Barkhane : Il n’y a plus de chasseurs à Niamey

L’Etat Major des Armées a annoncé le 27 février 2016, via son compte Facebook, le retour en France des deux Mirage 2000C basés à Niamey. Ce retrait intervient deux semaines après le départ pour Chammal des deux Mirage 2000D qui étaient eux aussi précédemment basés au Niger.

A l’heure actuelle, la base française à Niamey n’abrite donc plus de chasseurs. L’appui chasse de la force Barkhane reste assuré par les quatre Rafale basés à N’Djamena. Grâce au ravitailleur C-135 des Forces Aériennes Stratégiques basé au Sahel et à l’appui ponctuel de ravitailleurs américains basés en Europe, ces chasseurs peuvent couvrir l’ensemble de la zone d’opération.

Jusqu’à l’été 2015, trois Mirage 2000D étaient basés à Niamey. En juillet dernier, deux Mirage 2000C sont venus soulager les Mirage 2000D, le dispositif est alors passé à deux biplaces et deux monoplaces.

Le départ des chasseurs affectés au fuseau ouest de l’opération Barkhane a été en partie compensé par le déploiement de trois systèmes de Lance Roquette Unitaire de l’armée de Terre. Ces derniers assurent un appui feu permanent et quasi immédiat sur un rayon de 80 kilomètres autour de leur zone de déploiement. Ils ne peuvent cependant pas se substituer totalement aux chasseurs qui offrent plus de flexibilité dans leur emploi et assurent des missions de reconnaissance.

L’absence des chasseurs à Niamey pourrait n’être que temporaire. Comme l’annonçait récemment sur ce site notre confrère Jean Marc Tanguy, d’ici la fin 2016 le dispositif aérien français pour les opérations Barkhane et Chammal pourrait être modifié. Les opérations en Afrique pourraient en effet être confiées aux Mirage 2000 tandis que l’opération Chammal serait prise en charge intégralement par des Rafale.

En attendant, la présence de l’armée de l’Air à Niamey reste forte avec notamment cinq drones déployés (Trois Reaper et deux Harfang). L’armée de l’Air a annoncé que ces véhicules ont dépassé le 21 février le cap des 15 000 heures de vol au dessus du Sahel.