Le 29 décembre 1953 dans le ciel : Le pilote Dabos décroche le record d’altitude en hélicoptère de – de 500 kg

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Histoire de l’aviation - 29 décembre 1953. En ce 29 décembre 1953, c’est le pilote d’essai français Jean Dabos qui fait l’actualité aéronautique, ce dernier affichant en ce jour une nouvelle performance à son palmarès, en décrochant le record international d’altitude dans la catégorie des hélicoptères de moins de 500 kilogrammes.

C’est dans le ciel de Villacoublay, qu’il a ainsi réalisé cet exploit, installé aux commandes d’un hélicoptère de type monoplace Djinn émanant de la Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Sud Ouest (SNCASO), équipé d’un moteur Turbomeca Palouste. Il a ainsi fleureté avec les plus hauts sommets, parvenant en effet à atteindre l’altitude de 4 789 mètres avec son appareil qui est en fait un prototype connu sous l’appellation SO-1220, dont il a assuré le premier vol en janvier 1953.

Le 22 mars 1957, Jean Dabos repoussera encore plus loin les limites en volant cette fois à 8 458 mètres de hauteur mais, malheureusement, ce vol réalisé avec l’appareil biplace SO-1221 ne sera pas officiellement homologué.

http://www.air-journal.fr/2014-12-29-le-29-decembre-1953-dans-le-ciel-le-pilote-dabos-decroche-le-record-daltitude-en-helicoptere-de-de-500-kg-5124787.html

Tam Airlines relie Orlando et Brasilia en 2015

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La compagnie brésilienne Tam Airlines prévoit d’ouvrir une nouvelle route entre Orlando  en Floride et Brasilia, la capitale brésilienne, à partir de l’été 2015.

TAM Airlines lancera le 12 juin 2015 une liaison quotidienne entre Orlando et Brasilia. Les vols directs et sans concurrence,  opérés en  Boeing 767-300ER à la cabine rénovée, configurés pour 221 places (191 en classe Eco et 30 en Premium Business) partiront  de Brasilia à 11h33 pour arriver à  Orlando à 18h30. Les vols retour partent de Floride à 22h30 pour une arrivée à Brasilia à 7h19.

TAM Airlines relie Orlando depuis Rio de Janeiro depuis novembre 2012. Une autre  compagnie brésilienne, Azul vient aussi  d’y lancer en début de mois une liaison depuis  Campinas, à proximité de Sao Paulo, une liaison opérée tous les jours en A330-200.

Rappelons aussi que TAM Airlines ajoute Toronto à son réseau, en continuation de sa route Sao Paulo Guarulhos-new York JFK, à partir de fin mars 2015, Toronto devenant sa  sixième destination d’Amérique du nord pour la compagnie de l’alliance Oneworld, après Miami,New York et donc  Orlando aux Etats-Unis, ainsi que  Mexico et Cancun au Mexique.

http://www.air-journal.fr/2014-12-28-tam-airlines-relie-orlando-et-brasilia-en-2015-5131547.html

AirTran Airways rentre définitivement dans le giron de Southwest Airlines

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C’est officiel après le dernier vol de AirTran Airways sous sa propre marque, AirTran Airways et Southwest Airlines ne font désormais plus.

Suite à un accord datant de septembre 2010, Southwest Airlines, la pionnière des compagnie low cost américaines,  finalisait l’achat de sa consoeur américaine AirTran Airways, quatre fois plus petite qu’elle, pour 1,5 milliard de dollars en mai 2011. Ce dimanche 28 décembre, le chapitre final de son intégration est définitivement clos avec le dernier vol officiel d’AirTran entre Atlanta et Tampa en Floride,qui était aussi la première route qu’elle a opéré à ses débuts en 1993 -elle s’appelait alors Valujet.

