Aeroflot nommée Meilleure compagnie aérienne d’Europe lors de la remise des Business Traveller Awards en Russie-CEI

Aeroflot a été nommée Meilleure compagnie aérienne d’Europe lors de la remise des prestigieux Business Traveller Awards organisée en Russie-CEI. La compagnie nationale russe est également arrivée en première position dans les catégories Meilleure classe Affaires sur les vols moyen-courrier et Meilleure compagnie aérienne de Russie et de la CEI, devant des concurrents tels qu’Air France, KLM, Lufthansa et Turkish Airlines.

« C’est la première fois que la Russie accueille la cérémonie de remise des Business Traveller Awards, aussi sommes-nous particulièrement heureux qu’Aeroflot remporte un premier prix dans trois catégories. Si nous avons été nommés meilleure compagnie aérienne d’Europe, c’est parce que nous portons de longue date une grande attention au service et avons réalisé des investissements considérables dans ce domaine », a déclaré Giorgio Callegari, directeur adjoint du pôle Stratégie et Alliances d’Aeroflot.

« Aeroflot se maintient non seulement aux premiers rangs dans les classements des experts mais est également plébiscitée par les passagers du monde entier avec ce titre de meilleure compagnie aérienne d’Europe », a ajouté Giorgio Callegari.

Créés par le magazine Business Traveller, revue phare des voyageurs fréquents, les Business Traveller Awards sont décernés chaque année depuis 1988. La remise des prix a eu lieu cette année pour la première fois en Russie. Les Business Traveller Awards comptent parmi les récompenses les plus convoitées du secteur du fait notamment de leur impartialité. Les lauréats sont en effet désignés par un sondage réalisé auprès des lecteurs.

Ces titres viennent une fois encore souligner la position de premier plan qu’occupe Aeroflot parmi les compagnies aériennes européennes et mondiales. Aeroflot s’attache en permanence à améliorer la qualité de son service, tant en vol qu’au sol. En 2016, la première compagnie aérienne russe a rejoint le cercle des compagnies aériennes classées quatre étoiles par la société de conseil britannique Skytrax, première source d’évaluation et de notation des compagnies aériennes au monde. Aeroflot a également été désignée Meilleure compagnie aérienne d’Europe de l’Est pour la cinquième année lors de la remise des Skytrax World Airline Awards.

Pour en savoir plus, rendez-vous surhttp://www.aeroflot.com.

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LACROIX Electronics, « meilleur fournisseur » de Bosch Group

Le 12 juillet 2016, au siège social allemand, Bosch Group a accordé à LACROIX Electronics le statut du « Meilleur Fournisseur ». Ce trophée souligne le partenariat mis en place pour le maintien d’un avantage compétitif sur le long terme.

Depuis 2000, LACROIX Electronics fournit des cartes électroniques pour 15 usines Bosch dans 12 pays à travers le monde, pour des applications automobiles, domotique ou encore pour des modules électroménagers.

En tant que « Meilleur Fournisseur » dans le portefeuille de Bosch, LACROIX Electronics sera le premier à être consulté dans les projets stratégiques et de développement chez Bosch, pour renforcer l’anticipation et la planification. Afin d’évaluer tous les fournisseurs, l’équipe du service achats de Bosch a étudié plusieurs critères : compétence technologique, qualité des produits et de la logistique, potentiel entrepreneurial, rapport prix/performance et le concept de production. Fort de ses solutions innovantes et de sa gestion de la qualité, LACROIX Electronics a été récompensée dans la catégorie des EMS (Electronics Manufacturing Services).

« Nous sommes très fier de cette reconnaissance qui souligne la performance de l’organisation industrielle de LACROIX Electronics, ainsi que l’efficacité de son management de projet et l’implication de ses équipes au service de Bosch et de ses filiales » explique Pascal Rapharin, VP Program Management chez LACROIX Electronics. « Cette relation de confiance a permis la réalisation de nombreux projets et ouvre des perspectives de collaboration. Ainsi, nous continuerons à travailler ensemble en visant toujours l’excellence opérationnelle et les besoins du client. »

