Tunisair : pilotes en grève, l’A330 bientôt livré

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Les pilotes de Tunisair ont annoncé une grève pour le prochain mois d’avril afin de protester contre l’indifférence de la direction par rapport à leurs demandes. Côté flotte, la compagnie tunisienne recevra d’ici un bon mois son premier A330.

La date exacte de la grève n’a pas été révélée, alors que syndicats et direction tentent de trouver actuellement une solution avant son déclenchement. Une source interne à Tunisair affirme malgré tout que le préavis de grève a été déposé pour le 5 avril prochain. La grève touchera les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir, Enfidha et Djerba.

Sans lien avec la grève, la compagnie recevra en mai prochain son premier des 3 A330-200 commandés. Celui immatriculé  TS-IFM a pris la direction de l’aéroport Châteauroux pour se parer de sa livrée Tunisair. Il sera mis en service le 2 juin prochain. Un deuxième gros porteur est attendu presque à suivre, courant juin. Ils seront déployés entre Tunis et Paris à raison de deux fréquences hebdomadaires, entre Tunis et Dubai  (2 vols hebdomadaires), Jeddah (vol quotidien), Istanbul (3 vols par semaine) ainsi que  Nouakchott-Dakar (3 vols par semaine).

Les A330-200 de Tunisair sont configurés pour 266 passagers, 24 en classe Affaires et 242 en classe Economique. Rappelons aussi que Tunisair envisage de lancer une route vers Montréal (en octobre prochain, d’autres sources citant l’été 2016), face donc, à sa rivale Syphax Airlines, qui a annoncé vouloir reprendre cet été (aucune date avancée) ses vols vers Montréal après les avoir momentanément interrompus cet hiver.

http://www.air-journal.fr/2015-03-30-tunisair-pilotes-en-greve-la330-bientot-livre-5141859.html

Philippine Airlines achète deux A321 neo supplémentaires

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La compagnie aérienne Philippine Airlines a annoncé dimanche qu’elle allait acquérir deux Airbus A321 supplémentaires dans le cadre du renouvellement de sa flotte.

Les deux A321 supplémentaires portent à 40 le nombre d’avions Airbus (20 A321neo et 20 A320-200) que la compagnie aérienne nationale des Philippines recevra d’ici 2024. Les A321 neo permettront « d’accroître son actuelle flotte de monocouloirs et d’étaler le flux des livraisons en lien avec la croissance du marché », a expliqué la compagnie dans un communiqué. Avant cette ultime commande de dimanche, Philippine Airlines comptait recevoir dix livraisons cette année. Sa flotte compte 53 avions : 26 monocouloirs Airbus A320 et A3221, 15 A330-300, 6 A340-300 et 6 B777-300ER.

La plus ancienne compagnie d’Asie, continuant à opérer sous son non d’origine, a affiché un « petit bénéfice » l’année dernière alors que le milliardaire Lucio Tan a repris le contrôle de la compagnie en achetant pour plus d’un milliard de dollars l’année dernière, 49 % des participations qu’il avait vendues à San Miguel Corp. en 2012. Il a réinstallé Jaime Bautista à la tête de la compagnie, ce dernier déclarant en novembre dernier, être à la recherche d’un nouvel investisseur pour financer le programme d’expansion de sa flotte qui comprend l’achat de plusieurs long-courriers. En janvier dernier, elle avait demandé à retarder de quatre ans (de 2020 à 2024) la livraison des 38 A321 commandés à Airbus.

Rappelons que la compagnie a repris ses vols vers New York aux Etats-Unis après 17 ans d’absence et qu’elle a l’intention de réouvrir un hub sur l’île de Cebu, qui possède le deuxième plus important aéroport du pays.

http://www.air-journal.fr/2015-03-30-philippine-airlines-achete-deux-a321-neo-supplementaires-5141856.html

Création d’une Chaire industrielle sur l’optimisation des propriétés mécaniques d’alliages aéronautiques

MINES ParisTech, SafranSAFRAN Safran, groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines aérospatial (propulsion, équipements), défense et sécurité. 60 000 salariés. Chiffre d’affaires 2011 : 11,7 milliards d’euros. , l’Institut P’ (ISAEISAE Issu du rapprochement de SUPAERO et de l’ENSICA, le Groupe ISAE a vocation à fédérer en France les écoles du domaine de l’ingénierie aéronautique et spatiale sous une bannière commune, de façon à accroître le rayonnement de ces écoles, tant au niveau national qu’international, et promouvoir la formation d’ingénieurs dans les domaines de l’aéronautique et de l’espace. -ENSMAENSMA La formation délivrée à l’ENSMA permet aux diplômés de s’orienter vers des fonctions types bureaux d’études, recherche et développement pour l’essentiel dans les secteurs des industries de l’aéronautique et du spatial et plus généralement des transports, de la mécanique et de l’énergie. Poitiers) et l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) annoncent la création de la Chaire OPALE, « Optimisation des propriétés mécaniques d’alliages aéronautiques par le contrôle de la microstructure issue de la mise en forme ».