L’accord a permis à Southwest Airlines de croître rapidement pour devenir incontournable, AirTran possédant  à la signature de l’accord,  une flotte de 88 Boeing 717 et 52 Boeing 737-700. Ainsi, depuis quatre ans, ses revenus ont augmenté de 57 %, son effectif de 31 % pour un bénéfice d’exploitation en hausse de + 112 %. « Nous avions un objectif de synergies de  400 millions de dollars pour 2013,  chiffres que nous avons atteint. Nous allons désormais dépasser cet objectif, a déclaré Gary Kelly, PDG de Southwest. Vous ajoutez cela aux bénéfices qu’ils faisaient déjà, et cela devient une  contribution très, très importante aux résultats de Soutwest Airlines. » La fin des opérations d’AirTran coïncide d’ailleurs à une période faste pour Southwest Airlines. La pionnière des  low cost américaines – elle a commencé ses opérations en 1971- a engrangé 946 millions de dollars de bénéfices sur les neuf premiers mois de l’année 2014, les analystes prévoyant 400 millions de dollars supplémentaires sur le dernier trimestre 2014. En 2015, ils s’attendent à ce que Southwest totalise 1,9 milliard de dollars de bénéfices.

Southwest Airlines tenait absolument à s’emparer d’AirTran en raison de la qualité de son réseau au  nord-est et à l’est des Etats-Unis, en particulier à Atlanta et à l’aéroport Reagan de Washington, afin de mieux attaquer les Delta Air Lines et US Airways.

http://www.air-journal.fr/2014-12-28-airtran-airways-rentre-definitivement-dans-le-giron-de-southwest-airlines-5131531.html

Air-France-KLM repousse la livraison d’avions long-courriers

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Après avoir révisé  à la baisse ses prévisions comptables pour l’année 2014, le groupe Air France-KLM ne compterait  pas prendre livraison de Boeing 777 avant deux ans.

Air France-KLM  a réduit ces derniers jours de  200  millions d’euros  ses prévisions de résultats avant impôts et amortissements, un résultat largement imputable aux deux semaines de grève des pilotes d’Air-France (la plus longue de son histoire) et à la faiblesse des ventes sur long-courrier, selon  le groupe franco-néerlandais. Pierre-François Riolacci, chef de la direction financière du groupe, a ainsi annoncé vouloir « réexaminer à la baisse les investissements, ce qui impliquera clairement notre flotte ».

Ainsi, alors qu’Air-France prévoyait de recevoir 5 B777 en 2015,  un certain nombre de B777 vont être reportés à 2016  au plus tôt, leur nombre n’ayant pas été confirmé officiellement. Ce report de livraison a  aussi été facilité par la baisse d’environ 50 % du prix du carburant, le baril de pétrole brut passant de 115 dollars en juin dernier à 60 dollars aujourd’hui.

C’est la troisième révision à la baisse de ses profits cette année après celle de juillet dernier en raison de surcapacités sur les routes vers  l’Amérique du nord et l’Asie, et en octobre dernier, après la grève des pilotes qui lui a coûté la bagatelle de  500 millions d’euros. « En intensifiant considérablement nos efforts de réduction des coûts et en adaptant  ses  plans  d’investissement, Air France-KLM peut gagner  en ressources et être bien préparé à attaquer 2015 malgré un environnement concurrentiel difficile », a expliqué Alexandre de Juniac, patron du groupe,  dans un communiqué.

http://www.air-journal.fr/2014-12-28-air-france-klm-repousse-la-livraison-davions-long-courriers-5131492.html

Un avion d’AirAsia disparaît des écrans radars

Un Airbus A320 de la low cost malaisienne  AirAsia, avec 162 personnes à bord, dont un Français, a disparu des écrans radar après avoir demandé à dévier de son plan de vol en raison de mauvais conditions météorologiques.

Jakarta a confirmé avoir perdu  le contact avec le vol AirAsia parti de  Surabaya et à destination de Singapour  à 07h55 heure locale ce dimanche matin. A bord de l’A320-200 se trouvaient sept membres d’équipage (deux pilotes, 4 PNC et un ingénieur)  et 155 passagers (138 adultes,  16  enfants et un nourrisson), répartis selon les nationalités suivantes : 156 Indonésiens, trois Sud-Coréens, un Malaisien un Singapourien et un Français (le co-pilote).