A propos de Bosch

Le Groupe Bosch est un important fournisseur mondial de technologies et de services. Avec un effectif d’environ 375 000 collaborateurs dans le monde (au 31/12/2015), le Groupe Bosch a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 70,6 milliards d’euros. Ses activités sont réparties en quatre domaines : Solutions pour la mobilité, Techniques industrielles, Biens de consommation et Techniques pour les énergies et les bâtiments. Le Groupe Bosch comprend la société Robert Bosch GmbH ainsi qu’environ 440 filiales et sociétés régionales réparties dans près de 60 pays. En incluant les partenaires commerciaux, le Groupe Bosch est alors présent dans près de 150 pays. Bosch emploie 55 800 collaborateurs en recherche et développement repartis dans près de 118 sites à travers le monde Ce réseau international de développement, de fabrication et de distribution constitue l’élément clé de la poursuite de la croissance du Groupe. Son objectif stratégique s’articule autour des solutions pour la vie interconnectée. Avec ses produits et services à la fois innovants et enthousiasmants, le Groupe Bosch entend améliorer la qualité de la vie en proposant dans le monde entier des « Technologies pour la vie ». www.bosch.fr

A propos de LACROIX Electronics et du Groupe LACROIX

Classé dans le TOP 10 européen des EMS (Electronics Manufacturing Services), LACROIX Electronics est spécialisé dans la sous-traitance électronique pour les secteurs industriel, domotique, santé, automobile, avionique civile et défense. Avec plus de 3220 collaborateurs, LACROIX Electronics a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 280 millions d’euros (+21,7%) ventes intragroupe incluses.

Fort de ses 4 usines et de son bureau d’études, LACROIX Electronics propose des solutions industrielles globales depuis la conception jusqu’à la production en série d’ensembles et de sous-ensembles électroniques. LACROIX Electronics est une activité du Groupe LACROIX, un équipementier technologique qui a réalisé 400 millions € de chiffre d’affaires en 2015 et compte 4000 employés. En concevant et industrialisant les équipements et technologies connectées et innovantes, le Groupe LACROIX permet à ses clients de rendre le monde plus intelligent et responsable, et de mieux appréhender l’innovation électronique, les flux de données, de personnes, d’eau et d’énergie.

Pour en savoir plus, visitez le site : www.lacroix-electronics.fr et www.lacroix-group.com

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De nouvelles options à l’IPSA pour les futurs ingénieurs de l’aéronautique et du spatial

Pour sa rentrée 2016-2017, l’IPSA lance une nouvelle filière pour ses étudiants en 4e et 5e années. Nommée Management et Logistique Industrielle, elle a été pensée pour accompagner les évolutions des secteurs de l’air et de l’espace. Bernard Moretti, directeur de la formation Master de l’école, vous en dit plus.

Pourquoi avoir créé cette nouvelle filière ?

Bernard Moretti : Il faut savoir que les deux dernières années du cursus de l’IPSA sont celles qui permettent aux étudiants de se projeter dans le monde professionnel à travers une spécialisation métier, mais aussi via la dimension internationale et les différents stages à réaliser. Or, depuis que l’école a choisi, en 2015, d’inscrire le semestre obligatoire à l’étranger en début de 4e année, cette spécialisation métier des IPSAliens prend effet dès la fin de cette période et se poursuit lors de leur 5e année. Depuis ce moment, nous avons réfléchi à la réorganisation de nos filières. C’est ainsi que nous avons souhaité transformer l’option Management et Logistique Industrielle en une filière à part entière, dotée de deux options distinctes – Management de projets et ingénierie d’affaires et Management de production et maintenance – pour mieux coller aux besoins des sociétés qui embauchent nos étudiants. Un bon exemple, c’estAirbus: quand le constructeur reçoit 2 000 commandes, cela nécessite d’implanter de nouvelles usines, de revoir les processus de fabrication, d’approvisionnement des pièces, de gestion avec les sous-traitants, etc. Ces métiers somme toute nouveaux sont ceux vers lesquels de nombreux ingénieurs vont devoir s’orienter. Cette filière est faite pour eux, tant ses deux options ciblent les besoins industriels actuels et futurs.

À quoi correspondent justement ces deux options ?

Comme son nom l’indique, l’option Management de projets et ingénierie d’affaires concerne davantage la conduite de programme, l’élaboration de business plan, le financement de grands projets, etc. Elle permet également aux IPSAliens de pouvoir enchaîner juste après avec le double-diplôme Master of Business Administration de l’école de commerce ISG. Quant à l’option Management de production et maintenance, elle propose d’utiliser les compétences développées techniquement dans les domaines de la production et de la logistique, sans oublier le maintien en condition opérationnelle (MCO), c’est-à-dire ce qui permet de faire en sorte qu’un avion ait le droit de voler ou qu’un équipement fonctionne correctement. Ce sont des domaines dans lesquels participent énormément d’ingénieurs.

