Retour sur le Mirage2000

Retour sur un avion extraordinaire qui a fait l’image de la France dans le monde : Le Mirage 2000. En 1972, l’armée de l’air française est à la recherche d’un nouvel avion de chasse destiné à des missions de supériorité aérienne. Elle lance alors le programme « Avion de combat futur. » Parallèlement à cet appel d’offres, le constructeur Dassault Aviation développe un projet de mono réacteur sur fonds privés appelé « Delta 2000 ». Séduite par ce programme, l’armée de l’air décide d’adopter le projet. Le programme « Avion de combat futur » est alors abandonné, considéré comme trop coûteux. Le Mirage 2000 est un avion de chasse conçu par la société française Dassault Aviation à la fin des années 1970. Bien que la formule à aile delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s’agit en fait d’un avion entièrement nouveau, avec une surface alaire plus importante, naturellement instable pour améliorer sa manœuvrabilité et équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l’Armée de l’air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers huit pays différents. Quelques temps après, le Delta 2000 est rebaptisé Mirage 2000. Les innovations technologiques sont nombreuses : structure en fibre de carbone, aérodynamisme de l’appareil, surface radar réduite… Le journaliste Eric Gilbert précise : « Les ingénieurs qui l’ont conçu estiment que le mirage 2000 peut rivaliser avec tous les avions de combat existant actuellement et qu’il serait même supérieur au F16 américain ». Les premières livraisons à l’armée française arriveront en 1983. Le pilote français Jean Coureau est aux commandes de l’appareil lors du vol inaugural à Istres. En 2018, le Dassault Mirage 2000 est toujours en service. Les amateurs de l’avion peuvent se rendre sur le site Vol en Mirage, pour plus d’infos sur les baptêmes qui existent sur cet avion.

montgolfiere

De nouvelles dispositions pour le vol en montgolfière

Au-delà des aérostiers, cette nouvelle réglementation européenne concerne indirectement tous les autres pratiquants des différentes disciplines aéronautiques. Si l’OPS Balloon Regulation (Regulation 2018/395) s’appliquera exclusivement aux pilotes de ballons, il est intéressant pour tous les autres gens de l’air de suivre cet exemple qui a conduit à un compromis acceptable. L’affaire était pourtant mal enclenchée. Très schématiquement, le prédécesseur de Patrick Ky à la tête de l’EASA, avait décidé que tout ce qui volait en Europe devait être soumis à la même réglementation. « On en était arrivé à devoir emmener en vol des montagnes de doc et à faire un rapport si on ne se posait pas sur le terrain prévu alors que nous ne prévoyons jamais de terrain. », rappelle un pilote. « Nous avions l’obligation de créer des structures de formation avec un minimum de trois personnes. Nous n’aurions pas survécu à une telle réglementation ». A sa prise de fonctions, le nouveau directeur de l’EASA a pris conscience du problème qui concernait l’ensemble des disciplines et a choisi de temporiser. La nouvelle réglementation aurait du entrer en vigueur le 8 avril 2015. En octobre 2014, les Etats membres ont donné trois ans à l’EASA pour reposer le problème à plat et proposer une solution acceptable. Entre temps, à l’initiative de la Fédération française d’aérostation présidée par Patricia Lamy, la Fédération européenne des ballons (European Ballooning Federation) a été créée pour offrir à l’EASA un interlocuteur. Début 2015, quelques mois avant l’échéance réglementaire, Patricia Lamy, présidente de l’EBF a pu rencontrer Patrick Ky. D’où le moratoire. Et après trois années de travaux, une réglementation acceptable commence à émerger. La première partie régissant les opérations est bouclée. Celles concernant les licences et la formation sont en bonne voie. L’ensemble qui devrait être applicable en avril 2020 est le fruit d’une étroite concertation souligne Patricia Lamy. Une évolution positive donc… Du coup, à travers sa fédération européenne, le planeur a emboité le pas des ballons.