L’avion avait décollé de Surabaya, seconde plus grande ville d’Indonésie, sur l’île  de Java, à 5h20 et devait atterrir à l’aéroport Changi de Singapour à 08H30. Il a disparu  à « 200 milles nautiques  (environ 350 km) au sud-est de la frontière entre les régions d’information de vol de Jakarta et de Singapour ».

Selon le ministère des Transports, les pilotes auraient demandé à dévier de leur trajectoire peu avant leur disparition des écrans radar, pour passer de 32 000 à 38 000 pieds afin d’éviter une masse nuageuse.

Des opérations de  recherches sont en cours sous la direction de l’Autorité de l’aviation civile indonésienne. Tony Fernandes, patron de la low cost malaisienne a confirmé la disparition indiquant sur Twitter : « Merci pour toutes vos pensées et vos prières. Nous devons rester forts ». Il comptait se rendre à Surabaya, dont sont originaires la plupart des passagers.

La low cost a changé la couleur de son logo sur son site Internet, qui est passée de rouge à gris. Elle y indique aussi que le commandant de bord totalisait 6 100 heures de vol et  2 275 pour le co-pilote.

C’est une année noire pour les compagnies malaisiennes puisque la disparition de ce vol d’AirAsia intervient presque dix mois après la disparition du vol MH370 de Malaysia Airlines, au-dessus de l’Océan Indien, un Boeing 777-200ER avec à son bord  239 personnes à bord, Malaysia Airlines déplorant de même le crash du vol MH17 en juillet (298 décédés).

http://www.air-journal.fr/2014-12-28-un-avion-dairasia-disparait-des-ecrans-radars-5131485.html

Airbus boucle 2014 en beauté

La grande actualité aéronautique donne fréquemment aux commentateurs et autres analystes l’occasion de dénoncer la manière brutale dont les financiers ont pris le pouvoir dans les plus grandes entreprises. Exemple subjectif choisi au hasard : AirbusAIRBUS Constructeur européen (filiale à 100% d’EADS) détenant 50% du marché mondial des avions de ligne. Airbus a vendu 11.500 avions depuis sa création en 1970. . Encore que les retournements des événements conduisent à de sacrées surprises. De ce point de vue, la genèse de l’A350 XWB Xtra Wide Body est édifiante.

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© Airbus

Quand BoeingBOEING Premier groupe industriel aéronautique et spatial au monde. Constructeur d’avions de lignes et d’avions d’arme, est également présent sur les marché de l’espace et de la sécurité. 170.000 salariés. a fait connaître son intention de lancer un long-courrier biréacteur de nouvelle génération, le 787, baptisé plus tard Dreamliner, les Européens ont rapidement compris qu’il leur faudrait lancer sans tarder une solide contre-attaque. Mais, pour faire simple, ils ont vu petit, sans aucun doute sous l’influence des financiers. Aussi se sont-ils contentés de proposer un A330 rénové (le vocable « neo » n’avait pas encore été inventé), une offre insuffisante par rapport au 787 techniquement très audacieux. Aussi l’optimisme a t-il envahi les équipes commerciales de Boeing. Mal leur en pris, d’ailleurs, dans la mesure où les conditions d’étude et de lancement du 787 furent entachées de nombreuses erreurs, la recherche de coûts de production toujours plus bas conduisant à une externalisation à outrance des fabrications et à un risque de perte de contrôle pur et simple du système. S’y ajoutèrent les manquements de grandes maisons, notamment Alenia Aermacchi en Italie.