Les deux autres filières Conception des Systèmes Aéronautiques (CSA) et Conception des Systèmes Spatiaux (CSS) sont également transformées à l’occasion de cette rentrée. De quelle manière ?

Jusqu’à présent, nous retrouvions dans ces deux filières des options Véhicules et Systèmes. Pour montrer encore davantage l’excellence du métier de nos ingénieurs, nous avons fait le choix de les renforcer à travers l’ajout d’options spécifiques. Dans la filière CSA, nous proposons ainsi deux parcours différents liés à l’option Véhicules : Cellules Aéronautiques ainsi qu’Énergétique et Motorisation. Le premier concerne les structures, les matériaux, les éléments finis, les simulations numériques (des écoulements et de l’aérodynamique) et plus généralement tout ce qui a trait au pilotage de l’avion. Le second est le prolongement de l’option Énergie et Propulsion de 4e année : elle introduit à l’énergie alternative et se tourne vers une approche de la conception qui se voudrait plus « propre » – et donc moins polluante – pour les futurs aéronefs, avions, satellites et fusées.

Dans l’option Systèmes de la filière CSA, nous proposons à présent les parcours Traitement de l’Information Embarquée et Systèmes Aéroportés Autonomes. Le premier fait référence à une tendance de plus en plus forte que l’on retrouve dans la plupart des nouveaux produits : des voitures intelligentes au métro automatique, tous sont pilotés par des systèmes embarqués. Le second s’oriente sur l’aspect pilotage de véhicules sans personnes embarquées. Il s’agit, par exemple, de comprendre comment faire en sorte qu’un essaim de drones se pilote et réalise la mission à laquelle on l’a affecté, le tout en parfaite autonomie.

Pour la filière CSS, nous avons gardé les mêmes orientations, à savoir Spatial Véhicules et Spatial Systèmes, tout en incorporant de nouvelles approches. Dans la première option, l’étudiant travaille essentiellement sur des questions propres aux moteurs et structures de fusées, missiles et satellites. Dans la seconde, il se concentre surtout sur les systèmes embarqués et le pilotage autonome.

Au final, combien d’options de 5e année l’IPSA propose-t-elle dorénavant à ses étudiants ?

L’école en propose 9 en plus du cursus international. Accompagnée de matières en tronc commun (enjeux sociétaux, éthique, stratégie d’entreprise, code des marchés publics, droit des contrats, projet de fin d’études…), cette pluralité de choix place l’étudiant comme l’acteur de sa formation. Les IPSAliens comme les étudiants étrangers qui viennent chez nous via le programme Erasmus bâtissent leur parcours en fonction de leurs besoins et de leurs aspirations professionnelles. On peut même quasiment parler d’enseignement à la carte.

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Inauguration Safran Toulouse

C’est à Blagnac, et imaginé par les architectes Wilmotte et associés, que Safran Toulouse a posé ses valises et regroupé toutes les activités déjà présentes et éparpillées sur le territoire. Troisième employeur aéronautique après Airbus et Thalès, Safran compte aujourd’hui 1300 collaborateurs sur le site de Toulouse. Le choix de cette implantation a été déterminé par la présence d’Airbus, la proximité de l’aéroport de Toulouse Blagnac très bien désservi en transports en commun, et la présence de très nombreux ingénieurs sur place.

La plupart des décisions de l’aéronautique européennes partant très souvent de Toulouse, Safran a finalement un solide ancrage dans la région depuis plusieurs décennies et son empreinte en Occitanie est déjà très marquée. Leader dans de très nombreux métiers de l’aéronautique et du spatial, le groupe, avec ce nouveau bâtiment, a souhaité offrir à ses salariés très gâtés (60% sont actionnaires) les meilleures conditions de travail, de confort et et de sécurité tout en favorisant les synergies pour optimiser ses compétences, dans le but d’affronter les montées en cadence et de savoir répondre de façon réactive à ses clients.

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AMERICAN AIRLINES FAIT APPEL A OCEAN PARK POUR AFFINER SA STRATEGIE EN MATIERE DE CARBURANTS RENOUVELABLES

American Airlines vient d’annoncer qu’elle a retenu la banque d’investissement Ocean Park, qui bénéficie d’une expertise avérée dans le secteur des carburants renouvelables, pour l’assister dans l’évaluation de carburants alternatifs et l’identification des partenaires et technologies les plus prometteurs en la matière.