« La hausse du rendement est possible grâce à l’élévation de la température de fonctionnement des turboréacteurs », explique Nathalie Bozzolo, professeur MINES ParisTech et titulaire de la Chaire. « En effet, plus le moteur est chaud, meilleure est la combustion du kérosène et donc la conversion en énergie. Mais ceci implique que les matériaux utilisés (les superalliages base nickel) bénéficient d’une tenue mécanique à chaud encore améliorée pour résister aux contraintes et garantir la fiabilité du moteur. Actuellement, la température maximale d’utilisation des superalliages base nickel des disques de turbines ou de compresseurs est d’environ 650 °C. Le but de nos recherches est d’aider à la mise en œuvre de nouvelles nuances d’alliage ou d’optimiser la microstructure des nuances actuelles pour pouvoir élever cette température. Gagner une centaine de degrés représenterait un progrès considérable ».

La Chaire OPALE a ainsi pour but de constituer un groupe de recherche, afin d’accompagner Safran dans la fabrication de pièces métalliques tournantes, avec pour objectif final la fabrication de moteurs de nouvelle génération (tels que ceux de la gamme LEAP) de conception inédite, et appelée à succéder à la gamme CFM56, réputée internationalement pour ses performances et sa fiabilité.

La Chaire s’articule autour de deux axes, qui seront abordés à la fois sous l’angle de la connaissance fondamentale des mécanismes métallurgiques mis en jeu, et celui de la mise en œuvre industrielle de ces connaissances :
1. L’évolution de la microstructure au cours des opérations de mise en forme (forgeage, traitements thermiques),
2. L’impact de la microstructure sur la tenue en service.

« Notre rôle est de comprendre finement et expliquer les processus à l’œuvre, accompagner l’industriel dans son savoir-faire pour optimiser ses systèmes  » ajoute Nathalie Bozzolo. « La création de cette Chaire est aussi l’occasion de rappeler que la métallurgie est une science de très haut niveau, essentielle à de nombreux secteurs de haute technologie. C’est un message important à faire passer notamment auprès de la jeune génération, car il reste de nombreux postes non pourvus dans le domaine. Loin du cliché de science vieillissante, la métallurgie est un domaine passionnant d’innovation, en constante évolution. »

Ce projet réunit les compétences :
- du Centre de mise en forme des matériaux (Cemef MINES ParisTech, Sophia Antipolis) concernant l’impact du procédé de mise en forme sur la microstructure,
- de l’Institut Pprime (UPR CNRS, ISAE/ENSMA, Poitiers) pour l’impact de la microstructure sur les propriétés mécaniques en service.

Patrick Villechaise, directeur de recherches CNRS à l’lnstitut Pprime, spécialiste de métallurgie mécanique et des relations microstructure – propriétés, est titulaire adjoint de la Chaire OPALE. La Chaire est dotée d’un budget de 2,3 millions €, et son programme de recherche est réparti sur cinq ans. Elle financera 9 thèses, 5 post-doctorants et mobilisera 5 enseignants chercheurs.

La création de cette Chaire fait suite aux travaux menés par l’équipe de Nathalie Bozzolo relatifs à la mise en forme de la microstructure de superalliage base nickel, tel que l’Inconel 718.

Premiers vols du tricopter Flike équipé par E-Props

lundi 30 mars


Le tricopter Flike est un engin volant électrique imaginé par une équipe de chercheurs hongrois. Il ressemble en beaucoup plus gros aux drones multirotors qui se sont développés ces derniers mois. Mais le Flike est piloté et il serait même le premier tricoptère électrique piloté au monde. Il a fait ses premiers vols le 7 mars dernier.

Il est équipé de 6 hélices E-Props, de diamètre 150 cm, 3 dans le sens horaire et 3 dans le sens trigo. Elles ont été conçues et produites sur-mesure par le fabricant français. [1] Le pilotage de cet appareil étant réalisé par variation de régime des différents moteurs, le choix des hélices a été déterminant pour ce projet. Seules des hélices ultra-légères et à très faible moment d’inertie permettent d’obtenir un pilotage réactif.


[1Ces hélices sur-mesure ainsi que d’autres nouveaux modèles seront à découvrir sur le stand des Hélices E-propos au Salon Aero 2015 à Friedrichshafen, du 15 au 18 Avril 2015.