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Fabrice Brégier, PDG d’Airbus, et Didier Evrard, patron du programme A350XWB
© Airbus

C’est ainsi que le 787 commença à prendre beaucoup de retard, du pain béni pour Airbus en train de revoir sa stratégie. Ainsi prit forme l’A350 revu et corrigé, alias XWB, ex-A330 amélioré, illustration parfaite d’une vraie nouvelle génération. On connaît la suite : au moment où le premier avion est livré à Qatar, le carnet de commandes porte sur 778 exemplaires. Un démarrage spectaculaire.

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© Airbus

Toulouse revient de loin et affirme notamment que sur le plan de la consommation de carburant, son avion affiche un avantage de 6 % par rapport au 787. Et de 25 % par rapport au 777. Prudemment, on se contentera de retenir que les deux rivaux sont à nouveau à égalité.

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© Airbus

Le programme A350 a été bien mené, la chaîne d’approvisionnement bien gérée, les délais ont été respectés : la main de fer dans un gant de velours de Didier Evrard, directeur du programme, un proche de Louis Gallois, a fait merveille. Il est d’autant moins étonnant qu’il vienne d’accéder à la responsabilité de l’ensemble des activités avions civils d’Airbus. Didier Evrard succède à Tom Williams, promu directeur général exécutif.

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© Airbus

Ce serait déjà une belle histoire mais elle ne s’arrête pas là. En effet, Airbus a eu la brillante idée de ressortir de ses tiroirs l’A330 amélioré, vite oublié quand il était apparu qu’il serait bien incapable de contrer le Dreamliner.

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Airbus finit l’année 2014 avec la confirmation de la commande de 15 A330neo par la société de leasing irlandaise Avolon
© Airbus

Le terrain était préparé et a permis de proposer l’A330 neo, très compétitif dans la mesure où il impliquait des investissements limités. Après tout, toutes les compagnies du monde n’avaient pas besoin d’une distance franchissable leur permettant d’atteindre l’autre bout de la planète sans escale. D’où l’intérêt de ce neo, aussitôt commandé par de grands noms du secteur. Le dernier en date, qui a signé cette semaine le contrat d’achat de quinze A330 neo, le loueur irlandais Avolo.

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© Airbus

Airbus va continuer de produire au rythme soutenu de neuf exemplaires par mois. L’A350, au terme d’une montée en puissance qui vient de commencer, atteindra la cadence dix. Soit un total imposant de dix-neuf avions par mois. Ainsi se termine en fanfare, en conte de Noël, l’année 2014 d’Airbus.

Pierre Sparaco

Singapore Airlines et EVA Air partagent plus

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Les compagnies aériennes Singapore Airlines et EVA Air ont étendu leur accord de partage de codes, permettant à la première de profiter des liaisons de la seconde vers les Etats-Unis et le Canada.

Depuis le 12 décembre 2014, la compagnie nationale singapourienne peut vendre sous code SQ les vols opérés par EVA Air entre l’aéroport de Taipei-Taoyuan et Los Angeles, New York-JFK, San Francisco et Seattle aux Etats-Unis, et ceux vers Toronto et Vancouver au Canada – soit l’intégralité des vols transpacifiques de la compagnie privée taïwanaise.

Singapore Airlines et EVA Air, toutes deux membres de Star Alliance, partagent depuis un an leurs codes entre leurs bases respectives, soit deux rotations quotidiennes au départ de Singapour-Changi et une au départ de Taipei. Le vice-président d’EVA Air Glenn Chai a souligné combien le trafic entre les deux rives de l’Océan Pacifique est « essentiel pour la compagnie qui veut le faire croitre encore plus » ; l’expansion du codeshare avec Singapore Airlines « apportera plus de flexibilité aux passagers », mais il démontre aussi « l’engagement d’EVA Air à construire des partenariats solides au sein de Star Alliance ». SIA propose déjà des vols directs vers Los Angeles et San Francisco, ainsi que vers Houston.