American Airlines est consciente de la nécessité de faire du kérosène – l’élément le plus important de sa chaine d’approvisionnement – un composant plus durable. La compagnie est encouragée en cela par les développements actuels du secteur des carburants renouvelables et recherche des opportunités d’engagements pour s’approvisionner, de façon fiable, en carburant qui réponde à ses spécifications et qui soit dans les mêmes niveaux de prix que le carburant traditionnel. La collaboration d’American Airlines avec Ocean Park mettra à profit les efforts développés de longue date par la compagnie pour faire progresser l’utilisation des carburants renouvelables à travers l’initiative Commercial Aviation Alternative Fuels (CAAFI) et Airlines for America (A4A).

Pour Michael Baer, Managing Director Fuel & Energy Management d’American Airlines : “En tant que plus importante compagnie aérienne au monde et plus grand utilisateur de kérosène, nous sommes résolument engagé du côté de la durabilité et de la réduction de notre empreinte carbone. Le temps est venu de procéder à une étude exhaustive du secteur des carburants renouvelables. Nous allons donc travailler avec Ocean Park pour bénéficier de sa compétence dans cette industrie émergente et de ses contacts privilégiés.”

Ocean Park sera notamment chargé de prendre contact avec les acteurs clés du secteur des biocarburants et énergies renouvelables pour assister American Airlines dans le développement de sa stratégie et dans l’identification d’opportunités ad hoc. Ocean Park va notamment se concentrer sur l’élaboration de plannings de production et de commercialisation en vue de l’adoption à terme de carburants renouvelables. La collaboration avec Ocean Park va ainsi permettre à American Airlines d’accélérer son impact global sur la croissance et le développement de l’industrie des carburants renouvelables.

American Airlines est membre de la coalition globale du transport aérien qui soutient l’objectif fixé par l’ICAO (International Civil Aviation Organization) d’atteindre une empreinte carbone neutre à partir de 2020. L’atteinte de cet objectif va nécessiter des avancées en termes de technologies, d’opérations et d’infrastructures, ainsi que la coopération de bon nombre de parties prenantes. Le développement et l’utilisation de carburants renouvelables à des prix compétitifs va aider le secteur à atteindre une empreinte carbone neutre tout en améliorant la sécurité énergétique.

A propos du Groupe American Airlines

Le Groupe American Airlines (NASDAQ: AAL) est la société holding d’American Airlines. Avec sa filiale et partenaire régionale American Eagle, American Airlines opère en moyenne près de 6.700 vols par jour vers 350 destinations dans plus de 50 pays. American Airlines est membre fondateur de l’alliance oneworld qui dessert près de 1.000 destinations avec 14.250 vols quotidiens vers 150 pays. Cette année, American Airlines est en tête de la liste des meilleurs redressements d’entreprises du magazine Fortune et son action a rejoint l’indice S&P 500.

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Safran entre en négociations exclusives avec Advent International, associé à Bpifrance, pour la cession de ses activités d’Identité et Sécurité.

A l’issue d’une revue approfondie des différentes options envisagées pour assurer le développement de ses activités dans le domaine de l’identité et de la sécurité, Safran (Euronext Paris: SAF) annonce avoir reçu une offre d’acquisition irrévocable d’Advent International portant sur ses activités Identité et Sécurité et engagé des négociations exclusives sur la base de cette offre.

Le projet industriel consiste à rapprocher Safran I&S d’Oberthur Technologies pour créer un champion mondial (chiffre d’affaires combiné de 2,8 milliards d’euros) des technologies de l’identification avec une forte implantation en France notamment son siège social, des activités de R&D de pointe et des capacités de production clés. La pertinence du rapprochement avec Oberthur Technologies a été un critère essentiel de choix. Pour ses clients, cette opération apporterait à Safran I&S des moyens nouveaux pour son développement à l’heure où la sécurisation du monde digital et les nouveaux besoins de la sécurité publique sont des enjeux majeurs. Pour ses collaborateurs, la complémentarité des compétences de Safran I&S avec Oberthur Technologies permettrait de créer un ensemble commun cohérent et fort.