Aéroports de la Côte d’Azur acquiert Unijet (Le Bourget)

Le Groupe Aéroports de la Côte d’Azur (ACA) annonce le rachat de 100% du capital de la société Unijet Handling, détenue par Unijet, acquise l’an dernier par le groupe Luxaviation. Unijet Handling, qui a été rebaptisée Sky Valet France, fournit aux appareils atterrissant au Bourget une assistance complète, des parkings, des salons d’attente et de travail, des salles de préparation des vols et de repos pour les pilotes.

Présentée au salon EBACE l’an dernier, Sky Valet, la marque d’ACA spécialisée dans la fourniture de services complets d’assistance au sol pour avions d’affaires et FBO (Fixed Base Operator) exclusif des aéroports de Cannes Mandelieu et du Golfe de Saint-Tropez, se pose ainsi sur le premier aéroport d’affaires d’Europe : Paris - Le Bourget. Au côté de Cannes Mandelieu et Saint-Tropez, l’installation de Sky Valet à Paris - Le Bourget renforce la position d’ACA en tant que 2ème groupe européen d’aviation d’affaires avec 46.000 mouvements en 2014.

En signant ce jour la reprise de l’activité assistance d’Unijet, une des sociétés fleurons de l’aviation d’affaires, et la plus ancienne compagnie française du secteur créée en 1967, ACA marque une nouvelle étape stratégique dans le développement de son activité Aviation Générale.

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Le partenariat avec Sky Valet permettra à Unijet qui est un opérateur du groupe Luxaviation depuis 2014, de se concentrer sur la gestion des avions d’affaires
© Luxaviation

Le 28 mars 1933 dans le ciel : 15 morts dans le crash d’un avion de l’Imperial Airways

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Histoire de l’aviation - 28 mars 1933. Ce 28 mars 1933, la ville de Woumen en Belgique est le théâtre d’un tragique accident d’avion qui va s’avérer être très meurtrier, avec un bilan de pas moins de quinze personnes qui vont perdre la vie, au nombre desquelles douze passagers.

L’appareil en question appartenait à la compagnie aérienne britannique Imperial Airways et il était en charge de réaliser la liaison Londres – Cologne via Bruxelles, transportant à son bord des personnes mais assurant également le fret, ainsi qu’un service postal. Aux commandes, se trouvait l’aviateur Lionel Leleu, secondé par deux membres d’équipage : E. F. Stubbs et W. R. Brown, respectivement, radiotélégraphiste et mécanicien.

En début d’après-midi, le « City of Liverpool », avion trimoteur Argosy de 1 200 chevaux de la firme Armstrong Whitworth Aircraft quitte l’aérodrome de Haeren – Bruxelles pour poursuivre sa route, quand l’un des moteurs va exploser, provoquant l’embrasement de la carlingue, puis le crash dans un champ, il est alors aux environs de 14 h 30, l’appareil volait depuis moins d’une heure…

http://www.air-journal.fr/2015-03-28-le-28-mars-1933-dans-le-ciel-15-morts-dans-le-crash-dun-avion-de-limperial-airways-5137897.html

Crash Germanwings : la difficile identification des victimes

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Quatre jours jour après le crash de l’Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes françaises (Alpes-de-Haute-Provence) avec 150 personnes à bord, les équipes de recherche et de secours poursuivent leur travail avec grande difficulté dans cette région montagneuse isolée.

Secouristes, médecins légistes et gendarmes fouillent le site du crash, à la recherche « d’éléments identifiants« , comprendre des restes des corps des passagers. « Des débris de l’avion il ne reste pas grand chose, c’est surtout les restes humains qui sont nombreux à collecter, les opérations pourraient encore durer deux semaines », déclare le lieutenant-colonel Xavier Vialenc, porte parole de la gendarmerie, cité par ParisMatch.

« Nous n’avons pas retrouvé un seul corps intact« , raconte, de son côté, le colonel de gendarmerie Patrick Touron à FranceTVinfo« Compte tenu de la nature de la dégradation des corps, nous pensons que l’ADN sera l’élément prégnant pour procéder à des identifications ». Les « éléments identifiants » sont répertoriés et placés dans des congélateurs, à moins 20 degrés. Ils sont transféré par hélicoptère vers un laboratoire mobile à Seyne-les-Alpes, à une dizaine de kilomètres du  lieu du crash, pour être comparés avec les prélèvements ADN effectués sur les familles. « Le processus d’identification débutera lorsque que nous aurons suffisamment d’éléments », explique le colonel Patrick Touron.

Par ailleurs, les équipes d’enquêteurs fouillent eux-aussi le terrain pour retrouver la deuxième boîte noire de l’Airbus, la FDR (Flight Data Recorder) qui a enregistré les données du vol de l’avion.

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http://www.air-journal.fr/2015-03-27-crash-germanwings-la-difficile-identification-des-victimes-5141718.html