On rappellera que Singapore Airlines lancera formellement le 1er janvier son alliance avec Air New Zealand, alliance qui se traduit déjà par la mise en vente de nouveaux vols en partage de code et par l’augmentation annoncée des fréquences entre leurs bases respectives à Singapour et Auckland (voir notre article)

http://www.air-journal.fr/2014-12-26-singapore-airlines-et-eva-air-partagent-plus-5131181.html

Aéroport de Hanoi : le nouveau terminal inauguré

La compagnie aérienne Vietnam Airlines a inauguré hier avec un vol vers Singapour le nouveau Terminal 2 de l’aéroport de Hanoi-Noi Bai, d’une capacité initiale de 10 millions de passagers par an.

Le vol de la compagnie nationale vietnamienne le 25 décembre 2014 a lancé le programme de déplacements des vols internationaux vers le nouveau terminal, d’une superficie de 139 200 m² sur quatre niveaux, et qui a coûté quelques 960 millions de dollars. Le T1 dispose de 96 comptoirs d’enregistrement, dont la moitié réservés à Vietnam Airlines, de dix kiosques en libre service, de et de 17 portes d’embarquement dont 14 au contact (32 places de parking supplémentaires pour les avions). Pouvant le rejoindre depuis le T1 par une navette gratuite, les passagers y trouveront magasins duty free, une banque et les habituels salons d’affaires (au dernier étage).

Le gestionnaire Airports Corporation of Vietnam (ACV), qui met en avant l’usage de grandes surfaces vitrées pour laisser passer la lumière du jour et « faciliter les économies d’énergie pendant la journée », précise dans sa présentation que la première phase de développement du T2 portera sa capacité à 10 millions de passagers à l’horizon 2020, puis à 15 millions d’ici 2030. L’inauguration officielle aura lieu le 31 décembre, date à laquelle il accueillera tous les vols internationaux ; les vols intérieurs seront laissés au T1, où des travaux de rénovation débuteront. D’ici la fin de l’année, Vietnam Airlines y opèrera quelques vols vers Singapour encore, Bangkok, Taipei, Kaohsiung ou Kuala Lumpur, tout comme les low cost VietJetAir (Bangkok) ou Tigerair (Singapour). Le déménagement de toutes les opérations internationales est planifié à partir du 31 décembre à 4h00.

L’aéroport Noi Bai a accueilli l’année dernière 13,5 millions de voyageurs, alors que ca capacité théorique n’en permet que 9 millions. Il est desservi depuis l’Europe par Aeroflot et Finnair (Air France partage ses codes avec Vietnam Airlines depuis Paris) ; s’y posent également les avions des compagnies All Nippon Airways (ANA), Asiana Airlines, China Airlines, China Eastern Airlines, China Southern Airlines, Dragonair, EVA Air, Japan Air Lines, Korean Air, Lao Airlines, Malaysia Airlines, Qatar Airways, Silk Air, Singapore Airlines et Thai Airways entre autres, et ceux des low cost Jetstar Pacific Airlines, Air Asia, Cebu Pacific, Jeju Air ou Thai AirAsia.

air journal Hanoi Terminal 2 aeroport3 Aéroport de Hanoi : le nouveau terminal inauguré air journal Hanoi Terminal 2 aeroport Aéroport de Hanoi : le nouveau terminal inauguré

http://www.air-journal.fr/2014-12-26-aeroport-de-hanoi-le-nouveau-terminal-inaugure-5131173.html

Laurent Aigon, Google lui donne des ailes

A Lacanau, au pays des surfeurs, on l’appelle Monsieur Google, ce serveur de 42 ans qui, dans sa maison, a reproduit à 99% le cockpit du BoeingBOEING Premier groupe industriel aéronautique et spatial au monde. Constructeur d’avions de lignes et d’avions d’arme, est également présent sur les marché de l’espace et de la sécurité. 170.000 salariés. 737. Depuis tout petit, la tête dans les étoiles, il construit les maquettes et souhaite devenir pilote. Pas assez brillant à l’école, le rêve s’envole, hélas, mais pas pour longtemps. Il découvre la première version de Flight Simulator, qui lui permet d’exercer le métier de pilote «  par procuration » et la découverte, lors d’un meeting aérien à Cazaux, du simulateur de l’A320, exploité par Aquitaine Simulation, est pour lui une révélation. Laurent décide alors de créer son propre simulateur. Amoureux du Boeing 737 il met tout en place pour élaborer la copie la plus proche et la plus complète possible de son cockpit. Pièce par pièce et module par module, il arrive à construire la réplique à l’échelle 1 du 737.