Bpifrance, investisseur public de long terme, prendra une participation dans le nouvel ensemble et sera associé à sa gouvernance aux côtés d’Advent International.

Safran I&S a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros et emploie 7 800 personnes dans plus de 50 pays. La valeur d’entreprise témoigne de la qualité de cet actif et de l’ambition du projet industriel envisagé avec Oberthur Technologies. Cette opération dégagerait une plus-value avant impôt pour Safran.

Le projet sera soumis à la consultation des instances de représentation du personnel. Sa réalisation est soumise aux autorisations réglementaires notamment européennes et aux Etats-Unis et devrait être clôturée dans le courant de 2017.

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Toulouse, berceau du premier hélicoptère électrique conventionnel au monde

Il est un endroit sur terre où les premières aéronautiques sont presque devenues ordinaires : Caravelle, Concorde ou encore Airbus A380, la ville de Toulouse est, depuis les années 50, le berceau de nombreux projets aéronautiques qui ont marqué leur époque. Cette année, sur une autre échelle, une équipe d’ingénieurs basés dans la ville rose pourrait bien être à l’origine d’une première mondiale : celle du premier vol d’un hélicoptère électrique conventionnel.

enacRécemment, l’ENAC (Ecole nationale de l’aviation civile) a dévoilé le projet d’hélicoptère électrique porté par Philipe Antoine de la société Aquinea. Passionné par tout ce qui touche les innovations en aéronautique et convaincu que l’avenir de l’aviation légère est déjà tourné vers les moteurs électriques, j’ai décidé d’aller enquêter sur cet hélicoptère, dont les allures suscitent l’affection : Volta.

Entrevue avec Philipe Antoine, ingénieur aéronautique passionné et porteur du projet qui a accepté de répondre à mes questions :

D’où vous est venue l’idée de l’hélicoptère électrique ? Pourquoi la société Aquinea, qui produit des pompes à chaleur pour les piscines, est à l’origine d’un tel projet ?

« En tant qu’ingénieur aéronautique, je suis tout d’abord convaincu que l’électrique représente aujourd’hui une filière d’avenir. Il y a quelques années, animé par la passion aéronautique et l’envie de concrétiser mes projets, je me suis lancé avec un ami dans les pompes à chaleur pour piscines. La société Aquinea est née de cette volonté et nous a permis de dégager des fonds nécessaires au développement de Volta, notre premier démonstrateur. Nous avons trouvé beaucoup d’avantages à fonctionner sur fonds propres. D’abord, trouver des fonds extérieurs dans cette phase du projet aurait été difficile : les investisseurs veulent s’assurer qu’ils ne se lancent pas dans une entreprise risquée. L’hélicoptère n’ayant toujours pas volé, il nous aurait été demandé des garanties trop lourdes pour que le projet soit viable. Aujourd’hui, nous ne sommes redevables de personne et avons la chance de pouvoir fonctionner librement. Nous gagnons du temps sur certains points car c’est la technique et la passion qui priment ! Si nous souhaitons ralentir la cadence, nous avons la possibilité de nous concerter pour prendre une décision commune. C’est un travail d’équipe. »

« Malgré cela, il faut tout de même reconnaître certains inconvénients, comme notamment le fait de ne pas pouvoir disposer de toutes les connaissances au bon moment. Alors le projet avance à un rythme normal : voilà 3 ans que nous y travaillons. Nous avons déjà parcouru un bon chemin. »

Que souhaitez-vous démontrer avec ce projet d’hélicoptère électrique ? Sur quel appareil se base le premier démonstrateur Volta ?

« L’objectif de notre démonstrateur Volta est de réaliser le vol du premier hélicoptère électrique conventionnel au monde. Conventionnel signifie que Volta s’apparente à la majorité des hélicoptères actuels dans sa configuration : un rotor principal associé à un rotor anti-couple. D’autres hélicoptères électriques de formule non-conventionnelle ont déjà volé.

Volta repose sur la cellule d’un hélicoptère que j’ai conçu et construit il y a plusieurs années en régime amateur. Un moteur thermique y était associé. Avec l’équipe du projet, nous avons dû travailler à « l’électrification » de la machine. On ne passe pas d’un moteur thermique à un moteur électrique aussi facilement qu’on pourrait le croire. Dans le cas de l’électrique, la batterie représente une telle masse (environ 160 kg) que des changements doivent être apportés. Heureusement, les caractéristiques de stabilité de l’hélicoptère n’ont pas eu à changer.

