet aujourd’hui d’évoquer de façon sereine la libération de la ville, [il y a eu] 300 autres frappes et 1 200 missions de tirs d’artillerie. » Outre ses avions de chasse en Jordanie et aux Emirats, ses canons Caesar autour de la ville de Mossoul, la France a engagé son porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale, de septembre à décembre 2016. Entre le 28 juin et le 4 juillet, les avions français ont encore effectué quatre frappes dans le secteur de Mossoul et quatre dans celui de Raqqa, fief de l’EI en Syrie. Le colonel Steiger a cependant mis en garde contre des annonces prématurées de libération de Mossoul. « Il reste un kilomètre carré mais c’est ce qui restait à Syrte et à Benghazi (en Libye) et il a fallu des mois pour les prendre », a-t-il souligné. « La question n’est pas de savoir si Mossoul va tomber mais quand », a-t-il dit. Lire aussi : Dans la vieille ville de Mossoul, en Irak, « la victoire contre l’EI est pour bientôt » Une fois que la ville aura été reprise, « tout ou presque a été piégé et donc de longues opérations de déminage et de sécurisation vont devoir neutraliser les dernières cellules dormantes et les pièges dont Daech [acronyme arabe de l’EI] a saturé la ville », a-t-il dit.