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Laurent Aigon aux commandes de son simulateur de vol, chez lui, à Lacanau.
© Jérôme Augereau / 1 Moment 1 Image

Les critiques des professionnels qui ont essayé le simulateur sont encourageantes, la presse et les réseaux sociaux en parlent et enfin Google décide d’en faire le héros d’une de ses campagnes publicitaires en novembre 2013. Cela apporte de la notoriété à son projet et constitue une réelle valeur ajoutée. En juillet 2014 la société Aquitaine Flight Center est donc créée et Laurent Aigon intègre la pépinière de la technopole Bordeaux Technowest. Avec le business plan établi et le projet de développement bâti, Laurent Aigon monte un «  tour de table » pour trouver 400 000 € nécessaires à la conception du premier simulateur commercial. N’ayant pas d’apport financier, le « pilote virtuel  » fait appel au financement participatif (qui malheureusement ne donne pas grande chose), les collectivités et institutions suivent et reste… la banque, avec laquelle la négociation finale vient d’être engagée.

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Le rêve de Laurent Aigon a pris naissance, chez lui à Lacanau. Il prend désormais une nouvelle dimension dans la pépinière d’entreprises de la technopole Bordeaux Technowest
© Jérôme Augereau / 1 Moment 1 Image

Une fois le financement bouclé, le nouveau projet verra le jour très prochainement. En faisant appel à des sociétés spécialisées (françaises et européennes), Aquitaine Flight Center prendra en charge l’intégration finale des pièces et éléments du cockpit. « J’ai imaginé un cockpit qui serait monté sur une plateforme dynamique actionnée par des vérins électriques 20° angles et 1,3 G de déplacement afin de recréer à la fois la sensation et l’immersion d’un vol » souligne Laurent Aigon. Aquitaine Flight Center vise trois catégories de clients : les particuliers, les professionnels pour les séminaires et évènementiels et les professionnels du secteur aéronautique. Le simulateur numéro 2 sera un A320 assure Laurent Aigon « Cela nous permettra de proposer une offre complète et de développer les franchises ».

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Laurent Aigon envisage de construire un deuxième simulateur : après le 737, ce sera un A320
© Jérôme Augereau / 1 Moment 1 Image
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Le simulateur de Boeing 737 de Laurent Aigon, plus vrai que vrai…
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Le constructeur de Lacanau va toutefois devoir faire face, localement, à la concurrence. C’est, en effet, mi-octobre qu’atterrit à Bordeaux un des leaders de la simulation en France : AviaSim. Cette société lyonnaise installe, après Lyon, Toulouse et Tours, le simulateur de vol de l’A320 en plein cœur de Bordeaux. « AviaSim est mon concurrent dans le concept mais pas dans le produit. La sensation dans un simulateur fixe n’a rien à voir avec celle d’un simu dynamique » assure Laurent Aigon. « Nous ne visons pas non plus la même clientèle. Mon installation au sein d’Aeroparc, dans le milieu aérospatial et à proximité des pistes, vise à attirer les professionnels du secteur aérospatial et la clientèle périurbaine  ». Et à Laurent de poursuivre « Je ne suis pas effrayé par la concurrence parce qu’elle est saine mais je regrette qu’AviaSim arrive avant moi et je suis déçu que les tentatives que j’ai entretenues pour rencontrer les fondateurs ou les franchisés n’ont pas abouti. Je suis content du fait que j’ai vu juste sur le potentiel du marché des simulateurs dans la région et au-delà.  »

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Laurent Aigon, Google lui a apporté la notoriété, mais cela n’a pas suffit à réunir sur la toile, le financement pour construire son simulateur de vol
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L’histoire de Google commence dans un garage, celle de Laurent Aigon dans la chambre de ses enfants. On croise les doigts pour que le rêve français de Laurent Aigon se concrétise et lui permettre d’en vivre.