Ces raisons font que Volta ne disposera pas de performances optimisées : ce sera un premier prototype, censé démontrer que la technique de l’hélicoptère électrique conventionnel est fiable et permet d’espérer une utilisation ordinaire. »

Où en est le programme de développement ? Quelles en sont les prochaines étapes majeures ?

« Le premier vol de Volta est imminent. L’objectif de ce premier vol sera bien évidemment de démontrer que la formule est viable. Les vols qui suivront nous permettront de tirer des conclusions importantes pour la suite du projet.

Si les premiers essais s’avèrent satisfaisants, nous allons pouvoir amorcer la deuxième phase du projet : le développement d’un hélicoptère biplace de même configuration. Nous envisageons de démontrer que l’appareil pourra tenir 25 minutes en vol stationnaire sans compter la réserve. Nous travaillons d’ores-et-déjà sur cet hélicoptère et je peux affirmer que beaucoup de modifications seront apportées par rapport à Volta. »

Le projet semble être prometteur sur le plan technique : quelles sont donc les ambitions commerciales qui pourraient suivre ? A quels besoins l’hélicoptère électrique peut-il répondre sur le marché de la giraviation ?

« Les hélicoptères actuels sont victimes de deux problématiques bien connues : les nuisances sonores et les coûts d’exploitation élevés. Utiliser un moteur électrique à la place du moteur thermique constitue un moyen de les résoudre. Ainsi équipé, l’hélicoptère ne génère que les bruits dus à sa voilure (ses rotors) et permet à ses utilisateurs de bénéficier de coûts d’exploitation bien moindres comparés à ceux des machines actuels. » Notons qu’il faut compter en moyenne plus de 400 € l’heure de vol sur un biplace en instruction.

« Les moteurs électriques ont l’avantage d’être extrêmement propres : ils n’émettent aucune particules et ne font aucun bruit. La maintenance sur ces moteurs est aussi plus simple que sur les moteurs thermiques.

En ce qui concerne le marché, nous étudions plusieurs perspectives mais le marché de l’hélicoptère de formation est une de nos cibles prioritaires. Nous avons pu identifier un besoin en nous basant sur un constat simple. La ville de Toulouse en est un bon exemple : les hélicoptères, à cause de leur niveau de bruits élevé, ne peuvent pas survoler la ville. Il y a vingt ans, des hélicoptères étaient basés sur le terrain de Lasbordes, mais l’urbanisation incessante de la zone les a relégué très loin … Si vous cherchez une école de pilotage d’hélicoptère à Toulouse, il faut parcourir plusieurs kilomètres par la route pour en trouver une. Au vu de la demande pour les formations en avions légers à Toulouse, on comprend aisément qu’une formation en hélicoptère plus proche du centre-ville puisse intéresser du monde. Et ce principe s’applique bien entendu à d’autres villes en France.

En plus du marché de l’hélicoptère de formation, nous étudions celui de l’armée. Nous travaillons avec l’ALAT (Aviation légère de l’armée de Terre) pour cerner quels besoins pourraient être comblés (comme par exemple celui pour un appareil autonome à décollage vertical électrique). »

Pour finir, avec quels partenaires avez-vous le plaisir de travailler pour le moment ? Souhaitez-vous étoffer votre liste de collaborateur ?

« Plusieurs partenaires sont impliqués dans le projet. Parmi eux, l’ENAC est celui qui se charge de l’interface homme-machine. L’école dispose d’un laboratoire et d’un logiciel développé en interne qui permettent de concevoir un produit intéressant. L’E-Fan d’Airbus fait d’ailleurs partie des autres projets sur lesquels l’ENAC intervient dans ce domaine. Pour la partie commerciale, nous essayons d’étudier au plus près les besoins des écoles de pilotage en collaborant avec celle dont notre pilote d’essai numéro 1 est propriétaire. »

« Par la suite, nous serions ravis de pouvoir collaborer avec d’autres entités sur le plan technique pour notre deuxième démonstrateur. Il existe aujourd’hui des technologies arrivées à maturité qui pourraient correspondre à nos choix techniques. Toutefois, nous ne pourrons avancer dans notre recherche de partenaires techniques qu’une fois le premier vol de Volta réussi. » Ce n’est désormais plus qu’une question de temps …

Taïwan, Loïck Laroche-Joubert, pour AeroMorning

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Safran inaugure Safran Toulouse, étendard du Groupe dans la région

Toulouse, le 27 septembre 2016

Philippe Petitcolin, Directeur Général de
Safran, a inauguré le nouveau site toulousain du Groupe, situé à proximité de l’aéroport international de Toulouse-Blagnac. L’inauguration s’est déroulée en présence de plusieurs invités d’honneur dont Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie et Pascal Mailhos, Préfet de la Région.

Figure de proue de Safran dans la région

Les racines de Safran en Occitanie sont profondes. Le Groupe est le troisième employeur aéronautique de la région et Safran Toulouse illustre sa forte empreinte locale. Ce site de 25 000 m² regroupe, au coeur de la zone d’activité Andromède à Blagnac, les activités tertiaires de Safran jusqu’alors dispersées dans l’agglomération toulousaine. Avec 1 300 personnes, Safran Toulouse abrite le bureau régional Safran, des centres de services partagés du Groupe (paie, achats), le siège de Safran Electrical & Power et ses laboratoires de recherche dédiés à l’avion plus électrique, le siège et les bureaux d’études de Safran Engineering Services, ainsi que les antennes locales de Safran Electronics & Defense et Safran Aircraft Engines. De la pose de la première pierre à la mise en service du site, le chantier de construction aura duré 19 mois.

Favoriser la transversalité et la qualité de vie

Safran a souhaité un bâtiment favorisant la collaboration transversale. L’architecte Jean-Michel Wilmotte a imaginé cet ensemble de bureaux en « hub », clin d’oeil à l’architecture des aéroports et interface permettant de fluidifier les échanges. Les trois bâtiments sont reliés par un lieu de vie, l’agora dans lequel les collaborateurs retrouvent un restaurant d’entreprise, une cafétéria, un espace fitness et une conciergerie.

Si au sein des espaces de travail le modèle de l’open-space est privilégié, 90 salles de réunion sont à disposition des collaborateurs. Des tableaux interactifs partagés permettent de mener simultanément des réunions entre sites distants. Safran Toulouse bénéficie des meilleures performances environnementales actuelles et est certifié HQE® NF-Bâtiments tertiaires.

« Depuis mai 2016, nous avons rassemblé les sociétés de Safran sous une bannière commune et une seule marque, Safran, afin de renforcer notre position de leader technologique et d’accélérer notre développement en France et à l’international. Le nouveau site Safran Toulouse contribue aux mêmes objectifs, accroître toujours plus la notoriété du Groupe et renforcer le sentiment d’appartenance des collaborateurs en favorisant le décloisonnement, les projets transverses et les coopérations », a déclaré Philippe Petitcolin, Directeur Général de Safran.

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L’activité « Aviation d’affaires » d’ACS France a progressé de 66% au cours de ces 6 derniers mois

ACS France poursuit son développement en France avec un nouveau semestre de hausse et dévoile une nouvelle identité visuelle

ACS France, la première filiale européenne d’Air Charter Service (hors Royaume-Uni), leader mondial de l’affrètement aérien continue sa percée sur le marché français. L’entreprise a enregistré une forte progression de son activité aviation d’affaires (+66%).

Soucieux de continuer à se démarquer, le groupe ACS vient de dévoiler un nouveau logo. Une nouvelle identité plus moderne qui témoigne de la diversification de ses activités.

Une activité tirée par les divisions passagers

Alors que le nombre de contrats signés par ACS France toutes divisions confondues reste aussi soutenu qu’au premier semestre 2015, la division aviation d’affaires se détache avec une augmentation de 66% de son chiffre d’affaires. Les mois de mars, juin et juillet ont été les périodes les plus fortes. La division suit non seulement la tendance du groupe ACS (juillet a été le mois de tous les records de l’entreprise depuis sa création) mais elle s’inscrit également dans la dynamique du marché aérien : Tendanciel, l’indicateur du trafic aérien du Gouvernement français, a constaté une évolution mensuelle de 3,2% du trafic passagers.

Un nouveau logo en phase avec les nouvelles perspectives de développement

L’offre de services d’ACS se développant davantage via le département voyage, le service de bagage accompagné (OBC) et le leasing (ACMI) notamment, l’ancien logo – en place depuis 12 années – n’était plus en phase avec la stratégie d’innovation de services du groupe. Une nouvelle identité visuelle devait symboliser les multiples facettes d’Air Charter Service sous une seule et unique marque forte.

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