Gosia Petaux

Royal Air Maroc: Embraer arrivés, Dreamliner repoussé

La compagnie aérienne Royal Air Maroc a pris possession de son quatrième et dernier Embraer E190, mais a repoussé au 20 janvier le vol inaugural de son Boeing 787-8 Dreamliner entre Casablanca et Paris.

Après des essais concluants l’année dernière, le premier Embraer E190 de la compagnie nationale marocaine, pris comme les autres en leasing auprès d’Aldus Aviation, avait été livré le 22 novembre 2014. Les trois autres ont désormais rejoints sa flotte, le dernier arrivant à l’aéroport de Casablanca-Mohamed V le 13 décembre. Configurés pour accueillir 12 passagers en classe Affaires et 84 en classe Economie, ils sont désormais déployés sur une vingtaine de routes, par exemple ce vendredi vers Toulouse, Bordeaux, Tunis, Tanger, Barcelone et Oujda. Ils se posent également à Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg ou Bruxelles entre autres. Royal Air Maroc a mis en ligne une vidéo pour l’occasion:

Royal Air Maroc a en revanche repoussé au 20 janvier 2015 le vol inaugural de son premier Boeing 787-8 Dreamliner : il est toujours prévu qu’il soit utilisé sur une rotation quotidienne entre sa base et l’aéroport de Paris-Orly, avec départ de Casablanca à 11h20 (arrivée 15h15) et retour à 17h40 (arrivée 19h30). La RAM propose ce jour-là trois autres vols directs en 737-800 (départs 7h20, 13h20 et 17h30, retours de France 9h10, 12h20 et 18h30), en concurrence à Orly ou CDG avec Air France, Air Méditerranée, Mauritania Airlines et les low cost easyJet, Jetairfly, Transavia et Vueling.

Quatre 787-8 ont été commandés plus un en option, et ils sont configurés pour accueillir 18 passagers en classe Affaires (2+2+2) et 256 en Economie (3+3+3), soit 274 places au total. La première livraison est toujours attendue dans les jours qui viennent, un deuxième appareil est attendu en mars prochain, et les deux suivants en mars et avril 2016. Le site de réservation de Royal Air Maroc indique qu’à compter du dimanche 22 février 2015, le Dreamliner délaissera Paris et s’envolera cinq fois par semaine vers New York-JFK, avec départ de Casablanca à 12h25 pour arriver à 15h45 (durée de vol 8h20) et retour des Etats-Unis à 18h15 pour se poser le lendemain à 6h00 (durée de vol 6h45). La RAM ne vole pas le mercredi vers JFK, et le vol du jeudi restera opéré en 767-300ER. Les prochaines destinations du 787-8 devraient être Montréal, Dubaï – une destination qui sera relancée le 31 mars prochain après douze ans d’absence – et Pékin.

La RAM opère désormais une flotte de 54 avions, dont pour le transport de passagers 38 monocouloirs de la famille 737, quatre E190, les cinq ATR 72-600 de RAM Express, cinq 767-300ER et un 747-400. Le remplacement de ce dernier fera l’objet d’un appel d’offres sous deux mois, un 747-8i ou un Airbus A380 devant prendre le relais principalement pour répondre à ses besoins lors des vols de pèlerinage.

air journal Royal Air Maroc 787 8 takeoff Royal Air Maroc: Embraer arrivés, Dreamliner repoussé

http://www.air-journal.fr/2014-12-26-royal-air-maroc-embraer-arrives-dreamliner-repousse-5131166.html